"Le feuilleton" EPISODE 1.

Publié le par Miteny

Pour copier mes collègues du frigo, j’ai décidé d’écrire une grande saga intitulée La Bible 2 : le retour, et dont je vous livre ici le premier épisode (rubrique « saga du vendredi », qui paraitra seulement le vendredi…).
Je m’essaie à la saga alors tant pis si ça ne plaît pas. Mais je peux vous dire d’ores et déjà qu’il y aura du suspens, des rebondissements, des scandales. Le plan est déjà prêt et il est génial ! (Celui du frigo aussi… si vous voulez tout savoir sur l’affaire CLEARSTREAM, cliquez ici).

J’espère que j’aurai le courage d’arriver à la fin (mais je doute).

Je vous livre quelques mots clés : Vatican, Jérusalem, Palestine, complot, sionisme, Nostradamus, Apocalypse, bombe nucléaire, messie, Graal, fin du monde, etc.… Comme d’hab, quoi.

 

Le titre de ce premier épisode est « Une découverte surprenante ».

 14-station.jpg

 

Rennes le château, mai 2011.

 

Robert Glandon s’affairait sur sa bicyclette tel un forçat. Il adorait le vélo et il adorait cette région. Il venait souvent passer ses vacances ici, au printemps. Il était fasciné par ce pays de légende, coincé entre les Pyrénées et la vallée de l’Aude.

Souvent quand il était seul, là haut, sur la colline, il s’imaginait revenir au temps des wisigoths pour pouvoir observer Alaric et ses hommes cacher leur trésor dans les sous-sols de Rhedae, la capitale du puissant souverain.

Glandon était un être rêveur, solitaire et renfermé. Depuis son divorce, il ne voyait plus grand monde et passait son temps entre ses recherches et la télé, entre les Etats-Unis et la France. Il avait un appartement à New York, où il enseignait l’histoire de l’art. Il avait pu obtenir ce poste grâce à de belles études à la Sorbonne couronnées d’une magnifique thèse sur l’iconographie d’Abraham dans l’antiquité tardive.

Pour Glandon, le plus important, c’était le sommeil. De toute façon, quand on n’a pas de vie, autant passer son temps à dormir. Et pour bien dormir, Glandon faisait du sport très régulièrement. Du vélo surtout donc. Il parcourait pendant des heures les petites routes de la campagne française, et parfois même avec quelques retraités du coin.

Il allait voir de temps en temps sa fille, qui vivait à Londres et qui constituait sa dernière raison de vivre. Enfin, pas tout à fait car une autre chose était également très importante pour lui : la quête du Graal !

Et oui, comme un des héros du « Da Vinci code », il espérait un jour retrouver la trace du Graal. Bien sûr, il ne cherchait pas une coupe contenant le sang du Christ, il n’était pas si naïf. Non. Il cherchait les descendants de Jésus de Nazareth. Tout simplement. Il cherchait à reconstituer l’arbre généalogique du prophète le plus connu au monde.

Cette lubie lui était venue à l’occasion de la sortie du best-seller « le Da Vinci code ». Intéressé par la religion depuis tout petit, il s’était alors pris de passion pour le sujet. Et c’était une des raisons qui l’avait poussé à acheter une maison à Rennes les bains, qui était quand même plus agréable à vivre que Rennes le château.

Et c’est aussi la raison pour laquelle il montait pour la nième fois la côte qui menait à l’ancienne Rhedae. Parfois il se disait qu’il n’y avait qu’un fou pour passer autant de temps dans un village aussi petit et aussi vide : il suffit de dix minutes pour faire le tour de ce qu’il y a « à voir ».

Lorsqu’il dépassa en sueur le panneau d’entrée du village, fier d’avoir encore enrhumé un cycliste du dimanche, il se dit qu’il irait bien revisiter (pour la trentième fois) la demeure de Saunière.

Il gara son vélo à vingt-sept vitesses, puis entreprit d’abord de se restaurer. Après avoir bu son café sous l’arbre, il alla se racheter un billet pour la visite. La caissière le reconnut et lui donna aussitôt ce qu’il voulait (avec ses copines, elle l’appelait « Monsieur le petit vélo dans la tête »). Honteux de revenir toujours au même endroit et, qui plus est, vêtu d’un short cycliste et d’un maillot à petits pois rouges (meilleur grimpeur… normal), il se précipita vers les appartements de l’ancien maître des lieux.

Pour lui c’était un rite : parcourir l’endroit en marmonnant « Saunière, donne moi ton secret ; Saunière, donne moi ton secret ; Saunière, donne moi ton secret ». Il le faisait en français, en anglais et dans douze autres langues. Oui, Glandon était un grand passionné des langues. Il adorait savoir dire tout un tas de choses inutiles dans plein de langues parlées par presque personne (oudmourte, navaho, tchouvache, breton, bété, soninké… ou ju/hoan, une langue à click qu’il aimait particulièrement).

Les cales de ces chaussures pour pédales automatiques résonnaient dans le bâtiment. Ce bruit sonore et régulier donnait une allure solennelle et aussi parfois pathétique à l’étrange routine du professeur. Tout à coup il stoppa net. Il remarqua quelque chose de bizarre sous un meuble. Depuis le temps, il connaissait par cœur chaque centimètre carré de l’endroit mais pourtant c’est la première fois qu’il remarquait l’étrange forme de cette latte.

 

Il se baissa puis essaya de bouger la planche de bois. Sans succès. Il crut néanmoins constater que ça sonnait vide, alors il prit son couteau suisse et se mit à « dégrader le matériel ».

Il réussit à scier un bout suffisamment grand pour pouvoir ensuite mettre la main. Alors qu’il venait à peine de commencer à fouiller, il tomba sur un petit bout de papier jauni par le temps sur lequel était inscrit « belle peyre carcassonne ». Il se dit que c’était peut-être là l’indice qu’il attendait depuis si longtemps, puis se demanda comment on pouvait appeler sa fille « belle » quand le nom de famille qu’on transmet est peyre, si ce n’est par méchanceté.

Tout à coup, la voix de la caissière retentit.

« Monsieur Glandon, vous glandez ? » demanda-t-elle (cette jeune fille, en plus d’être jolie, avait de l’humour).

Le professeur enfonça à toute vitesse le petit papier dans sa banane puis se dirigea vers la sortie. Il rougit en saluant l’étudiante car il se trouvait ridicule avec son accoutrement. « De toute façon, elle n’aurait jamais accepté de sortir avec moi », maugréa-t-il.

En outre, il était peu probable qu’il revienne avant longtemps. En effet, on s’apercevrait vite que c’est lui qui a dégradé le plancher. Mieux valait rester discret pendant un moment.

« Si ça ne mène à rien, j’abandonne mes recherches » pensa-t-il.

Il remonta sur son vélo et décida d’aller à Carcassonne sur le champ (45 bornes, ça se fait facile… et puis, il pouvait toujours prendre le train pour revenir).

 

A SUIVRE… (prochain épisode, la semaine prochaine).

Publié dans Archives 2010-2011

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Bernard Pivot :) 14/02/2013 01:29


>>La seule phrase qu’il avait retenu de la Bible était « laissez venir à moi les petits enfants ».
correction : retenue ! (COD "phrase" dans pronom "qu")


 


J'apprécie le langage familier et spontané dans ce texte.

Détrompeur 26/03/2010 03:28



http://www.youtube.com/watch?v=2AAhc4auA7A



Détrompeur 26/03/2010 03:02


Donc au sujet de Miteny,

La meilleur raison dans le sommeil, c'est la qualité de la partenaire, hein matt

:-)


Détrompeur 26/03/2010 02:35


http://www.youtube.com/watch?v=hjFYxUC9d2g


Détrompeur 26/03/2010 01:50


"Entre accepter les gens et leurs actes tel qu’ils sont ;

Et vouloir les changer parce qu’ils ne correspondent pas à l’image que nous voudrions qu’ils aient "

Accepter les gens = altruisme

Vouloir les changer = egoïsme

La raison, en fonction de toi, c'est le respect de l'éducation et de l'environnement, de l'autre


Détrompeur 25/03/2010 19:52


Hors sujet Miteny,

Donc les commentaires vont dans le même sens, une question de causalité, naturellement.

Où est la raison Matt?

A l'opposé des abraham sisters, car elles ne savent pas ce qu'est un homme, pour commencer




Matt 25/03/2010 18:48



Salut.


 


Selon mon point de vu :


Tout le monde ici vit une expérience, vous, moi, les autres.


Les gens qui nous dérangent le plus sont ceux qui vivent des expériences que nous ne comprenons pas.


 


Lorsque l’on vit une expérience, on devient l’expérience que l’on vit.


Si je fais de la moto, je deviens motard.


Le monde entier aura pu me donner son avis sur le sujet, tant que je ne vis pas l’expérience moi-même, il me manquera l’avis le plus important, le mien.


 


Voici une question sur laquelle je médite depuis un moment :


 


Entre accepter les gens et leurs actes tel qu’ils sont ;


Et vouloir les changer parce qu’ils ne correspondent pas à l’image que nous voudrions qu’ils aient ;


Où est la raison  ?




Miteny 25/03/2010 21:32


Je n'ai pas d'image à laquelle je voudrais que les gens correspondent


Justicier 04/03/2010 16:35


Notre sublimissime Messie est il capable de créer une machine à détecter sa connerie ?

Si oui, là il serait TRES FORT
Si non, il aura fait la démonstration de son incompétence à démontrer l'évidence, non Miteny n'est pas un Messie, mais un menteur mégalo, il n'a et n'aura jamais le sens de l'humilité de
reconnaître qu'il a perdu son pari.

Dieu n'existe et n'existera jamais que la tête de ceux qui veulent y croire, un point c'est tout.

Sa soi disant démonstration sur la douleur qui démontrerait l'existence de Dieu est pathétique.

Miteny, s'il ne se prenait pas au sérieux, pourrait prétendre au titre de mystificateur public numéro 1, mais apparament il a perdu le sens de l'humour et de la dérision.

Allez Stéphane, allez Stéphane, allez
Allez Stéphane, allez Stéphane, allez

Justicier


Miteny 04/03/2010 17:24


Je constate que la machine n'a pas fonctionné. Il a avoué (com 437). CQFD
http://www.dieuexiste.com/article-le-secret-de-la-vie-eternelle-et-de-la-resurrection-des-morts--43859592-comments-400.html#comment57419402


Quant à toi, j'espère qu'un jour tu paieras pour ta connerie et tes mensonges.



lol 14/02/2010 12:09


«Heureusement» que dans ce monde rendu merdique y a des merdeux comme toi pour nous faire merdiquement rire (qui vaut mieux que merdiquement pleurer).


Miteny 15/02/2010 09:59


?


Castlevania 13/02/2010 13:51


C'est quand meme pas trop mal écrit , je pense que tu as le talent nécessaire pour écrire un livre , d'ailleurs tu vas en écrire un sur la vie éternelle et j'ai hate de te lire si le livre sort un
jour , en tout cas je l'espère.
Pour en revenir a cette grande saga que tu écrit , j'aimerai bien savoir ou tu veux en venir mais attendons de voir la suite.
L'action se passe en 2011, j'imagine que tu n'as pas pris cette date au hasard, enfin on verra bien, j'attends la suite mais c'est pas mal pour un début.

Je te souhaite bonne chance pour la suite.


Miteny 15/02/2010 09:59


Merci. J'espère que j'aurai le courage d'écrire tous les épisodes prévus (plus de 70).


simon 13/02/2010 00:25


je trouve ca sympas cette idée de la  saga du dimanche, mains ne seait-ce pas beaucoup inspiré du da vinci code ou le personnage centrale s'appelle Robert Langdon un expert en symbole, tu t'es
pas foulé t'as juste déplacé une lettre au nom !^^. enfin bref j'apprecis beaucoup car je suis moi même carcassonnais et l'aude je la connais par coeur si t'as besoin d'aide ou d'indication fait
moi signe.


Miteny 15/02/2010 09:49


C'est fait exprès... mais ce ne sera comme le da vinci code... ça va aller plus loin...

sinon merci, mais je connais la région aussi un peu (toulouse est à côté)


Médecine douce 12/02/2010 20:16


Quelques petits commentaires si tu me le permets...

Première chose, effectivement, je suis d'accord avec "Grand guide suprême", le coup de la latte, ça semble un peu léger. On imagine que, dans ce genre de lieu, les meubles ont été bougé des
milliers de fois au gré des évènements, des déménagements et des propriétaires... Que personne n'ait jamais remarqué ce genre de détail me parait assez étrange. Tu avais pourtant l'occasion
d'épater le lecteur en inventant un truc bien plus tordu qui démontrerait ton imagination.

Deuxième chose, ton personnage principal... Ben, tu ne le décris pas vraiment physiquement en fait... Moi qui aime lire les textes en m'en faisant des images, c'est un peu gênant. Pas besoin de me
donner son empreinte ADN, mais quelques infos en plus auraient été les bienvenues.

Troisième chose, attention l'abus des parenthèses tue les parenthèses. Si ça te permet de faire des appartés comiques, ça a aussi tendance à casser le rythme et à nous faire sortir momentanément de
l'histoire... Un texte, pour être agréable à lire, doit rester fluide.

Voili voilou pour mes petites remarques. Peut-être t'aideront-elles pour écrire la suite ?
A la prochaine !


Miteny 12/02/2010 20:36


Merci mais à ma décharge, je dirais que je ne me force pas trop. Ce n'est sans doute pas très sérieux (je ne sais pas jusqu'où j'irai).

En tout cas, des rebondissements sont prévus...


Abraham's sisters 12/02/2010 14:23



C'est bien le problème quand on écrit une thèse, ça ne rapporte rien!



Miteny 12/02/2010 14:34


ça apporte la connaissance, dont se nourrit l'esprit... (ou alors la satisfaction personnelle).
Non, l'homme ne se nourrit pas que de crêpes au nutella (il y a aussi les bananes au nutella).


GGS 12/02/2010 14:21


Et pas de sexe ?


Miteny 12/02/2010 14:29


Eventuellement... et des histoires d'amour passionnées..


Abraham's sisters 12/02/2010 13:58



Voilà un article intéressant.
Je réclame toutefois des droits d'auteur...



Miteny 12/02/2010 14:13


Tu auras 1% de ce que je gagnerai.. (c'est à dire rien).


grand guide suprème 12/02/2010 13:54


          C'est très bien, comme début. Il y a des trucs drôles, du sexe (potentiellement), de la sueur et de l'action, du vélo. Bon, le coup de
l'indice caché sous une latte du parquet, c'est un peu facile, et ça manque un peu de services secrets et de manipulations politico-mafieuses. Continue comme ça, mon petit !!

A mon avis, l'étudiante va lui dire des trucs dont elle ignore la portée, nue sur une peau de bête.


Miteny 12/02/2010 14:12


Merci pour cet encouragement. En fait, ça commence doucement là... mais dans le prochain épisode, ça devient plus grandiose: organisation secrète, manipulation, agent secret (un certain MLM)...
suspens.