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La niche écologique de l'homme.

Publié le par Miteny

L'oiseau vole, le poisson nage et l'homme... court.

 

Ne vous êtes vous jamais demandés pourquoi l'homme était ainsi fait ??

Bipède, imberbe mais chevelu... Ce n'est pas Dieu qui a décidé de le faire sous cette forme là parce qu'il trouvait ça joli. Enfin... peut-être, mais en tout cas pas directement.

En réalité, notre apparence vient d'une adaptation à un certain environnement et à un certain mode de vie. Selon la théorie de Bernd Heinrich, l'homme a longtemps été un prédateur misant sur l'endurance, poursuivant ses proies en pleine chaleur jusqu'à ce qu'elles soient complètement épuisées.

Il est vrai que nous sommes pourvus des pieds à la tête de nombreuses spécificités, dont beaucoup ne servent pas à la marche, mais qui sont à l'inverse très utiles dans les courses de fond.

 En Afrique, les proies les plus endurantes sont les antilopes, certaines espèces pouvant couvrir dix kilomètres en dix minutes. Mais leurs corps élancés ne leur permettent pas d'emmagasiner suffisamment d'énergie, et elles s'épuisent au bout de 30 kilomètres tout au plus. Ainsi même une antilope peut perdre une course face à un homme entraîné.

Liebenberg a suivi à plusieurs reprises les Bochimans du Kalahari, au Botswana, à la chasse à l'antilope. « L'animal, rapporte-t-il, finit par s'effondrer, et si ce n'est pas le cas, il ralentit jusqu'à s'immobiliser totalement, le regard vitreux. » Les chasseurs provoquent la surchauffe de leur proie en la poursuivant de deux à sept heures sur une distance pouvant aller jusqu'à 35 kilomètres. Et ce par des températures d'au moins 37 degrés, car en deçà, l'antilope échapperait à ses poursuivants.

Tout est là, en effet : aucun animal ne supporte aussi bien la chaleur que l'homme. Nous sommes les champions du monde de la transpiration, avec trois millions de glandes sudoripares produisant jusqu'à deux litres de sueur par heure. Nous avons même perdu notre fourrure afin de favoriser l'évaporation de l'eau. À l'opposé, beaucoup d'animaux ne suent pas ou ont une transpiration inefficace. Le chien ne peut que haleter. Par forte chaleur, il est nettement désavantagé par rapport à son maître. De même, le guépard ne peut pas courir plus de quelques minutes au soleil, car au-delà, il risque un coup de chaleur. La plupart des animaux ont des organismes faits pour économiser l'eau.

 

Tolérant plutôt bien les pertes hydriques, l'homme peut en revanche en perdre beaucoup pour pouvoir courir par forte chaleur.

 

Il s'est donc constitué une niche écologique. 

En outre, la position debout réduit de 60% le rayonnement solaire reçu par l'organisme. Certes, la tête est dès lors pleinement exposée, mais nous bénéficions pour nous protéger d'une chevelure fournie. De plus, un réseau spécifique de vaisseaux sanguins permet d'éloigner la chaleur du cerveau.

Nos tendons sont des accumulateurs d'énergie. « Au cours de l'évolution, seuls les coureurs ont développé de longs tendons », explique Daniel Lieberman. Et puis, par rapport à celui des autres primates, nos fesses sont énormes. Le muscle fessier est le plus gros muscle de l'homme. Peu sollicité à la marche, il assure en revanche la stabilité du coureur.

L'évolution de notre cerveau corrobore pleinement ces progrès à la chasse. Car pour épuiser une bête bien plus rapide que soi, il faut pouvoir suivre sa trace, ce qui présuppose une certaine intelligence. Mais il faut aussi être persévérant et avoir la capacité de se représenter l'avenir, deux qualités typiquement humaines.

Bref l'homme est fait pour courir longtemps. Par forte chaleur, nous sommes imbattables sur longue distance.

« Nous autres coureurs éprouvons ce que nous aurions ressenti si nous avions vécu il y a dix mille ans, lorsqu'une activité physique permanente maintenaient le cœur, les poumons et les muscles en bonne santé. » dit Bernd Heinrich.

La course est la force extraordinaire qui a fait de nous des hommes. Nous naissons tous coureurs.

Sur ce, je vous salue : je vais courir.

Voici une sorte de portrait robot de l'homme de Turkana, qui courait dans les savanes d'Afrique de l'Est il y a environ 1,5 millions d'années (c'est à dire il y a plus de 214 semaines de 7000 ans).

 

garcon-de-turkana-homo-ergaster

 

Force, endurance et beauté pour les mitenistes.

Publié dans LE TOP, Best of SCIENCE

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L'algorithme génétique, un outil génial.

Publié le par Miteny

Entendons nous bien : le créationnisme naïf prôné par certains fondamentalistes est totalement absurde. Dieu ne peut pas fabriquer l'homme à partir d'un tas de terre en deux secondes. C'est complètement débile.

Il n'a mis ni deux secondes ni deux minutes ni deux jours, ni même deux ans ou deux siècles. Il a mis beaucoup plus de temps. De toute façon, Dieu a tout le temps qu'il veut : considérez simplement le fait que, face à l'éternité, une micro-seconde ou mille milliards d'années, c'est EXACTEMENT pareil (N divisé par l'infini fait toujours 0)...

Bref, il a mis beaucoup plus de temps, et la science commence à nous expliquer comment il a procédé : il a employé une des méthodes les plus efficaces pour résoudre un problème, très régulièrement utilisée en informatique, à savoir ... l'algorithme génétique !!

L’évolution, désormais acceptée et reconnue par la communauté scientifique, est en fait un formidable algorithme génétique mis en place par Dieu. Si formidable qu'il est une preuve supplémentaire de son existence. Et oui ! L'évolution, tant combattue par les créationnistes, est en réalité une démonstration convaincante de son fantastique génie.

Considérez seulement le principe de l'ADN. Coder toutes les caractéristiques d'un être vivant dans une seule molécule capable de tenir dans un espace de quelques micromètres, c'est fort, c'est très fort. Grâce à ce code, Dieu a pu jouer à mélanger les matériels génétiques pour construire petit à petit des formes de vie de plus en plus élaborées. C'est le principe de l'algorithme génétique et c'est fascinant, extraordinaire de talent.

Le Sciences et Vie de février 2011 illustre très bien ce que j'écris ici : un article notamment y explique comment des biologistes ont découvert que « l'évolution serait régie par de simples règles géométriques dictées par quelques gènes ». « Une nouvelle vision qui dévoile l'ingéniosité de la nature » selon le magazine.

 

L'ingéniosité de Dieu devrait-on plutôt dire...

Leur conclusion est un hymne au talent de « celui » qui a mis au point « l'algorithme génétique évolution » :

« Tout se passe comme si le génome des êtres vivants était pourvu d'un certain nombre de curseurs géométriques, permettant au processus d'évolution d'explorer de nouvelles formes avec une grande économie de moyen. Un bricolage diablement habile !1Plutôt que d'attendre des mutations génétiques aléatoires et miraculeuses, il est en effet beaucoup plus simple d'engendrer de la diversité morphologique en jouant simplement avec ces curseurs : il suffit d'une petite variation dans leur position pour que les organes s'étirent et se déforment. »

Comme ils le disent, « cette traque des « gènes géomètres » ne fait que commencer. Avec l'espoir que cette conjugaison de la biologie et de la géométrie permettra de mieux décrypter les astuces exploitées par l'évolution pour dessiner tant de variétés d'espèces. De dévoiler le bricolage génial patiemment mis au point par la nature pour générer cette formidable diversité au sein du règne du vivant. »

Si génial que l'homme copie la méthode dans beaucoup de domaines. Je l'ai moi-même très modestement utilisée dans un programme car elle résout un problème plus vite que tout le reste. Elle est par exemple la solution la plus efficace pour construire des robots performants (voir ce lien).

En fait, il n'était pas logiquement possible que Dieu trouvât mieux pour créer l'homme. Non seulement je le pense, mais je suis même sûr qu'on peut le démontrer.

En tant qu'algorithme génétique, l'évolution comporte donc des paramètres comme le taux de mutation par exemple. Or on constate que ce taux de mutation a varié selon les espèces, selon les époques, selon les climats... sans que l'on sache pourquoi. Autrement dit, il n'est pas absurde d'envisager que Dieu, puisqu'il est partout, puisqu'il est relié au corps humain via le lien métaphysique, s'amuse également à régler en temps réel les paramètres de l'algorithme génétique « évolution de la vie ». Ce serait peut-être un de ses moyens d'action sur l'ADN pour obtenir les espèces qu'il veut.

De toute façon, il a bien fallu qu'il agisse « en direct » pour mettre en place petit à petit, brique par brique, les principes géniaux de son processus de création.

Je m'égare là peut-être un peu mais sachez que des scientifiques renommés envisagent très sérieusement les allégations que je viens de résumer dans ce petit paragraphe. Comme je l'ai dit un peu plus haut, les recherches dans ce domaine ne font que débuter...

Je n'ai qu'un mot à répéter encore et encore : fantastique !

Une chose est sûre : oui, l'évolution est encore une autre preuve irréfutable de l'existence de DIEU !!

 

JUSTICE pour le mitenisme.

 

Post-scriptum : L'ADN a été séquencé mais lorsqu'il sera décodé, c'est à dire lorsqu'on saura exactement à quoi correspond chaque gène, alors non seulement on pourra probablement recréer des espèces disparues mais également faire tourner des algorithmes génétiques virtuels pour tenter d'améliorer le génotype de l'espèce humaine !

En effet, on pourra reconstruire virtuellement l'individu correspondant à chaque génotype virtuel, puis lui faire passer, toujours virtuellement, des tests (résistance aux maladies, espérance de vie etc...) pour ensuite se faire reproduire, toujours virtuellement bien sûr, les individus les plus aptes tout en introduisant aléatoirement de petites mutations. Et tout cela des millions de fois à une vitesse prodigieuse grâce à un supercalculateur.

Je ne doute pas que cette méthode permettra de déterminer quel doit être le génotype d'un individu résistant aux maladies, immunisé contre le cancer, ayant une bien meilleure espérance de vie, beaucoup plus doué physiquement et intellectuellement, etc...

Évidemment, certains ne manqueront pas de critiquer l'idée en faisant le parallèle avec l'eugénisme, une pratique certainement très critiquable. Sauf que là, il ne s'agit que de programmes informatiques !!

En outre, n'oublions pas que l'évolution elle-même ne fait pas de sentiments puisqu'elle est très eugéniste, ne sélectionnant que les êtres les plus adaptés. Or, sans l'algorithme génétique « évolution de la vie », point d'humanité...

 

1 Il eut été plus juste de parler de bricolage divinement habile. Mais la fourbe et sombre censure veille toujours, malheureusement. Elle ne rate pas une occasion de faire passer Dieu pour le diable.

Publié dans LE TOP, Best of SCIENCE

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