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I. Le hasard et la nécessité.

Publié le par Miteny

En l’absence de force de création, les particules, les éléments qui constituent l’univers pris absolument n’obéissent qu’aux lois de la physique déterminées par leurs natures et la nature de leur environnement. C’est ce qu’on appelle la nécessité.Cependant, souvent, cette dernière ne suffit pas. En effet, certaines coïncidences sont la plupart du temps indispensables. Quelques exemples bien connus :

-  La vie ne peut apparaître qu’au sein d’un système solaire aux caractéristiques bien précises : étoile de taille adaptée, présence de planètes géantes protectrices - Jupiter, Saturne -, existence d’une planète tellurique ni trop grosse ni trop petite à une distance idéale du feu nourricier etc.. Un tel système n’est pas nécessaire, mais contingent. Autrement dit il n’a pu apparaître parce que les conditions initiales étaient par hasard (hasard rendue possible par le nombre gigantesque d’étoiles dans l’univers) les bonnes.

- On peut faire le même raisonnement à propos de l’émergence de nouvelles espèces : multiplicité des individus, des mutations, des situations environnementales…

Dans une perspective athée, il n’y a pas d’autres « forces » que le hasard pour les conditions initiales et la nécessité (détermination des évènements selon les lois de la physique) à la disposition du scientifique. Il doit se débrouiller avec ses éléments. Ce qu’il fait d’ailleurs généralement très bien… dans son domaine d’activité.

Publié dans Archives 2006-2009

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II. Les solutions infécondes sont envisageables.

Publié le par Miteny

Je considère ici que l’Univers (avec un grand U) est l’univers pris absolument, c'est-à-dire l’ensemble de tout ce qui existe. A ne pas confondre par exemple avec l’univers né avec le big-bang. En effet, selon certaines théories, existerait des univers parallèles. L’ensemble de tous ces univers parallèles est inclus dans l’Univers. En effet, un Univers infécond (annihilation continuelle de la matière par l’antimatière par exemple) aurait pu exister, seul. C’est mathématiquement plausible. Si vous avez des doutes, lisez cet extrait d’un article de James Cline, professeur de physique à l’université McGill, à Montréal et publié dans un article d’une revue de l’édition française de Scientific American :

« L’existence de la matière, une évidence pour la plupart d’entre nous, est pourtant une affaire qui contrarie les cosmologistes : en effet, les meilleures théories n’expliquent toujours pas de façon satisfaisante comment l’Univers a réussi à ne pas être vide. L’existence de la matière est un pan non achevé de la théorie du Big Bang. On pense qu’au tout début de l’Univers, la matière et l’antimatière s’équilibraient, mais puisqu’elles s’éliminent mutuellement, comment la matière a-t-elle pris le dessus ? Le physicien russe Andreï Sakharov, en avance sur son temps, proposa, dès 1967, des idées sur la création de la matière, après qu’il eut montré qu’elle n’allait pas de soi. […] Une autre possibilité serait l’absence de baryon, après que la matière et l’antimatière se sont annulées. Dans ce cas, il n’y aurait pas de matière à faire perdre le sommeil aux physiciens, il n’y aurait pas de physiciens du tout ! Un tel Univers sans baryons eut été possible, car les principes de la symétrie se retrouvent à travers toute la physique. » 

L’Univers sans possibilité de vie est peut-être une fiction, une vue de l’esprit mais il est tout à fait cohérent. Au point que d’éminents scientifiques ont eu les plus grandes peines à comprendre comment la matière a réussi à échapper à l’inexistence. Par exemple, les univers suivants auraient très bien pu exister en lieu et place du nôtre :

- espace constitué d’une seule dimension au lieu de trois

- cosmos ne contenant qu’une seule particule, éternellement stable

- cosmos empli de particules totalement instables et toujours chaudes, comme celui qui aurait existé si les particules étaient parfaitement symétriques etc.

Les possibilités sont infinies. Il faut admettre la proposition suivante : l’univers infécond est sans doute une fiction, mais une fiction mathématiquement, intellectuellement COHERENTE.

Publié dans Archives 2006-2009

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