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Adorer Dieu avec l'esprit et la vérité.

Publié le par Miteny

Qu’est ce qu’aimer la vérité ?

A mon avis, cela veut dire aimer ce qui est vrai (!), c'est-à-dire se demander si les choix que l’on fait ainsi que les croyances et les certitudes que l’on a sont légitimes. Donc c’est se poser des questions, douter. Vous allez me dire que si l’on doute de tout, on n’avance pas. Or, aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est bien le contraire qui se passe. L’exemple d’Einstein est parlant : n’est ce pas en doutant des théories de son époque, en cherchant, en se posant des questions qu’il a réussi à trouver sa théorie (validée) de la relativité restreinte ?

Pour y arriver, il a bien fallu qu’il doute d’une « affirmation » que tout le monde croyait tout à fait certaine : le temps et l’espace sont absolus, immuables. Imaginons-nous à sa place ? Aurions-nous osé douter de cette quasi-évidence ? Je ne crois pas. Pourtant, c’est bien dans cette interrogation que réside son génie.

En somme, le doute, c’est génial (Kant écrivait : « l’intelligence d’un individu se mesure à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter »). Ce qui s’applique à la science s’applique aussi, à mon avis, à la religion : même le Christ dit qu’il faut adorer Dieu avec l’esprit et la vérité. En tout cas, une religion digne de ce nom devrait se reconnaître avant tout par son amour de la vérité (donc du doute), non ?

Mais malheureusement, bien souvent, c’est le contraire que l’on constate : les religions n’ont en général pas de problème pour affirmer qu’elles sont le canal de communication d’un Dieu dont elles ne pensent pas devoir prouver l’existence (un comble).

Publié dans Archives 2006-2009

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Si un jour, je devais participer à un débat.

Publié le par Miteny

D’abord j’aurais le tract… Bon, imaginons que j’arrive à surmonter ma peur et que je me retrouve face à tout un tas de contradicteurs aux arguments affutés comme des lames de rasoir. Au moment où l’on m’interrogera, Je commencerai par dire, pour amadouer les « rivaux » : « euh… excusez moi mais en fait, je crois que vous avez raison, le corps suffit à produire la douleur. D’ailleurs on voit bien qu’à chaque fois qu’un corps est torturé par exemple, de la douleur est produite : celle-ci se mesure grâce aux électrodes... Je ne suis pas un spécialiste, mais vous voyez ce que je veux dire. »

Les autres, embarrassés par ma gêne, se taisent. Je continue donc. « Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Quelque soit le corps torturé, de la douleur est produite par ce corps pour ce corps. Voilà une loi générale, vraie pour tout le monde. »

Certains esquissent un sourire… C’est alors que je pose la question qu’il ne fallait pas poser. « Peu importe le corps que l’on choisit donc ? » Cette petite phrase suffit à énerver tout le monde… et à lancer le débat (car évidemment, personne ne trouvera que « peu importe »). Combien de temps faudra-t-il pour qu’ils admettent que pour chaque personne, la douleur ne provient que de son propre corps ? Longtemps sans doute, pourtant ce n’est pas extraordinaire comme constat. Déjà à l’école maternelle, on s’en aperçoit.

PS : je répète depuis le début que l’existence de Dieu est grossièrement évidente et que l’on peut douter de tout mais certainement pas de lui (cf. Descartes).

Publié dans Archives 2006-2009

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