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Mon discours officiel.

Publié le par Miteny

Voilà ce que je dirais quand on me torturera.

« Est-ce que le fonctionnement du corps suffit à expliquer l’existence de la conscience ? C’est la question que je me suis posé et je ne suis ni le seul ni le premier. Anselme de Canterbury, mon illustre ancêtre, pensait pouvoir prouver, il y a près de 1000 ans, que l’idée de la perfection ne pouvait pas être d’origine matérielle (et donc biologique). C’était une façon de dire que le fonctionnement du corps ne pouvait pas expliquer l’existence de concepts aussi évolués que ceux de la perfection ou de l’infini. Descartes a repris cette démonstration : convaincu de la non-suffisance du corps, il pensait même que le lien entre le corps et « autre chose » se situait au niveau de la glande pinéale.
De nos jours, une discipline qui s’appelle « la philosophie de l’esprit » étudie de manière plus précise cette question en s’attachant à l’examen de la nature des qualia. Les qualia (au singulier : quale), sont définis comme les propriétés de l'expérience sensible par lesquelles cela fait quelque chose de percevoir ceci ou cela (couleur, son, etc.). Ce sont donc des effets subjectifs ressentis (la sensation de douleur est un quale). Par définition, ces qualia sont inconnaissables en l'absence d'une intuition directe ; ils sont donc aussi incommunicables. L'existence et la nature de ces propriétés sont l'un des débats les plus importants de la philosophie de l'esprit. Cette importance tient au fait que l'existence des qualia réfute le physicalisme (la suffisance du corps), dans la mesure où on les tient pour des phénomènes irréductibles. Et moi je veux participer à ce débat en essayant de préciser bien fort que les qualia ça existe (mon exemple est celui de la douleur), que les qualia sont irréductibles et que DONC l’existence de la douleur réfute le physicalisme ! »

(Je ne sais pas si j’arriverai à tout bien articuler sous la torture : je vais l’apprendre par cœur… pour être sûr). En dessert, cet article vous propose quelques insultes sur un coulis de framboise : en effet, je ne répèterai jamais assez à quel point vous êtes des crétins (c’est une sorte de devoir moral). LE fonctionnement du CORPS SUFFIT à produire de la douleur très forte qui fait très mal=> N’importe quel corps frappé produit aussitôt une vive douleur qui fait très mal= N’importe quel corps frappé fait aussitôt très mal !
 Ça ne correspond pas DU TOUT à la réalité des gens, bande d’abrutis !

Publié dans Archives 2006-2009

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Retour vers le niveau 0 (de l'intelligence).

Publié le par Miteny

C’est vraiment dur de revenir discuter avec des débiles.

La réalité de votre bêtise (commune et partagée) dépasse l’imagination ! En effet, aurait-il été possible d’imaginer qu’un type soit obligé de répéter sans arrêt qu’il n’a mal que quand un seul corps est frappé sans pour autant réussir à se faire comprendre ! C’est PRODIGIEUX !

Euh… prodigieux n’est pas le terme le plus approprié. Démoniaque est préférable. En fait vous êtes possédé. Si vous étiez à ma place, vous comprendriez pourquoi je dis ça. D’un point de vue logique, il n’y a qu’une seule alternative : Satan s’est emparé de votre esprit. En plus d’être idiots, vous n’arrivez même pas à envisager la possibilité que la civilisation dans laquelle vous êtes né ne sait pas tout. Mais il vaut mieux que je me taise, sinon je vais finir tabasser par des miliciens.

Milicien abruti 1 : « Oh Miteny, je crois que t’as raison : ça fait une heure que je te fous que des coups de lattes dans la gueule et je n’ai pourtant constaté aucune production de douleur !! WOUARF ! WOUARF ! »

Miteny : « AAAAAH !! »

Milicien abruti 2 : « Mais dans sa démonstration, ne parlait-il pas du fonctionnement d’un corps en bon état ? »

Milicien abruti 1 : « T’as raison ! Ce corps là ne m’a plus l’air d’être en bon état. Le contre-exemple n’est pas valable ! WOUARF ! WOUARF ! PAF, PAF (coups de lattes)….PONG (coup de barre de fer) ».

Miteny : « AAAAAH !! »

Milicien abruti 2 : « WOUARF ! WOUARF ! »

Milicien abruti 1 : « WOUARF ! WOUARF ! »
Miteny : « AAAAAH !! » 

En fait, pour ne pas finir comme ça, et puisque l’Etat tyrannique m’interdit même d’organiser un concours au sujet de la suffisance du corps, je me rends compte qu’il ne me reste plus qu’à attendre (en silence) que les démons s’entretuent.

Publié dans Archives 2006-2009

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