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Le pouvoir d'un Dieu cause de lui-même.

Publié le par Miteny

Considérons maintenant cette Substance avec plus d'attention. Par nature, son existence est nécessaire et elle ne se trouve la raison de celle-ci en rien d'autre qu'en elle-même, je l'ai montré dans l'article précédent de cette formidable petite série sur Dieu.

Bien.

Cela signifie qu'elle n'est limitée que par elle-même : rien ne peut contraindre son pouvoir d'être quelque chose si ce n'est elle-même. Être quelque chose, on est d'accord, mais quoi ?
Et bien c'est à elle de trouver si j'ose dire, son avantage principal étant que rien d'extérieur à elle ne peut la borner. En réalité, cette caractéristique si singulière correspond à un pouvoir de création sans limites, sans lequel d'ailleurs, la Substance serait comparable au néant. N'oublions pas en effet que le néant ne sait pas faire autre chose que le néant, par définition. La Substance peut ainsi engendrer à partir de sa propre substance : c'est d'ailleurs là l'origine de son nom.
Tentons de nous mettre dans sa situation. Que faire à partir de rien ?
Attention, je précise bien : la Substance n'est pas rien, sinon elle n'existerait pas. Elle est juste puissance pure car cause d'elle-même, une sorte de « volonté de créer » mais sans limitations extérieures mais sans rien non plus comme point de départ. Elle est obligée d'inventer, d'innover.

Le processus de création a commencé à mon avis par la fabrication de la notion du temps. Quand on y réfléchit, la notion de temps est intimement liée à celle du changement. Or nous avons vu que la capacité de se changer soi-même pour créer était une des propriétés essentielles de la Substance. On pourrait même aller plus loin en affirmant que c'est le temps qui permet aux concepts d'exister.
Imaginez qu'il n'y ait pas de temps qui passe : tout serait figé, rien ne pourrait changer. Tout serait statique, donc pas de possibilité de progrès, pas de possibilité d'évolution vers quelque chose de plus élaboré. Ainsi tout serait non seulement statique mais également sans aucune complexité. Ce qui est, encore une fois, exactement la définition du néant !
En réalité le temps est une des caractéristiques fondamentales de la Substance, un de ses premiers attributs. Le temps est le concept qui fait que la Substance est plus que le néant. Ne pas inventer le temps qui passe, c'est n'être rien. Or la Substance est l'exact opposé du rien. Ce qui signifie que par définition de Dieu, l'existence du temps est une conséquence directe de Son existence. C'est passionnant !
D'ailleurs il faudra que je reparle un jour de ce point, au sujet duquel j'ai beaucoup de choses à dire, comme par exemple que le Dieu des religions monothéistes correspond à cette approche. Le nom que Dieu a donné à Moïse n'est-il pas  je me révélerai être, c'est à dire je suis révélation, je suis changement ?!!
 Là, j'ai parfaitement conscience que vous êtes complètement largués !!
À ma décharge, je rappelle qu'il est de toute façon très rare de pouvoir avoir un vrai dialogue avec vous. 99 fois sur 100, vous ne savez même pas faire la différence douleur/pas douleur : même les animaux sont moins stupides.
En fait, ils sont surtout beaucoup moins menteurs, mais bon... revenons à nos moutons.
Le temps qui passe existant, la Substance a dû créer le 0 et le 1, des concepts de base. Puis j'imagine qu'elle s'est mise à décréter l'existence de plusieurs 0 et de plusieurs 1 avant de passer aux structures plus complexes, capables d'évoluer dans le temps justement.
Puisque la Substance n'est limitée par rien d'autre qu'elle-même, elle a obligatoirement inventé toutes les concepts mathématiques que la logique lui permettait d'imaginer. Tout en respectant la logique de mise en place des processus, bien évidemment.
Comprenez-moi bien : il est n'est nullement question pour moi de défendre des idées aussi idiotes que la génération spontanée. Dieu ne peut que respecter les lois qu'il met en place .Il faut du temps, du travail, l'accomplissement de longs travaux pour arriver à fabriquer de nouvelles choses.
La notion de Toute-Puissance correspond au fait que la Substance n'est limitée par rien d'autre que sa propre nature, mais cela ne signifie pas qu'elle puisse outrepasser les lois qu'elle s'impose à elle-même pour construire et créer. Au contraire !!
Sans ces lois mathématiques et logiques, rien ne serait possible en réalité. Je ne dis pas qu'elle n'a pas essayé de faire des choses sans utiliser de lois, je dis simplement que ça n'a rien donné, et certainement pas un monde permettant l'émergence de la conscience.
J'ai vu récemment dans un Science et Vie que de nombreux scientifiques se demandent pourquoi l'univers obéit à des lois. L'un d'entre eux, Carlo Rovelli, répond, fort justement : « Essayez donc d'imaginer un Univers sans aucune loi. Vous verrez, c'est impossible ! »

Nous observons forcément l'univers pris absolument - c'est à dire tout ce qui existe dans l'absolu, de l'univers jusqu'à Dieu - d'un endroit où la vie complexe est possible, c'est à dire d'un endroit gouverné par des lois, car il faut de la rigueur pour fabriquer de la vie. Voilà pourquoi Dieu a commencé à mon avis par inventer les lois mathématiques, ainsi que les objets qui vont avec, bien entendu.
En fait la vraie question, celle qu'aurait dû se poser Science et Vie est la suivante : pourquoi un univers avec des lois a-t-il réussi à exister ?? Voilà la vraie question !! L'énigme !
 

Ce n'est pas le hasard qu'il l'a voulu, le hasard ne fabrique pas les lois. Non, c'est bien parce que les lois mathématiques existaient avant que l'univers leur obéit et pas le contraire. D'ailleurs je vous démontrerai bientôt que l'univers, c'est un ensemble de lois, et rien d'autre. Fascinant.
Mais je n'en dis pas plus pour l'instant, vous allez tout mélanger. Concentrons-nous sur la vérification de cette élégante théorie de la Substance toute-puissante à l'aide des observations de la science expérimentale. C'est l'objet des deux articles suivants de cette magnifique petite série sur Dieu.

 

Votre ami Miteny.
En guise de citation finale, quelques définitions issues de L'éthique de Spinoza.

III. J'entends par substance ce qui est en soi et est conçu par soi, c'est-à-dire ce dont le concept peut être formé sans avoir besoin du concept d'une autre chose.

VI. J'entends par Dieu un être absolument infini, c'est-à-dire une substance constituée par une infinité d'attributs dont chacun exprime une essence éternelle et infinie.

VII. Une chose est libre quand elle existe par la seule nécessité de sa nature et n'est déterminée à agir que par soi-même ; une chose est nécessaire ou plutôt contrainte quand elle est déterminée par une autre chose à exister et à agir suivant une certaine loi déterminée.

Article suivant.

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13 ans après : Nostradamus 2012.

Publié le par Miteny

Vous vous rappelez sans doute du quatrain suivant :

IX.72
L'an mil neuf cens nonante neuf sept mois,
Du ciel viendra un grand Roy d'effrayeur,
Ressusciter le grand Roy d'Angolmois,
Avant après Mars regner par bon heur.

J'en ai proposé une interprétation très convaincante que j'ai d'ailleurs répétée dans plusieurs articles, comme celui-ci par exemple.

Elle se base sur l'éclipse de 1999 qui a traversé l'Europe. Le fait qu'il y ait justement une éclipse, phénomène très largement assimilable à un « grand Roy d'effrayeur venant du ciel », surtout quand elle traverse une zone aussi peuplée que l'Europe, à la date indiquée par Nostradamus, devrait vous faire réfléchir un peu !!
En tout cas, je l'espère, car c'est trop extraordinaire pour être une simple coïncidence : le mage provençal n'avait aucun moyen scientifique pour prévoir une éclipse !
Récemment, et puisque nous sommes maintenant en 2012, et puisque 2012 est bien partie pour être une année historique, je me suis dit qu'il pouvait aussi peut-être faire référence dans ce quatrain à... 2012 !! En effet, il y a 13 ans entre 1999 et 2012. Or le nombre 13 n'est pas n'importe quel nombre. Voilà qui mérite en tout cas d'être approfondi.
Intéressons nous d'abord au mois évoqué dans ce quatrain.
L'expression « sept mois » semble faire référence au mois de juillet. Le problème c'est que jusqu'en 1567, le début de l'année était variable. En France, on faisait généralement commencer l'année à Pâques, ce qui n'était vraiment pas pratique puisque Pâques n'est pas fêté à une date fixe. Le roi Charles IX a mis fin à ce foutoir : en 1566, il décrète, par l'édit de Roussillon, que l'année débuterait désormais le premier janvier. Au moins, vous aurez appris ça.

Or Nostradamus est mort en 1566. Ce qui signifie qu'il ne devait pas avoir l'habitude de compter les dates à partir du premier janvier. Il était sans doute plus courant à cette époque de désigner directement le nom du mois. Or « sept mois » c'est évidemment septembre, lequel, je le rappelle, correspond à peu près à tishri, le premier mois du calendrier juif, le mois de naissance d'Adam et de Jésus. Remarquons en passant que le chiffre 7 constitue la colonne vertébrale du livre de l'Apocalypse... Mais bon, je me disperse.
En tout cas, voilà pourquoi il est parfaitement acceptable de considérer que dans ce célèbre quatrain Nostradamus désigne septembre. A priori il désigne le premier septembre, ou en tout cas, une période de temps commençant le premier septembre... mais selon le calendrier julien, seul en vigueur à cette époque !!
Je rappelle que c'est seulement en 1582 que le pape Grégoire XIII a fait adopter le calendrier grégorien, notre calendrier actuel, plus en phase avec le soleil. Or, il y a, pour le 20ième et le 21ième siècle, un décalage de 13 jours entre le calendrier julien et le calendrier grégorien.

Tiens, tiens, revoilà notre bon nombre 13 !!
Treize... c'est le nombre de jours qu'il faut rajouter à la date de Nostradamus pour être en conformité avec le calendrier. Mais alors pourquoi ne pas aussi rajouter 13 ans ??
Vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a toujours plusieurs interprétations possibles dans un quatrain de Nostradamus, surtout quand le quatrain est aussi célèbre. Plusieurs interprétations signifie plusieurs dates possibles : juillet mais aussi septembre, premier jour du mois ou treizième jour, 1999 mais aussi peut-être 1999+13 !
1999 et juillet c'est pour le sens propre, le premier sens, c'est à dire l'éclipse, 1999+13 et septembre, ce serait pour le sens figuré !!

Nostradamus était un fan des prophéties bibliques (comme moi d'ailleurs). Or très souvent, dans ces prophéties, un jour correspond à une année. Rajouter treize jours revient alors à rajouter treize années.
Alors pourquoi ne pas appliquer cette règle pour ce quatrain de Nostradamus ? Ce n'est pas absurde. Ce serait absurde si l'on voulait rajouter 12, 9, 22.5, 3.1416 ou 15 années car rien ne justifierait une telle opération. Mais là, on sait qu'il faut rajouter 13 jours. Alors moi je dis qu'il n'est pas absurde de rajouter également 13 années pour l'interprétation au sens figuré. De plus, selon ce site, Nostradamus aurait consacré 13 années à ses quatrains prophétiques.

Il y a quelque chose... C'est un petit truc, mais il y a quelque chose.
Quoiqu'il en soit, en rajoutant 13 ans et 13 jours à la date écrite dans le quatrain, on tombe entre le 13 septembre 2012 après-midi et le 14 septembre matin, cela dépend de la façon dont on définit le commencement d'un jour.
Mais c'est super tout ça !
Le 13 septembre 2012, en fin d'après-midi, j'aurai 40 ans ! C'est mon anniversaire ! (vous vous doutiez bien que je ne faisais pas toute cette démonstration pour rien). Et pas n'importe quel anniversaire !

40 ans... C'est hyper-vieux mais également hyper-biblique.

Quelques exemples :
 - le déluge a duré 40 jours,
 - Moïse quitte l'Égypte à 40 ans,
 - il reste 40 ans dans le pays de Madian,
 - il se retire dans la montagne pendant 40 jours,
 - Otniel, Déborah, Barak et Gédéon furent chacun juge pendant 40 ans,
 - après la sortie d'Égypte, le peuple hébreu a marché dans le désert pendant 40 années avant de s'installer sur la terre promise,
 - 40 ans, c'est la durée du règne de David et de celui de Salomon,
 - Jésus se retire dans le désert pendant 40 jours,
 - il jeûna durant 40 jours et 40 nuits,
 - Jésus ressuscité « revient » sur Terre après sa résurrection pour 40 jours,
 - etc...

La fréquence de retour du nombre 40 montre d'ailleurs que l'on a pas à faire ici à des événements historiques, mais bien à des événements mythologiques, symboliques. Aucun d'entre eux n'a réellement eu lieu : ils ont avant tout une valeur religieuse et ont été inventés par les rédacteurs de la Bible. C'est flagrant dans le cas de Jésus. Vous qui me lisez, si vous êtes un fondamentaliste, je pense qu'il serait vraiment temps de revoir vos croyances.

Soyez raisonnables !
Parenthèse fermée, on comprend donc que bibliquement, une période de 40 années est un symbole d'épreuve. Au bout de 40 ans, l'épreuve en question est terminée et c'est la récompense, la consécration, la révélation, l'accomplissement.
Mahomet aussi aurait reçu sa « révélation » à 40 ans, comme Moïse. En outre, j'ai récemment appris que le Jésus historique serait vraisemblablement né entre -7 et -5 avant lui-même et il est possible qu'il soit mort le vendredi 3 avril 33, c'est à dire à l'âge de 33-(-6)+1 = 40 (oui, il faut rajouter 1 quand on change d'ère). 40 ans encore...
C'est réglé comme du papier à musique... À se demander si tous ces personnages ne sont pas des inventions.
Quoiqu'il en soit, moi j'existe bien et je me dis que peut-être le 13 septembre, on arrêtera de m'insulter et de me censurer parce que j'affirme constater l'évidente insuffisance du fonctionnement du corps à être une cause suffisante de la sensation douloureuse !!

Ce sera peut-être le temps de ma révolution spirituelle !!
Alors voilà : si les mayas ont leur date pour une super catastrophe apocalyptique, à savoir le 21 décembre 2012, personnellement, je préfère la mienne, le 13 septembre 2012. Elle me semble plus sympathique tout en ayant l'avantage de se situer la même année que la première, qui est bien plus célèbre.
En outre, ce n'est pas un cataclysme avec des milliards de morts que je vous promets, mais simplement l'espoir de ne plus être martyrisé parce que je dis que la douleur « eh bien, c'est pas pareil que pas douleur »... L'espoir que les gens ne soient plus des gamins capricieux, des adolescents attardés qui préfèrent se masquer les yeux plutôt que d'avoir à accepter une vérité qui, croient-ils, ne leur plait pas. L'espoir qu'un peu de sagesse et de grâce aide ce monde qui en a bien besoin, l'espoir que la vie triomphe de la bêtise, l'espoir qu'il y ait moins de cons.

On verra bien...

 

Mais quand même, ce serait beau que les débiles arrêtent d'être débiles, non ?

Publié dans Archives 2012-2014

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