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serie sur dieu

Un développeur créatif.

Publié le par Miteny

Précédent article de cette formidable série sur Dieu.

 

Maintenant que nous - je peux dire « nous » puisque vous ne pouvez être que d'accord avec ce que j'ai écrit dans les articles précédents - avons démontré l'inévitable existence d'une Substance toute puissante, il va falloir aller plus loin.

Mon objectif est bien sûr d'être toujours le plus scientifique et le plus rigoureux possible : quand je me suis demandé pourquoi les constantes fondamentales de la physique avaient justement les bonnes valeurs, je n'ai pas hurlé « Dieu ! » aussitôt. J'ai préféré l'hypothèse du multivers, à mon avis plus élégante. Mais on ne peut remonter indéfiniment comme cela, de multivers en multivers. En réalité, à un moment on doit tomber sur une intervention divine directe.

Dans l'article intitulé Le pouvoir d'un Dieu cause de lui-même, j'avais expliqué que cette Substance n'est que puissance pure, puissance d'imagination pure, puissance de création pure. Ça nous fait une belle jambe...

Pour mieux comprendre de quoi il en retourne, j'ai envie de faire une métaphore qui m'a été en partie inspirée par l'article suivant. Il y est notamment expliqué qu'une civilisation technologiquement très avancée serait largement capable de créer des mondes virtuels qui ressembleraient beaucoup à celui dans lequel on vit. On commence déjà à savoir le faire, ne serait-ce qu'avec les jeux en réseau par exemple !

Les créatures qui vivraient dans ces mondes ne pourraient pas savoir qu'elles sont dans un monde « virtuel », un peu à l'instar des habitants du film Matrix (j'expliquerai plus tard pourquoi en vérité, à cause de l'insuffisance du corps, ce monde virtuel avec conscience est impossible).

Du coup, selon les auteurs, nous pourrions très bien être nous-mêmes les éléments d'une modélisation informatique !

Voici un extrait :

« La réflexion de Bostrom présente un avantage, si l'on peut dire : si nous croyons que nous sommes des êtres simulés (à l'initiative d'êtres disposant de la technologie nécessaire), alors Dieu existe - c'est notre simulateur - et la vie après la mort aussi - une simple commande du logiciel. »

Je trouve qu'il s'agit là d'une bonne comparaison et c'est pourquoi je vais imaginer que Dieu, alias la Substance, est une sorte d'informaticien. C'est une métaphore bien entendu, car il n'est certes pas un informaticien humain : il n'a pas de corps, pas de cerveau puisqu'il est uniquement « Substance ». Mais il serait un « être » capable de... formaliser des concepts !

Car après tout, n'est-ce pas ça le boulot d'un développeur ? Utiliser un langage informatique qui va, par son extraordinaire pouvoir créatif, aboutir à la modélisation d'un monde complet. Et d'ailleurs c'est bien ce qu'il faut d'abord à notre informaticien tout puissant : un langage.

Dieu a donc bien évidemment commencé par créer un langage, d'abord rudimentaire, où il n'y avait que le 0 et le 1 par exemple, pour ensuite le complexifier. Ce qui signifie qu'il peut le faire, qu'il a cette capacité. Ce qui est une puissance remarquable !

Les seules autres créatures à avoir ce pouvoir sont les hommes. C'est sans doute d'ailleurs là l'origine du fameux verset biblique, « et Dieu créa l'homme à son image ».

Fascinant.

Mais revenons à nos moutons.

Imaginons que je sois la Substance à ses débuts : il ne s'agit bien sûr pas d'orgueil mal placé, j'utilise juste une image pour les besoins de l'explication. Comme je suis la Substance, cause d'elle-même et cause première, je peux créer, cela a été démontré dans les articles précédents. Mais quoi ?

Incarnant l'existence pure, je suis l'existence qui se définit avant tout par son opposition à l'inexistence. Me voilà donc avec deux concepts : existence et inexistence, « quelque chose » et « rien », c'est à dire le 1 et le 0. C'est le début du langage mathématique qui va me servir pour créer le monde. On comprend facilement que, comme je l'avais expliqué dans cet article, puisque n'étant limité par rien d'extérieur à moi-même, incarnant par essence le temps et la dialectique, rien ne m'empêche de créer deux 1 et deux 0, puis trois, quatre. Pourquoi s'arrêter ?

Ensuite, pourquoi ne pas associer tous ces 0 et ces 1, pour créer des nombres puis, de proche en proche, un langage mathématique complet qui finit par aboutir au multivers de niveau 5 dont j'ai proposé un schéma dans l'article précédent !

Le langage créé par Dieu à partir des concepts 0 et du 1 primordiaux s'est complexifié à l'infini, car le bien nommé Tout-Puissant n'est pas limité par sa mémoire comme un informaticien humain serait limité par la mémoire de son ordinateur. La mémoire de Dieu, c'est le monde, et il peut l'agrandir à volonté. Comme je l'ai très souvent répété, étant cause de lui-même, son « disque dur » n'est pas borné. La Substance crée ainsi dans tous les sens, et finit par obtenir des milliards et des milliards de « lignes de code » si j'ose dire.

Or, si l'on en croit les partisans de la fameuse théorie du tout dont j'ai parlé précédemment, notre univers n'est qu'un univers assez quelconque parmi les milliards d'univers parallèles qui existent. Donnons-lui par exemple le numéro 4284.

Si cette fameuse « theory of everything », se vérifie un jour, cela signifiera que la Substance a lancé le programme « univers 4284 » au moment du big-bang de manière quasiment automatique. C'est une possibilité mathématique donc il existe, tout comme les autres programmes « univers », aux caractéristiques physiques différentes : cela impliquerait que TOUT ce qui est possible mathématiquement a été créé physiquement. Il y aurait en vérité une relation d'équivalence entre la possibilité mathématique et l'existence physique. Pour faire simple, on peut dire que dans ce cas là, Dieu ne semblerait pas se casser la tête à se demander ce qui est bon et ce qui est mauvais, il crée tout.

Mais, même si Dieu n'a, à mon avis, pas d'intention prédéterminée, il n'est pas impossible, qu'après plusieurs essais infructueux, d'univers ne donnant rien, il se soit mis à « vouloir » intervenir au niveau du programme, en faisant varier les constantes fondamentales de la physique pour obtenir quelque chose d'aussi finement réglée que notre univers. Pourquoi pas ? C'est bien le développeur qui décide de la valeur des constantes qu'il choisit dans son programme. C'est lui qui écrit, et il écrit ce qu'il veut.

L'hypothèse de Trinh Xuan Thuan, l'astrophysicien partisan du principe anthropique, est dès lors envisageable, mais évidemment pas certaine. En effet, si Dieu n'a pas forcément de dessein prédéfini, il a une force de création infinie. À l'instar d'un informaticien, rien ne l'empêche d'intervenir dans le déroulement du programme « univers 4284 » en créant un programme paramétrable en temps réel. C'est toujours plus souple de paramétrer en temps réel alors pourquoi pas ?

Ainsi, peut-être que Trinh Xuan Thuan et Max Tegmark ont raison tous les deux !

On peut en faire sérieusement l'hypothèse quand on lit un article comme celui-ci, où il est par exemple écrit : « Ce n’est pas la première fois que Michael Murphy et John Webb font état d’observations suggérant que la valeur de cette constante fondamentale, fixant l’intensité des forces électromagnétiques entre des particules chargées, n’était pas la même dans le passé reculé de l’univers. »

Troublant non ?

Très troublant même... N'aurions nous pas là la preuve que Dieu s’occuperait de régler les constantes de la physiquede notre univers pour que la vie y apparaisse ? Se pourrait-il ainsi qu'Il fasse preuve d'un minimum d'intention, une sorte d'intention de complexité ? N'est ce pas la moindre des choses à attendre de la part d'une entité capable de créer un langage complexe ? Que l'on puisse prouver cela serait véritablement fascinant !

En tout cas, pour ma démonstration, cela ne change pas grand-chose.

Un Dieu créateur existe nécessairement. En tant que Substance, il a une force de création infinie. C'est lui qui écrit les lignes du grand programme mathématique qu'est le monde : quel que soit l'hypothèse que l'on fait sur la nature de ce qui permet aux grandes constantes fondamentales de la physique d'être aussi bien réglées, que cela soit celle de Trinh Xuan Thuan ou celle de Tegmark, la conclusion est LA MÊME !

 

HALLELUJAH !!

 

Humblement vôtre...

 

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La richesse de l'univers trouve son explication en Dieu.

Publié le par Miteny

Article précédent.

 

Il est temps de résumer ce que j'ai établi dans les trois articles précédents :

  1. La raison nous dicte qu'une Substance à l'existence nécessaire, cause d'elle-même, existe nécessairement. Cette grande évidence constitue ce qu'on appelle depuis mille ans l'argument ontologique ou la preuve cosmologique, même si les Anselme, Descartes ou autre Leibniz l'ont présenté sous d'autres formes (article 1).

  2. Cette Substance a pratiquement une puissance de création illimitée, dans le sens où elle ne s'interdit rien qui ne contredise la logique des lois mathématiques qu'elle s'est obligée à suivre (article 2).
  3. Selon l'hypothèse la plus raisonnable scientifiquement, tout ce que l'on peut imaginer mathématiquement existe également physiquement. C'est ce que les scientifiques sont forcés d'admettre s'ils ne veulent pas faire appel au principe anthropique (article 3).

 

Le dernier point est particulièrement important à comprendre. Pour mieux que l'on saisisse ce que cela signifie, le fameux Max Tegmark, dont j'ai généreusement parlé dans le post précédent, a proposé le schéma suivant dans son article.

multivers-ao

 

Pour vous permettre de mieux appréhender le schéma, je vous rappelle que « manifold » est un mot anglais qui désigne un espace topologique abstrait.

Dans ce schéma, on voit de quelle façon il fait le lien entre tous les concepts qu'un mathématicien peut imaginer et la physique. Pour lui, tous ces concepts existent nécessairement « quelque part », ce « quelque part » constituant sans doute un multivers de niveau 4 ou 5 !

Ils n'existent pas en un lieu physique puisque l'espace est elle-même une notion issue des mathématiques : autrement dit, la notion d'espace fait partie d'une des cases de ce schéma. En fait Tegmark n'a pas l'air d'oser nous dire à quel « endroit » il pense que ces objets mathématiques existent : peut-être a-t-il peur de s'aventurer sur le domaine de la métaphysique ?

Il sait pertinemment que c'est un champ de recherche actuellement particulièrement censuré.

En tout cas, la théorie dite du tout défendue par Max Tegmark est de plus en plus en vogue. En lisant le Sciences§Avenir de décembre 2011 déjà cité dans l'article précédent, on se rend compte qu'elle est en train de s'imposer.

Extrait : « La nature, en quelque sorte, pourrait exploiter toutes les possibilités, explique Leonard Susskind. Existe-t-il un mécanisme naturel qui aurait peuplé un mégavers de tous les environnements possibles en transformant les possibilités mathématiques en réalités physiques ? C'est ce que pensent un nombre croissant de physiciens théoriciens - moi compris. Et c'est ce que j'appelle le peuplement du paysage. »

Existe-t-il un mécanisme naturel transformant toutes les possibilités mathématiques en réalités physiques ?

La question paraît extraordinaire ! En effet, comment voulez-vous ne pas répondre Dieu à cette question ?? Il va devenir de plus en plus difficile de se passer de lui !!

C'est même totalement impossible lorsqu'on constate que l'hypothèse la plus raisonnable scientifiquement permettant d'expliquer pourquoi un univers aussi bien calculé que le nôtre existe... implique l'existence d'une structure qui correspond à ce qu'une Substance Cause Première créerait, comme je l'expliquais un peu plus haut !!

Cela signifie que la démonstration de l'existence de cette formidable Substance spinoziste est bien confirmée par les faits !

Le schéma ci-dessus correspond sans doute à ce qui sortirait de l'imagination créatrice (si j'ose dire), d'une Substance comme celle que la philosophie la plus pertinente décrit comme existant nécessairement. N'est-ce pas formidable ?!!?

Tout est cohérent, tout tient debout... Tout s'explique !!

Vous avez sans doute remarqué le côté cocasse de l'histoire. En voulant éviter de répondre Dieu, en voulant à tout prix trouver une solution sans le Tout-Puissant, même le scientifique le plus sceptique ne peut que finir par tomber sur lui. Mieux : il permet la confirmation quasiment expérimentale de son incroyable puissance de création. Il permet la confirmation scientifique d'une Substance à l'existence nécessaire !!

N'est-ce pas plaisant ?! N'est-ce pas savoureux ?! N'est-ce pas burlesque ??!!

En réalité, le concept de Substance est inévitable, j'espère vous l'avoir montré assez clairement. Relisez attentivement les trois derniers articles et vous verrez que tout s’enchaîne parfaitement.

Si vous n'avez ne serait-ce que le moindre doute, je vous invite à aller dormir à la belle étoile par une nuit sans nuages et sans lune, loin des villes, sources de pollution lumineuse. Avant de sombrer dans les bras de Morphée, prenez le temps de contempler le spectacle des étoiles, des galaxies, des nébuleuses, des amas ouverts ou globulaires. À l'aide d'un petit guide d'astronomie, aidez votre imagination à concevoir les mondes fascinants qui vous offrent par ce spectacle une toute petite partie de leur richesse puis comprenez qu'il ne s'agit que d'un infime, très infime, échantillon de tout ce qui existe : pensez simplement à ces satellites qui bientôt confirmeront l'existence d'autres univers, parallèles au nôtre, et aussi riches que celui que vous avez sous les yeux.

Peut-être serez-vous fasciné par l'extraordinaire diversité et étendue de ce gigantesque espace. Vous vous demanderez : « par quel miracle tant de choses existent ?! »

C'est alors que vous penserez à Miteny et à sa Substance au pouvoir de création illimitée !

Vous serez alors traversé par un sentiment mystique qui vous élèvera et vous transportera au-delà de votre imagination.

Tout ce que je vous exhorte à faire, c'est de vous arrêter un peu, un tout petit peu, de contempler, de réfléchir... et d'être ébahi d'admiration. Puis à l'aube, quand vous partirez pour regagner le brouhaha d'une civilisation qui ne sait plus ce qu'elle fait, à l'instar de Stevenson lors d'une de ses nuits à la belle étoile (lire Voyage avec un âne dans les Cévennes), laissez sur votre lit d'herbe une petite pièce au Grand Aubergiste, en remerciement de la superbe nuit que vous aurez passé.

La paix soit sur vous (shalom aleichem, salam aleikoum).

 

Aimablement.

 

Article suivant.

Publié dans LE TOP, Série sur DIEU

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