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Mais qu'est-ce donc que la conscience de soi ?

Publié le par Miteny

Le mystère est total...

Je n'ai pas réussi à donner à la conscience une formulation mathématique et objective : au contraire, dans l'article précédent, j'ai démontré l'incapacité de n'importe quel processus physique à en être à l'origine. J'ai prouvé qu'il fallait considérer l'existence d'un autre type de force, le lien métaphysique. Mais qu'est-ce que cela pourrait être ? Comment faire pour le savoir ???

Procédons avec rigueur, repartons du début, reposons nous la question de base, à savoir celle de la nature de la conscience.

Il y a conscience de l'existence d'un phénomène par exemple, lorsque ce phénomène devient connu. Cela paraît évident. Autrement dit, de la conscience est produite lorsque de la connaissance est produite, c'est à dire lorsque de l'information est transformée en connaissance. La production de la conscience a lieu lorsqu'une valeur d'existence est donnée à une information.

Déjà en 2005, lors de mes premières publications sur Internet, j'avais compris que le problème était bien la production de la connaissance : au lieu de prendre l'exemple de la douleur, j'avais pris l'exemple de la connaissance de l'existence d'un événement. Dans cet article par exemple, je montrai que le corps ne pouvait pas à lui seul produire cette connaissance.

C'est d'une grande évidence mais totalement transparent pour les internautes. Hélas à l'époque, j'étais bien naïf et totalement incapable d'appréhender l'incommensurable immensité de leur bêtise visqueuse. Et dire que j'ai quand même continué à essayer de leur faire comprendre quelque chose pensant qu'il n'était pas physiologiquement possible d'être assez débile pour ne pas savoir faire la différence douleur/pas douleur !

Et bien on peut dire que je suis tombé de haut...

Passons et revenons à nos moutons : évidemment, cette « valeur d'existence » de la connaissance ne peut être donnée qu'à une seule information cohérente, à un seul endroit. On ne peut donner à une information liée par exemple à une agression du corps une valeur d'existence à un endroit et à une information liée à un plaisir une valeur d'existence à un autre endroit : il y aurait contradiction et perte de valeur. Je l'ai déjà expliqué dans l'article précédent.

Pour qu'une information traitée ait de la valeur et devienne conscience, il faut qu'elle soit la seule à être qualifié d'existante dans une réalité et une seule. On ne peut être conscient que d'une seule réalité cohérente à la fois, bien sûr.

En outre, il faut que l'information soit traitée par le cerveau humain, c'est à dire par une structure complexe capable de décoder l'information pour qu'ensuite la qualité d'existence lui soit affectée.

Pour mieux comprendre ce point précis, imaginons que l'on souhaite construire un robot ayant un comportement plus ou moins humain. On va lui mettre des yeux bien sûr, des oreilles et même des fils qui lui serviront de nerfs. Mais tout cela ne suffira pas. Il faudra une unité centrale capable de décoder les informations reçues pour les classer. Ainsi les images capturées par les caméras utilisées pour la vue devront être décryptées par le robot pour que celui-ci comprenne que ce qu'il voit est un arbre par exemple. L'analyse de l'image lui permettra de comprendre qu'il doit ranger ce qu'il voit dans la catégorie « arbre » et d'éventuellement décider de le couper si on lui a donné l'ordre de couper quelque chose de la catégorie « arbre ».

De même les signaux électriques venant des fils servant de nerfs devront être identifiés comme correspondant par exemple soit à du plaisir soit à de la douleur. Je ne prétends pas que l'on puisse créer un robot capable de ressentir de la douleur, ce serait contraire à ma démonstration, je dis simplement qu'on peut programmer son « cerveau » pour qu'il range les signaux venant de certains fils dans une catégorie « douleur » dont le remplissage pourrait lancer automatiquement un programme de retrait du bras voire un déclenchement d'un mp3 disant « aie! ».

Voilà donc pourquoi il faut un cerveau, c'est à dire un système capable de décoder les informations. Mais comme je l'ai maintes fois démontré, ce savant décodage ne suffit pas à l'émergence de la si précieuse conscience. Il faut quelque chose en plus qui donne à l'information traitée une qualité d'existence. Mais alors qui la lui donne ?

Pas la matière, c'est impossible, je l'ai assez répété et re-répété. Pour comprendre, il faut retourner un peu en arrière et reprendre le concept de Substance : rappelez-vous, j'avais démontré l'existence nécessaire d'une entité dont la qualité principale est la nécessaire existence. L'existence... Ne serait-ce donc pas directement ELLE qui affecterait à l'information traitée une valeur... d'existence justement ??

Ce serait parfaitement logique et on ne peut plus beau. Car cela signifierait que la conscience est quelque chose de fondamentalement divin. Quelque chose qu'on ne pourra jamais recréer, quel que soit le savoir technologique dont on disposera. Quelque chose d'authentiquement et ONTOLOGIQUEMENT sacré !! Je l'avais d'ailleurs déjà expliqué dans cette article.

Parce qu'il faut un ingrédient qui vient directement de Dieu, qui est directement de la Substance : une « qualité d'existence », une « valeur d'existence » qu'on ne peut pas recréer parce qu'elle nous transcende.

Seule la Substance peut transformer l'information en connaissance, c'est à dire lui donner la valeur qu'il faut. C'est le résultat incroyable que j'affirme être vrai (de quoi faire une nouvelle religion).

J'ai déjà expliqué dans un article précédent pourquoi on peut dire que le monde est un langage. Le Fils de Dieu est un langage, la Parole. Et le Père est l'esprit, c'est à dire la conscience. Plus exactement, ce qui permet au monde, c'est à dire au langage d'exister, c'est à dire de révéler le Père.

Le Père engendre le Fils et le Fils révèle le Père. C'est très biblique tout ça. C'est très biblique, mais également très vrai, fabuleusement vrai, je viens de vous l'expliquer.

Au début de ma réflexion, je me demandais s'il était possible de modéliser la conscience, c'est à dire de l'exprimer sous forme de langage mathématique, de processus physique. C'est en effet en partie possible, mais il y a un élément fondamental qui intervient et qu'on ne peut réduire à un concept dérivant des 0 et 1 initiaux : la Substance, qui, seule, peut donner à l'information sa valeur.

Ainsi, je peux maintenant répondre tout à fait sereinement à la question que l'on me pose souvent : oui, le corps ne suffit pas, oui il faut autre chose et OUI cette autre chose est l'essence même de la Substance divine !!!

OUI, mesdames messieurs les jurés, l'insuffisance du corps prouve directement l'existence de Dieu !

La boucle est bouclée, et c'est magnifique. D'ailleurs, une fois n'est vraiment pas coutume, en cette occasion, comme je viens de réhabiliter le sacré, je vous propose un petit chant religieux.

 

Bien cordialement.

 

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Le blues du prédicateur.

Publié le par Miteny

J'ai parfaitement compris que je serai toujours insulté et méprisé simplement parce que je défends la première évidence au monde. Cela peut durer encore des centaines d'années tant la bêtise semble être la religion la plus répandue dans ce monde en perdition.

C'est tellement triste et désespérant qu'il vaut mieux tout faire pour oublier : boire, danser... ou écrire des poèmes comme celui-ci, librement inspiré d'une tirade du Cid de Corneille.

 

Ô rage, Ô désespoir, Ô vieillesse ennemie !

Que n'ai je donc tant vécu que pour cette infamie !

Maltraité, insulté par tous ces débiles

qu'on croirait tout droit échappés de l'asile

Me voilà bras ballants avec une évidence

qui devrait être la base de la plus humble science

 

Ô cruel destin de tous les hommes intelligents

astronomes, scientifiques, philosophes, et savants

qui avaient tentés d'ouvrir les yeux des manants

pour finir méprisés et raillés par les gens.

Pourquoi faut-il que l'injustice soit notre pain,

que le mensonge précipite ainsi notre fin ?

 

Si, désespérément, je réclame la justice

ce n'est point par orgueil mal placé, ni par vice

car il est aimable de défendre la vérité

lorsqu'on admet qu'elle peut sauver l'humanité.

Négliger une évidence divine si profonde

est un luxe immense que notre pauvre monde,

dont le saccage est déjà fort bien avancé,

sous peine de disparaître ne pourrait supporter.

 

Car enfin n'est-il pas extrêmement insultant

de les voir nier que le corps est insuffisant ?

Ces gens là poussent la perversion et l'horreur

jusqu'à refuser l'existence de la douleur.

 

Mes rimes ne sont ici pas aussi riches que celle de Corneille, malheureusement. Mais bon, on fait ce qu'on peut.

Bien cordialement.

 


Le Cid - Acte I Scène IV (monologue de Don Diègue) 

Publié dans Best of chansons

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