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archives 2012-2014

Dieu et le premier être vivant.

Publié le par Miteny

L'apparition de la vie semble être plus ou moins une énigme pour les scientifiques. Aucune protocellule n'a encore pu être fabriquée en laboratoire à partir des conditions que l'on suppose être celles de la Terre au moment de cette fameuse apparition. Alors il est légitime de se demander s'il n'a pas fallu une intervention divine...

Vous êtes sur le magnifique et très célèbre blog dieuexiste.com et vous pensez probablement que je vais tout faire pour démontrer que la réponse à cette question est évidemment oui. Et bien, il est possible que vous vous trompiez...

L'autre jour je regardais un reportage sur les flocons de neige. Tous sont à la fois uniques et de structures complexes et fascinantes.

Il doit bien exister une personne assez naïve pour admirer un flocon de neige en s'exclamant : « voyez la beauté de cette dentelle naturelle, n'est-ce pas la preuve de l'existence d'une intervention divine au niveau du flocon de neige ? »

 

Et bien non. Aucune intervention divine n'est nécessaire pour expliquer les diverses et fascinantes formes du flocon de neige. Aucune. Les lois de la physique suffisent.

Une fois que l'on admet cela, on comprend qu'il est tout à fait possible que la première molécule capable de se répliquer elle-même soit spontanément apparue à partir des premières molécules organiques.

Selon le modèle décrivant l'apparition de la vie le plus couramment accepté, des conditions prébiotiques plausibles ont d'abord entraînées la création de molécules organiques simples lesquelles sont les briques de base du vivant. Ensuite, des phospholipides ont formé spontanément des doubles couches qui sont la structure des membranes cellulaires. Pas de problème jusque-là. D'ailleurs, si l'on en croit cet article, il serait très facile de fabriquer une membrane cellulaire à partir d'ingrédients aussi courants que de l'huile, du détergent et du cuivre !

Probablement en même temps, des mécanismes ont produit aléatoirement des molécules d'acide ribonucléique, en mesure d'agir comme des ARN-enzymes capables, dans certaines conditions très particulières, de se dupliquer. C'est une première forme de génome, et nous sommes alors en présence de protocellules.

Je pense que ça tient debout. À force de temps et d'espace, le bain de molécules simples qu'était l'océan terrestre au début de son histoire a fini par créer la première molécule capable de se répliquer et de produire de l'énergie.

Bien évidemment, sa structure s'est alors répandue, car elle avait justement cette propriété géniale de se multiplier, faisant de notre Terre un endroit grouillant de vie : ainsi on trouve des bactéries partout sur la planète, même dans les endroits les plus chauds, les plus acides, les plus froids ou les plus inaccessibles... voire même jusque dans la stratosphère !

En annexe de ce livre, vous trouverez un chapitre passionnant sur elles : il faut se rendre compte de leur extraordinaire diversité pour mieux se représenter ce qu'est ce formidable « programme » qu'est la vie.

Le plus compliqué dans cette histoire, c'est, me semble-t-il, l'apparition de la première cellule « officiellement » vivante. Une fois que celle-ci existe, on peut facilement comprendre que sa singulière propriété de réplication lui permette de conquérir le monde.

En fait, je ne pense pas qu'il y ait de frontière nette entre le vivant et le non-vivant, entre les molécules organiques qui ont servi de briques et cette première cellule. Le cas des virus me paraît très significatif du flou qui règne autour de cette limite : ces entités sont, selon le biochimiste Wendell Stanley, de « simples » associations de molécules biologiques. Ils sont le fruit d’une auto-organisation de briques organiques et ne sont donc pas vivants au sens propre du terme. En tout cas, il y a débat.

« Placés en suspension dans un milieu de culture, ils ne peuvent ni métaboliser, ni produire ou utiliser de l’énergie, ni croître, ni se multiplier, toutes fonctions communes aux êtres vivants » nous explique-t-on.

Mais, dans un être vivant, ils sont capables de se reproduire. En fait, ils sont peut-être les représentants des premières entités capables de se répliquer. La première marche de notre évolution. D'ailleurs, il existe des virus très simples, n'ayant qu'un seul gène, des virus de virus en fait, et d'autres plus gros que les plus petites bactéries »: ils semblent ainsi constituer une vraie étape de transition continue entre le non-vivant et le vivant.

Une étape de transition que l'on commence à comprendre de mieux en mieux. Un exemple avec l'ATN, une molécule découverte récemment, plus simple que l'ARN, et qui l'aurait précédé à l'époque de l'apparition de la vie.

Bref, il n'y a peut-être nullement besoin d'intervention divine directe au niveau des molécules organiques de la soupe primordiale pour que la vie apparaisse. D'ailleurs, celle-ci serait si « naturelle », si spontanée, que certains scientifiques envisagent de la recréer à partir d'autres éléments que le carbone et l'oxygène. Voici un extrait d'un Sciences§Vie récent :

« L'ambition de Lee Cronin, à l'université de Glasgow, est de concevoir une vie qui n'utilise pas la chimie du carbone lié à l'oxygène. Lui et son équipe viennent de franchir un pas dans cette direction, en créant des cellules aux membranes métalliques, et non lipidiques. Ils ont mis en contact des ions polyoxométallates (oxydes métalliques de tungstène ou de molybdène) et des cations : il s'est alors formé une membrane métallique autour de la solution de cations. En quoi s'agit-il de cellules ? Ces sphères de quelques fraction de millimètres sont, comme leurs équivalents biologiques, compartimentées : des vésicules plus petites ont pu y être enfermées, et des réactions chimiques confinées. Capable de s'autoréparer, leur membrane est perméable à de petites molécules. Mais pour être admises dans le club du vivant, il leur faudra avoir un « patrimoine génétique » et produire de l'énergie, deux conditions nécessaires à la reproduction et à l'évolution. Déjà, certaines briques de base des membranes peuvent se dupliquer, comme l'ADN avant une division cellulaire, et pourraient servir de matériel génétique. »

 

Troublant non ?

J'entends déjà mes ennemis, assoiffés de sang et d'insultes, crier victoire...

Que nenni !!

Je n'ai point renoncé à l'évidence, je n'ai point renoncé à la Substance qui est l'origine de cet univers qui dispose de lois physiques si subtiles, si précises, si géniales en somme ! Et je n'ai bien sûr évidemment pas renoncé à l'insuffisance du corps...

Comme je l'ai expliqué dans les articles précédents, ce qui ne peut être que forcément divin, c'est justement l'existence d'un monde si vaste, avec CES paramètres physiques là qui permettent la génération, dans les conditions appropriées, d'une chose aussi fascinante que la vie. Je ne vais pas me répéter, je rappelle que j'ai tout expliqué ici.

Alors évidemment, puisque Dieu est aussi une force de création continue, peut-être a-t-il été nécessaire pour un travail similaire à celui du laborantin de l'extrait cité plus haut ? Peut-être a-t-il été nécessaire à la première étincelle ?

Je rappelle que le monde physique est un langage mathématique que dicte Dieu comme un développeur de jeu vidéo dicterait ses lignes de code, je l'ai prouvé. Alors certes, la comparaison n'est pas très bonne, car le développeur de jeu vidéo n'a pas les mêmes intentions que Dieu, à supposer que l'on puisse parler d'intention pour Dieu (voir cet article). La comparaison est surtout juste au niveau du lien créateur/création : si le développeur a envie de rajouter une fonctionnalité, il le fait, à condition bien sûr de savoir le faire, c'est à dire à condition d'avoir appris à le faire. Pareil pour Dieu : voilà sans doute pourquoi il faut beaucoup de temps pour qu'une forme de vie complexe apparaisse.

Remarquons que le laborantin de l'extrait n'a toujours pas, malgré toute sa science, réussit à recréer une vie artificielle au sens strict du terme. Aucune protocellule n'a encore pu être fabriquée en laboratoire à partir des conditions que l'on suppose être celles de la Terre au moment de cette fameuse apparition. Comme quoi ce n'est pas si simple que ça...

Néanmoins, je ne pense pas que l'intervention divine à ce niveau soit plus logique que sa non-intervention. En effet, n'est-il pas normal de laisser tourner un programme qu'on a lancé pour voir ce qu'il donne ? N'est-ce pas ce qu'aurait pu faire Dieu avec notre univers ? D'autant qu'il faudrait analyser la vraie nature du dessein divin pour mieux appréhender les moments où il va choisir d'intervenir, ce qui n'est pas le sujet ici.

Quoiqu'il en soit, même si l'apparition de la vie s'expliquait sans intervention divine, son évolution reste stupéfiante de génie. D'ailleurs, pour moi, l'évolution est si brillante qu'elle est presque une preuve directe de l'existence de Dieu, comme je l'avais expliqué dans cet article.

Presque mais pas tout à fait... Vous voulez savoir pourquoi ? Je ne vous en dirai pas plus pour l'instant, la suite au prochain épisode !!

En tout cas, n'oubliez l'évidence : DIEU existe !! C'est toujours une certitude absolue...

 

Scientifiquement vôtre.

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Un développeur créatif.

Publié le par Miteny

Précédent article de cette formidable série sur Dieu.

 

Maintenant que nous - je peux dire « nous » puisque vous ne pouvez être que d'accord avec ce que j'ai écrit dans les articles précédents - avons démontré l'inévitable existence d'une Substance toute puissante, il va falloir aller plus loin.

Mon objectif est bien sûr d'être toujours le plus scientifique et le plus rigoureux possible : quand je me suis demandé pourquoi les constantes fondamentales de la physique avaient justement les bonnes valeurs, je n'ai pas hurlé « Dieu ! » aussitôt. J'ai préféré l'hypothèse du multivers, à mon avis plus élégante. Mais on ne peut remonter indéfiniment comme cela, de multivers en multivers. En réalité, à un moment on doit tomber sur une intervention divine directe.

Dans l'article intitulé Le pouvoir d'un Dieu cause de lui-même, j'avais expliqué que cette Substance n'est que puissance pure, puissance d'imagination pure, puissance de création pure. Ça nous fait une belle jambe...

Pour mieux comprendre de quoi il en retourne, j'ai envie de faire une métaphore qui m'a été en partie inspirée par l'article suivant. Il y est notamment expliqué qu'une civilisation technologiquement très avancée serait largement capable de créer des mondes virtuels qui ressembleraient beaucoup à celui dans lequel on vit. On commence déjà à savoir le faire, ne serait-ce qu'avec les jeux en réseau par exemple !

Les créatures qui vivraient dans ces mondes ne pourraient pas savoir qu'elles sont dans un monde « virtuel », un peu à l'instar des habitants du film Matrix (j'expliquerai plus tard pourquoi en vérité, à cause de l'insuffisance du corps, ce monde virtuel avec conscience est impossible).

Du coup, selon les auteurs, nous pourrions très bien être nous-mêmes les éléments d'une modélisation informatique !

Voici un extrait :

« La réflexion de Bostrom présente un avantage, si l'on peut dire : si nous croyons que nous sommes des êtres simulés (à l'initiative d'êtres disposant de la technologie nécessaire), alors Dieu existe - c'est notre simulateur - et la vie après la mort aussi - une simple commande du logiciel. »

Je trouve qu'il s'agit là d'une bonne comparaison et c'est pourquoi je vais imaginer que Dieu, alias la Substance, est une sorte d'informaticien. C'est une métaphore bien entendu, car il n'est certes pas un informaticien humain : il n'a pas de corps, pas de cerveau puisqu'il est uniquement « Substance ». Mais il serait un « être » capable de... formaliser des concepts !

Car après tout, n'est-ce pas ça le boulot d'un développeur ? Utiliser un langage informatique qui va, par son extraordinaire pouvoir créatif, aboutir à la modélisation d'un monde complet. Et d'ailleurs c'est bien ce qu'il faut d'abord à notre informaticien tout puissant : un langage.

Dieu a donc bien évidemment commencé par créer un langage, d'abord rudimentaire, où il n'y avait que le 0 et le 1 par exemple, pour ensuite le complexifier. Ce qui signifie qu'il peut le faire, qu'il a cette capacité. Ce qui est une puissance remarquable !

Les seules autres créatures à avoir ce pouvoir sont les hommes. C'est sans doute d'ailleurs là l'origine du fameux verset biblique, « et Dieu créa l'homme à son image ».

Fascinant.

Mais revenons à nos moutons.

Imaginons que je sois la Substance à ses débuts : il ne s'agit bien sûr pas d'orgueil mal placé, j'utilise juste une image pour les besoins de l'explication. Comme je suis la Substance, cause d'elle-même et cause première, je peux créer, cela a été démontré dans les articles précédents. Mais quoi ?

Incarnant l'existence pure, je suis l'existence qui se définit avant tout par son opposition à l'inexistence. Me voilà donc avec deux concepts : existence et inexistence, « quelque chose » et « rien », c'est à dire le 1 et le 0. C'est le début du langage mathématique qui va me servir pour créer le monde. On comprend facilement que, comme je l'avais expliqué dans cet article, puisque n'étant limité par rien d'extérieur à moi-même, incarnant par essence le temps et la dialectique, rien ne m'empêche de créer deux 1 et deux 0, puis trois, quatre. Pourquoi s'arrêter ?

Ensuite, pourquoi ne pas associer tous ces 0 et ces 1, pour créer des nombres puis, de proche en proche, un langage mathématique complet qui finit par aboutir au multivers de niveau 5 dont j'ai proposé un schéma dans l'article précédent !

Le langage créé par Dieu à partir des concepts 0 et du 1 primordiaux s'est complexifié à l'infini, car le bien nommé Tout-Puissant n'est pas limité par sa mémoire comme un informaticien humain serait limité par la mémoire de son ordinateur. La mémoire de Dieu, c'est le monde, et il peut l'agrandir à volonté. Comme je l'ai très souvent répété, étant cause de lui-même, son « disque dur » n'est pas borné. La Substance crée ainsi dans tous les sens, et finit par obtenir des milliards et des milliards de « lignes de code » si j'ose dire.

Or, si l'on en croit les partisans de la fameuse théorie du tout dont j'ai parlé précédemment, notre univers n'est qu'un univers assez quelconque parmi les milliards d'univers parallèles qui existent. Donnons-lui par exemple le numéro 4284.

Si cette fameuse « theory of everything », se vérifie un jour, cela signifiera que la Substance a lancé le programme « univers 4284 » au moment du big-bang de manière quasiment automatique. C'est une possibilité mathématique donc il existe, tout comme les autres programmes « univers », aux caractéristiques physiques différentes : cela impliquerait que TOUT ce qui est possible mathématiquement a été créé physiquement. Il y aurait en vérité une relation d'équivalence entre la possibilité mathématique et l'existence physique. Pour faire simple, on peut dire que dans ce cas là, Dieu ne semblerait pas se casser la tête à se demander ce qui est bon et ce qui est mauvais, il crée tout.

Mais, même si Dieu n'a, à mon avis, pas d'intention prédéterminée, il n'est pas impossible, qu'après plusieurs essais infructueux, d'univers ne donnant rien, il se soit mis à « vouloir » intervenir au niveau du programme, en faisant varier les constantes fondamentales de la physique pour obtenir quelque chose d'aussi finement réglée que notre univers. Pourquoi pas ? C'est bien le développeur qui décide de la valeur des constantes qu'il choisit dans son programme. C'est lui qui écrit, et il écrit ce qu'il veut.

L'hypothèse de Trinh Xuan Thuan, l'astrophysicien partisan du principe anthropique, est dès lors envisageable, mais évidemment pas certaine. En effet, si Dieu n'a pas forcément de dessein prédéfini, il a une force de création infinie. À l'instar d'un informaticien, rien ne l'empêche d'intervenir dans le déroulement du programme « univers 4284 » en créant un programme paramétrable en temps réel. C'est toujours plus souple de paramétrer en temps réel alors pourquoi pas ?

Ainsi, peut-être que Trinh Xuan Thuan et Max Tegmark ont raison tous les deux !

On peut en faire sérieusement l'hypothèse quand on lit un article comme celui-ci, où il est par exemple écrit : « Ce n’est pas la première fois que Michael Murphy et John Webb font état d’observations suggérant que la valeur de cette constante fondamentale, fixant l’intensité des forces électromagnétiques entre des particules chargées, n’était pas la même dans le passé reculé de l’univers. »

Troublant non ?

Très troublant même... N'aurions nous pas là la preuve que Dieu s’occuperait de régler les constantes de la physiquede notre univers pour que la vie y apparaisse ? Se pourrait-il ainsi qu'Il fasse preuve d'un minimum d'intention, une sorte d'intention de complexité ? N'est ce pas la moindre des choses à attendre de la part d'une entité capable de créer un langage complexe ? Que l'on puisse prouver cela serait véritablement fascinant !

En tout cas, pour ma démonstration, cela ne change pas grand-chose.

Un Dieu créateur existe nécessairement. En tant que Substance, il a une force de création infinie. C'est lui qui écrit les lignes du grand programme mathématique qu'est le monde : quel que soit l'hypothèse que l'on fait sur la nature de ce qui permet aux grandes constantes fondamentales de la physique d'être aussi bien réglées, que cela soit celle de Trinh Xuan Thuan ou celle de Tegmark, la conclusion est LA MÊME !

 

HALLELUJAH !!

 

Humblement vôtre...

 

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