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archives 2012-2014

La méditation procure la joie.

Publié le par Miteny


Sophocle disait que « le savoir est de beaucoup la portion la plus considérable du bonheur. »
Avait-il raison ? Est-il utile de savoir pour être heureux ? La connaissance est-elle utile au bonheur ?
Ces questions sont intéressantes, cela va sans dire.
D'abord il faut bien voir que sans nul doute, quelques soient les développements et les arguments que l'on peut apporter, la réponse sera oui. Pas besoin de faire de grands discours ni de faire une dissertation avec thèse, antithèse, synthèse pour le comprendre, la réponse sera indéniablement et irréfutablement toujours OUI !
Néanmoins, développer quelques arguments peut être divertissant. C'est donc ce que je vais faire maintenant.
Commençons par un exemple trivial : la SCIENCE.
La science, c'est, aussi bien étymologiquement que dans les faits, la connaissance. Tout du moins une certaine connaissance, c'est à dire une connaissance qui nous permet de résoudre, avec le temps, nombre de problèmes pratiques : nous sommes moins malades, nous pouvons nous déplacer plus vite, plus loin, nous mettons au point des technologies qui nous facilitent la vie et nous mangeons des plats toujours plus raffinés... Tout cela grâce à la science.
La science apporte un pouvoir qui permet d'accéder à une forme de bonheur. On a donc là un lien plus ou moins direct entre connaissance et bonheur.
Bien.
Mais est-il possible que ce lien soit encore plus direct ?
Autrement dit, est-ce que le fait de savoir des choses qui, a priori (je dis bien ''a priori'' !), ne servent pas à améliorer notre vie quotidienne, peut nous procurer un plaisir, une satisfaction ou un soulagement immédiat ?
Oui, mille fois oui !!
Le bonheur ne vient-il pas lorsque l'on sait apprécier la vie que l'on a, quelle qu’elle soit ? Or pour apprécier quoi que ce soit ou qui que ce soit, il faut chercher à mieux le ou la connaître, c'est à dire chercher à en comprendre les caractéristiques, à en savoir plus sur sa richesse, bref à en apprécier la diversité et la complexité : on voit bien qu'alors les mots plaisir et connaissance/compréhension se confondent presque.
De plus, le savoir rend libre parce qu'il permet d'agir en toute connaissance de cause. Et la liberté est bien sûr un des ingrédients essentiels du bonheur, comme la farine l'est aux crêpes et le mascarpone au tiramisu.
Encore un lien net entre connaissance (de la recette) et bonheur !!
Ces grands principes culinaires s'appliquent bien sûr également à la philosophie. Pourquoi ne s'y appliqueraient-ils pas ?
La connaissance des choses de l'esprit est aussi une façon d'apprécier la vie.
Entre parenthèses, je ne considère pas que la religion entre vraiment dans ce cadre, car obéir à des dogmes absurdes n'est pas selon moi une démarche sincère de recherche de la vérité : la religion - en tout cas actuelle - peut donner une illusion malsaine de bonheur, comme un rail de coke ou une bouteille de vodka, mais cela reste qu'une triste illusion au bout de laquelle se trouve une grande violence. Cela ne vaut même pas une bonne tarte tatin aux pommes.
Non, pour connaître, il faut méditer, c'est à dire réfléchir, se remettre en cause pour assimiler : bref procéder à une démarche sincère d'acquisition de la connaissance.
Il faut intensément et régulièrement se remettre en question pour découvrir les secrets de la métaphysique, comportement qui est à l'opposé total de l'attitude religieuse. Or, ce n'est qu'ainsi que l'on peut prendre du recul, sur nos croyances par exemple, et même accéder à une sorte de paix intérieure qui aura le goût savoureux d'une crème brûlée dégustée après une semaine de jeûne.

Le fait de découvrir des choses par soi-même est une joie, comme par exemple lorsqu'on comprend que le corps ne peut pas être la seule source de la conscience. Cette découverte permet à mon avis de relativiser beaucoup de problèmes matériels et de représentations trop simplistes de la société.
Une bonne connaissance de cette précieuse métaphysique procure de l'apaisement. On s'interroge d'une autre façon sur notre véritable identité. En outre, savoir que le corps ne suffit pas permet de comprendre qu'il y a un vrai mystère qui, le jour où il sera percé, apportera une grande joie. En tout cas tous les espoirs sont permis : comme la quête est difficile, la récompense doit être grandiose.
 Voilà pourquoi la connaissance de la spiritualité procure joie et bonheur...

 

Du bonheur individuel mais aussi du bonheur collectif !
En effet, la très grande majorité (pour ne pas dire la totalité) des malheurs dans le monde sont la conséquence plus ou moins directe de la connerie humaine. Or celle-ci se manifeste avant tout par des raisonnements absurdes et des mensonges caractérisés.
Croyez vous que ces gens seraient toujours aussi bêtes s'ils acceptaient le principe de la méditation ?
S'ils reconnaissaient les bienfaits de la remise en question, de la prise de recul, du doute hyperbolique, ils comprendraient sûrement que nombre de leurs certitudes sont complètement absurdes.
Car c'est bien ce qu'est avant tout la méditation : un retour sur soi pour se transcender, c'est à dire ''se mettre au dessus de soi'' pour être sûr de bien voir où l'on se trouve, ce que l'on fait et qui l'on est. Et une société de gens sages, raisonnés et apaisés est forcément bien plus épanouie qu'une société composée de brutes épaisses complètement débiles.

Il faudrait rendre la méditation et la remise en question de ses certitudes* obligatoire, pour le bien de l'humanité. La métaphysique est indispensable à la vie comme le sont les cacahuètes et la bière à l'apéro.
Je suis donc très affecté quand on m'insulte ou quand on me méprise alors que je défends un raisonnement simple et évident. Comment mettre quelque espoir en des gens qui refusent la moindre logique ? Et ces gens voudraient qu'on les prenne au sérieux ?
SI les êtres humains d'aujourd'hui apprenaient à douter, à accepter le fait qu'ils peuvent se tromper, alors le monde se transformerait en paradis.
En tout cas, en attendant que la civilisation devienne adulte, je peux dire et redire une chose : oui, la méditation est difficile mais la méditation procure la joie ; la phrase de Sophocle est non seulement vraie mais elle est, nous l'avons vu, aussi vérifiable à plusieurs niveaux. Gardez là en mémoire et ne l'insultez pas, le mépris et la calomnie étant en général les seules choses pour lesquelles vous ayez un tant soit peu de respect.

 

Humblement vôtre.

* Surtout religieuses et politiques.
 

Publié dans Archives 2012-2014

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La Force est avec lui.

Publié le par Miteny

Cinquième article de ma petite série sur le messie.


Dans Star Wars, il y a ceux qui ont la Force pour amie, et les autres, les cons, athées et stupides.
Dans mon histoire, c'est un peu la même chose, sauf qu'a priori, un seul peut contrôler cette Force : c'est notre Luke Skywalker, notre Néo de Matrix, notre Frodon Sacquet incarnant la figure tutélaire du messie.
Car oui, dans le précédent article de cette série, je faisais une hypothèse pour le moins saugrenu, mais non tout à fait dénué de sens une fois que l'on admet l'indéniable existence du lien métaphysique : j'imaginais la possibilité de la survenue d'un individu capable d'avoir accès aux commandes de ce que j'avais pompeusement appelé ''le centre serveur métaphysique''.
Si cette personne entrait en scène, elle aurait en mains des pouvoirs extraordinaires... C'est là un fait suffisamment important pour qu'il ne me semble pas si excessivement loufoque de consacrer quelques articles de plus à ce thème, notamment pour rappeler et compléter mes réponses aux questions suivantes :
- Quelles conditions doit réunir une personne pour être un candidat ''acceptable'' si j'ose dire, à ce très hypothétique poste de gestionnaire ?
- Et si ce ''candidat acceptable'' se reconnaît, à quoi doit-il s'attendre le jour de sa révélation ?
J'ai déjà apporté de nombreux éléments de réponse à la première question, notamment dans cet article sur la conscience de Dieu. Si vous ne vous souvenez de rien, sachez que j'y ai dit que le souffle de Dieu ne peut pas s'incarner dans n'importe quel abruti incapable de faire la différence douleur/pas douleur. Autant essayer de transformer une vache en messie !
La conscience de Dieu, si j'ose dire, ne peut être issue d'un corps doté d'un lien métaphysique frustre, flasque et presque inexistant. Il faut au contraire qu'il soit puissant, fort, divin. Si hors du commun que son existence doit être pour la personne en question la première évidence au monde.
En fait, le candidat messie doit avoir le sentiment d'incarner une sorte de ''conscience nécessaire''. Mais qu'est ce que la conscience nécessaire me demanderez vous probablement (ou pas... si vous n'en avez rien à foutre par exemple).
Pour préciser mon propos, permettez moi de vous livrer une petite réflexion que vous trouverez peut-être bizarre, mais qui me semble à moi pleine de bon sens :
Pour que l'univers, la terre existent, il faut que ''quelque chose'' ait conscience de leur existence. La notion d'existence est une notion humaine, c'est à dire inventé par l'homme doté de conscience. Donc sans conscience, pas de notion d'existence. Qu'est ce qui peut exister quand la notion d'existence n'a pas de sens ?
RIEN.
Pour que le monde existe, pour que le monde soit qualifié d'entité existante, il faut qu'au moins une conscience existe : c'est elle que j'appelle la conscience nécessaire... Ce n'est pas un corps, un individu, c'est un état d'esprit si j'ose dire. Et qui ne dépend pas du corps qu'elle occupe, en tout cas qui ne se définit pas par rapport à lui.
À mon humble avis, le messie doit au moins avoir le sentiment d'incarner cette conscience nécessaire. Cela doit lui donner une sérénité que les autres ne peuvent pas avoir.
La vie des gens normaux dépend trop des contingences puisqu'ils s'identifient en général à elles. La vie de celui qui choisit Dieu dépend moins de la vie matérielle puisqu'elle dépend avant tout de la capacité de son esprit à se transcender. Il est donc davantage libre....
Bien sûr, ce n'est pas tout : pour avoir un niveau de conscience encore plus élevée, l'individu doit cultiver l'humilité, le renoncement, l'altruisme... Et la connaissance bien sûr, car, comme je l'ai expliqué la dernière fois, la taille du lien métaphysique dépend fortement du degré de compréhension des choses de l'individu auquel il est attaché.
Or, comme je l'ai supposé précédemment, lorsqu'un seuil de compréhension, de transcendance et d'humilité aura été franchi, alors le lien métaphysique atteindra le niveau de sophistication critique et le miracle se produira...

Un seuil. Oui, c'est exactement ça. Tout se déclenchera de manière automatique lorsqu'un seuil aura été franchi. Souvenez vous, j'ai dit que Dieu n'avait probablement pas de conscience de type humaine. Donc il ne décide pas vraiment d'intervenir en regardant le monde et en se disant « c'est trop triiiiiste ». Non : si l'extraordinaire se produit, il sera bien moins improvisé que ça....
Il est dans la nature de l'espèce humaine de tout exploiter jusqu'à l'ultime destruction tout comme il est dans la nature de Dieu de faire naître un jour son messie. C'est inéluctable, c'est comme ça.
De même il est dans la nature de ce personnage d'un jour trouver l'accès au centre serveur métaphysique tout comme il est dans la nature d'un aigle de voler. C'est inéluctable, c'est comme ça.
Par contre, je le répète ici, on ne peut pas savoir quand ce seuil sera franchi. On ne connaît pas la date de sa survenue : trop de paramètres difficiles voir impossibles à mesurer sont en jeu.
Tout ce que je peux dire c'est que le jour J, l'homme en question - ou la femme !! - verra des choses qui concernent les autres. Il ou elle devinera tout à coup un tas de faits sans comprendre comment il ou elle arrive à savoir tout ça.
Puis après quelques temps, il ou elle retrouvera complètement la mémoire. Ce sera la deuxième étape vers son destin de chevalier du Jedi métaphysique... Car oui, pour moi, ce personnage, s'il est déjà parmi nous, est une sorte d'amnésique, qui attend désespérément de ne plus l'être. Quand il se connectera à Dieu, des flots de souvenirs submergeront sa conscience et il saura que le jour de la délivrance est enfin arrivée.
Mais là j'en dis déjà trop, je déborde sur le sujet du prochain article de cette rigolote petite série sur le messie.


Miteny.

 

 

 

Publié dans Archives 2012-2014

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