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Dites-moi où je me trompe.

Publié le par Miteny

Mon objectif : prouver que le fonctionnement biologique du corps ne peut expliquer à lui seul l’émergence de la conscience de soi. Pour arriver à mes fins, j’ai pris un exemple : celui de la conscience d’avoir mal, c'est-à-dire l’exemple de la douleur (la douleur, par définition, ça fait mal). D’après la théorie matérialiste, la sollicitation nerveuse d'une certaine zone du cerveau suffit à produire de la douleur : par conséquent, n’importe quel corps frappé va produire de la douleur. Le schéma correspondant est le suivant (dessin 1) : 

La boule jaune représente l’influx nerveux qui sollicite le cerveau du corps frappé: cette sollicitation provoque immédiatement une douleur. Si c'était vrai, on vérifierait une production de douleur dès que la zone "douleur" de n'importe quel cerveau en bon état est activé.
Or vérifier une production de douleur, c'est avoir mal.
Chaque personne ne constate la douleur (n'a mal) que lorsque SON corps est frappé. A savoir le dessin suivant (dessin 2).

DESSIN 2 = REALITE DE TOUT LE MONDE !!!!
donc DESSIN 1 FAUX!! (théorie matérialiste fausse!).
Remarquez que le fonctionnement biologique du corps suffit à produire du son (le cri ici) puisque chaque personne constate bien que n’importe quel corps frappé va produire un son. MAIS POUR LA DOULEUR, ce que chaque personne constate c'est une exception, une énorme différence quand il s'agit de SON corps alors que son corps n'a rien de particulier.

Le schéma suivant rend bien compte de l'exception que l'on constate.



MAIS COMMENT FAITES VOUS POUR NE PAS VOUS RENDRE COMPTE DE CA??
Parmi ces milliards de corps, il n'y en a qu'un (et un seul) qui fait le truc rouge (=MAL = DOULEUR). C'est bien ce que vous constatez, à savoir une exception INEXPLICABLE BIOLOGIQUEMENT.

Et donc, est-ce que les corps sont capables à eux seuls de fabriquer la douleur? Si c'était vrai, à chaque fois qu'on frapperait un corps, de la douleur serait produite. Ce qui est, selon le constat de tout le monde, archi faux, nous l’avons vu (puisqu’il faut bien rendre compte de l’exception que chacun constate avec son corps).

ATTENTION : JAMAIS JE NE NIE LA DOULEUR DES AUTRES. Je dis qu'il y a plusieurs constats à prendre en compte: pour mieux comprendre, consultez cette ANIMATION INTERACTIVE.
S'il n'y avait que les corps, il n'y aurait pas de douleur (ni aucune conscience de soi) puisque les corps sont incapables de la fabriquer. C’est tout à fait certain (ou alors réclamer 3000 Euros en m’indiquant précisément mon erreur). Il y a donc AUTRE CHOSE, qui a su trouver votre corps parmi des milliards (cf. le corps rouge sur le schéma) qui n’est pas d’ordre physique mais bien d’ordre métaphysique.

Quelque chose qui n’appartient PAS au monde sensible ! L’existence de la conscience (exemple de la douleur) prouve l’existence du lien métaphysique. Si vous voulez savoir pourquoi cette « autre chose » est forcément de nature métaphysique,lisez ceci. Si vous êtes convaincu de l’absence d’erreur dans mon raisonnement, soutenez moi, vous gagnerez beaucoup plus que 3000 Euros.
POUR M’ENCOURAGER A DEFENDRE CETTE EVIDENCE, INSCRIVEZ VOUS A LA NEWSLETTER ! (à droite).

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Mon discours officiel.

Publié le par Miteny

Voilà ce que je dirais quand on me torturera.

« Est-ce que le fonctionnement du corps suffit à expliquer l’existence de la conscience ? C’est la question que je me suis posé et je ne suis ni le seul ni le premier. Anselme de Canterbury, mon illustre ancêtre, pensait pouvoir prouver, il y a près de 1000 ans, que l’idée de la perfection ne pouvait pas être d’origine matérielle (et donc biologique). C’était une façon de dire que le fonctionnement du corps ne pouvait pas expliquer l’existence de concepts aussi évolués que ceux de la perfection ou de l’infini. Descartes a repris cette démonstration : convaincu de la non-suffisance du corps, il pensait même que le lien entre le corps et « autre chose » se situait au niveau de la glande pinéale.
De nos jours, une discipline qui s’appelle « la philosophie de l’esprit » étudie de manière plus précise cette question en s’attachant à l’examen de la nature des qualia. Les qualia (au singulier : quale), sont définis comme les propriétés de l'expérience sensible par lesquelles cela fait quelque chose de percevoir ceci ou cela (couleur, son, etc.). Ce sont donc des effets subjectifs ressentis (la sensation de douleur est un quale). Par définition, ces qualia sont inconnaissables en l'absence d'une intuition directe ; ils sont donc aussi incommunicables. L'existence et la nature de ces propriétés sont l'un des débats les plus importants de la philosophie de l'esprit. Cette importance tient au fait que l'existence des qualia réfute le physicalisme (la suffisance du corps), dans la mesure où on les tient pour des phénomènes irréductibles. Et moi je veux participer à ce débat en essayant de préciser bien fort que les qualia ça existe (mon exemple est celui de la douleur), que les qualia sont irréductibles et que DONC l’existence de la douleur réfute le physicalisme ! »

(Je ne sais pas si j’arriverai à tout bien articuler sous la torture : je vais l’apprendre par cœur… pour être sûr). En dessert, cet article vous propose quelques insultes sur un coulis de framboise : en effet, je ne répèterai jamais assez à quel point vous êtes des crétins (c’est une sorte de devoir moral). LE fonctionnement du CORPS SUFFIT à produire de la douleur très forte qui fait très mal=> N’importe quel corps frappé produit aussitôt une vive douleur qui fait très mal= N’importe quel corps frappé fait aussitôt très mal !
 Ça ne correspond pas DU TOUT à la réalité des gens, bande d’abrutis !

Publié dans Archives 2006-2009

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