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Un dialogue type sur dieuexiste.com

Publié le par Miteny

Voilà comment devraient se dérouler les dialogues sur dieuexiste.com

Monsieur Dupont vient visiter ce site puis décide de me demander davantage de précisions. Je lui réponds alors pourquoi j'affirme constater un phénomène exceptionnel quand mon corps est torturé. Je lui explique que quand mon corps est torturé, brûlé au chalumeau par exemple, je constate qu'une douleur très vive, insupportable, est engendrée au niveau de ce corps alors que je n'en constate aucune quand un corps qui n'est pas le mien est torturé de la même façon.

 

Il me rétorque alors : « Quelle évidence, mon cher miteny !! ».

 

« Si je fais chauffer N casseroles et que je constate que l'eau ne bout que dans une seule casserole, je vais chercher l'explication, par exemple dans la nature du matériau qui constitue la casserole en question. » lui dis-je ensuite.

 

Dupont : « Quelle évidence, mon cher miteny !! »

 

Miteny : « Donc dans l'expérience précédente, où N corps sont chauffés, il est normal que je cherche une explication matérielle, biologique à l'exception que je constate, à savoir ''douleur dans un seul corps''. »

 

Dupont :« Bien évidemment ! Quelle évidence, mon cher miteny !! Mais... mais.. il n'y a pas d'explication biologique, car tous les corps en bonne santé qui sont chauffés exagérément sont censés produire de la douleur !!! »

 

Miteny :« Et voilà, tu as tout compris. L'explication matérielle n'existe pas, il faut chercher ailleurs. Tu es un des très, très, mais alors très rares visiteurs honnêtes que je connaisse. »

 

Voilà !!

Je constate une exception, comme si mon corps était le seul au monde à être capable de « fabriquer » une sensation douloureuse. C'est biologiquement absurde.

Hélas, beaucoup d'internautes ne viennent que pour m'insulter ou faire semblant de ne pas comprendre que je ne constate une production de douleur que quand mon corps est torturé.

Ça vous paraît impossible tellement ça paraît stupide ?? Et pourtant ces gens existent, il sont même très nombreux. Ce sont des individus d'une lâcheté et d'une malhonnêteté irréelles... inhumaines même. Et en plus, ces gens sont arrogants et sûrs d'une intelligence dont on ne voit même pas l'ombre d'un échantillon chez eux.

C'est hallucinant, mais c'est la triste réalité de notre civilisation décadente....

 

Je souhaite à tous les mitenistes de survivre jusqu'en 2050.

Publié dans Archives 2010-2011

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La niche écologique de l'homme.

Publié le par Miteny

L'oiseau vole, le poisson nage et l'homme... court.

 

Ne vous êtes vous jamais demandés pourquoi l'homme était ainsi fait ??

Bipède, imberbe mais chevelu... Ce n'est pas Dieu qui a décidé de le faire sous cette forme là parce qu'il trouvait ça joli. Enfin... peut-être, mais en tout cas pas directement.

En réalité, notre apparence vient d'une adaptation à un certain environnement et à un certain mode de vie. Selon la théorie de Bernd Heinrich, l'homme a longtemps été un prédateur misant sur l'endurance, poursuivant ses proies en pleine chaleur jusqu'à ce qu'elles soient complètement épuisées.

Il est vrai que nous sommes pourvus des pieds à la tête de nombreuses spécificités, dont beaucoup ne servent pas à la marche, mais qui sont à l'inverse très utiles dans les courses de fond.

 En Afrique, les proies les plus endurantes sont les antilopes, certaines espèces pouvant couvrir dix kilomètres en dix minutes. Mais leurs corps élancés ne leur permettent pas d'emmagasiner suffisamment d'énergie, et elles s'épuisent au bout de 30 kilomètres tout au plus. Ainsi même une antilope peut perdre une course face à un homme entraîné.

Liebenberg a suivi à plusieurs reprises les Bochimans du Kalahari, au Botswana, à la chasse à l'antilope. « L'animal, rapporte-t-il, finit par s'effondrer, et si ce n'est pas le cas, il ralentit jusqu'à s'immobiliser totalement, le regard vitreux. » Les chasseurs provoquent la surchauffe de leur proie en la poursuivant de deux à sept heures sur une distance pouvant aller jusqu'à 35 kilomètres. Et ce par des températures d'au moins 37 degrés, car en deçà, l'antilope échapperait à ses poursuivants.

Tout est là, en effet : aucun animal ne supporte aussi bien la chaleur que l'homme. Nous sommes les champions du monde de la transpiration, avec trois millions de glandes sudoripares produisant jusqu'à deux litres de sueur par heure. Nous avons même perdu notre fourrure afin de favoriser l'évaporation de l'eau. À l'opposé, beaucoup d'animaux ne suent pas ou ont une transpiration inefficace. Le chien ne peut que haleter. Par forte chaleur, il est nettement désavantagé par rapport à son maître. De même, le guépard ne peut pas courir plus de quelques minutes au soleil, car au-delà, il risque un coup de chaleur. La plupart des animaux ont des organismes faits pour économiser l'eau.

 

Tolérant plutôt bien les pertes hydriques, l'homme peut en revanche en perdre beaucoup pour pouvoir courir par forte chaleur.

 

Il s'est donc constitué une niche écologique. 

En outre, la position debout réduit de 60% le rayonnement solaire reçu par l'organisme. Certes, la tête est dès lors pleinement exposée, mais nous bénéficions pour nous protéger d'une chevelure fournie. De plus, un réseau spécifique de vaisseaux sanguins permet d'éloigner la chaleur du cerveau.

Nos tendons sont des accumulateurs d'énergie. « Au cours de l'évolution, seuls les coureurs ont développé de longs tendons », explique Daniel Lieberman. Et puis, par rapport à celui des autres primates, nos fesses sont énormes. Le muscle fessier est le plus gros muscle de l'homme. Peu sollicité à la marche, il assure en revanche la stabilité du coureur.

L'évolution de notre cerveau corrobore pleinement ces progrès à la chasse. Car pour épuiser une bête bien plus rapide que soi, il faut pouvoir suivre sa trace, ce qui présuppose une certaine intelligence. Mais il faut aussi être persévérant et avoir la capacité de se représenter l'avenir, deux qualités typiquement humaines.

Bref l'homme est fait pour courir longtemps. Par forte chaleur, nous sommes imbattables sur longue distance.

« Nous autres coureurs éprouvons ce que nous aurions ressenti si nous avions vécu il y a dix mille ans, lorsqu'une activité physique permanente maintenaient le cœur, les poumons et les muscles en bonne santé. » dit Bernd Heinrich.

La course est la force extraordinaire qui a fait de nous des hommes. Nous naissons tous coureurs.

Sur ce, je vous salue : je vais courir.

Voici une sorte de portrait robot de l'homme de Turkana, qui courait dans les savanes d'Afrique de l'Est il y a environ 1,5 millions d'années (c'est à dire il y a plus de 214 semaines de 7000 ans).

 

garcon-de-turkana-homo-ergaster

 

Force, endurance et beauté pour les mitenistes.

Publié dans LE TOP, Best of SCIENCE

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