L.existence de Dieu. Une démonstration fort simple.

Pour comprendre mon raisonnement, il suffit d’un peu d’altruisme (le minimum) et d’un peu d’imagination.

En effet, il suffit de saisir que ce qu’il se passe quand on est soi-même frappé ou torturé se passe aussi lorsqu’un autre corps est malmené… mais pour une autre personne.

Ce qui revient à se « mettre à la place de l’autre » et donc comprendre qu’il aurait été possible que cet autre corps fût « le mien ».

 

A partir de là, je pense qu’il est envisageable de comprendre qu’il faut une cause, une raison à ce choix arbitraire : je n’ai qu’un corps… et pourquoi celui-là ?

Alors que j’aurais très bien pu avoir celui-ci… ou cet autre là-bas.

 

Il est rigolo de constater que cette universalité de la douleur est l’argument principal de mes contradicteurs notamment lorsqu’ils évoquent l’apparente identité de fonctionnement suivante :

 

Corps+coup=douleur pour la personne qui a ce corps.

 

Cette identité de fonctionnement n’est valable que d’un point de vue extérieur. C'est-à-dire d’un point de vue qui n’aurait pas de corps…

 

Mais… je pense à quelque chose. Si l’identité de fonctionnement n’est vérifiée que de ce point de vue (que certains qualifient d’« objectif »), cela signifie que d’un point de vue subjectif, elle n’est plus vérifiée, non ?

 

 

Lun 3 sep 2007 119 commentaires
Tu m'amuses, Luc, mille mercis en retour.
Je n'ai cherché à voler dans les plumes de personne, je réponds, point.
Gnostique ? et alors ? ce serait grave docteur ? je rigole... Je suis Chrétienne, j'appartiens à l'Eglise du Fils de Dieu, totalement inconnue en raison du nombre extrêmement réduit de ses membres, la plupart ont trop peur de l'Eglise Catholique et de ses condamnations (excommunion pour hérésie, etc). Je cherche des disciples, tiens, avec ton prénom ce serait pas mal. Il y a déjà une Marie, elle vient lire ce blog, cela dit au passage, une ex grande pécheresse, elle va être morte de rire comme d'habitude quand elle va voir que je parle d'elle. Parce que entre nous, c'est toujours la joie. Maître de la mini-troupe : Jésus en personne, mais invisible hein ? et oui... il faut croire avant d'avoir vu, ça rend heureux.
Puisque l'Evangile de Thomas est disponible, je l'ai non seulement lu, mais compris. Je crois que s'il est déclaré apocryphe, ce n'est dû qu'à la paresse d'hommes qui n'ont pas cherché à le comprendre. Il est vrai que Satan a réussi a y glisser quelques mensonges, il parait que ce serait une des raisons de son classement. Tu sais bien que la paresse fait partie des péchés capitaux. Il y en a neuf en vérité, les deux principaux ont été "oubliés" : la peur et le mensonge à soi-même. Seule la crainte de Dieu est recommandée, la crainte des hommes est péché, cela signifie qu'on les préfère à Dieu, tu vois où ça mène...
Uranie - le 11/09/2007 à 21h02

Bref, si j'ai bien compris le chef de l'Eglise du Fils de Dieu doit avoir un lien privilégié (direct?) avec Jésus, c'est bien ça?

Bref, le fils de Dieu s'exprime par sa (ses) bouche(s). C'est bien ça? Eclaire moi parce que je ne comprends pas bien.

Miteny
Bonjour Uranie, les autres,

Je me sens assez proche du bouddhisme sur certains points, c'est vrai, mais je n'irais pas dire que je suis bouddhiste.

J'aurais plutôt tendance à me reconnaître quelque part entre l'agnosticisme et le panthéisme. Mais par certains côtés je suis déiste (je crois par exemple qu'il existe une norme absolue et objective du vrai et du juste). Par d'autres, je suis athée. Ainsi, j'ai 4 points principaux (et non-négociables) de désaccords avec la doctrine chrétienne catholique romaine et apostolique :

1°) Son dogmatisme absolutiste me déplaît fortement ;

2°) Les arguments "rationnels" en faveur de l'existence de Dieu (St Thomas d'Aquin, St Anselme, etc.) me paraissent bien peu concluants (cf. mon blog qui est presque entièrement consacré à en faire la critique).

3°) Je désapprouve plus que tout les fondements de l'éthique catholique et un certain nombre de ses préceptes moraux, notamment ceux concernant la sexualité et la famille.

4°) Je pense que l'on ne peut pas à la fois soutenir que : a) "Dieu existe", b) "Dieu est moralement parfait", c) "Dieu est omniscient", d) "Dieu est tout-puissant", e) "Le mal existe". Les catholiques en ont conscience, et s'arrangent pour évacuer e), mais cette solution est incohérente et dangereuse, selon moi. Je préfère donc, pour ma part, considérer que e) est gravement et tragiquement vraie, mais qu'il y a au moins une des autres propositions : a), b), c) ou d) qui est fausse.

Voilà donc en très court ma position :)
Miky - le 15/09/2007 à 14h46
Dommage, car ton corps périra, alors que ton esprit vivra.
Descartes raisonnait à l'envers, ce n'est pas "je pense dont je suis", c'est "je suis donc je pense".
Je suis avant de venir au monde, je suis en naissant dans ce monde, je suis en quittant ce monde. Je pense puisque je suis, et non l'inverse.
Ainsi était, est, et sera, Celui qui disait "Je suis Celui qui est", Jésus.
Mais bon.. je sais qu'il ne sera pas donné à tous de comprendre cela.
Bonsoir, cartésiens. Le rationnel est mortel, l'irrationnel est la Vie.
Uranie - le 07/09/2007 à 22h39
L'attitude de Luc envers moi Miteny reflète plutôt de la bonne humeur, oui.
Par rapport à toi cela ne me regarde pas, je n'ai pas à le juger et encore moins
à vous diviser (c'est l'inverse), j'apprécie extrêmement sa façon de te présenter des excuses, tout comme ses arguments extrêmes mais très intelligents.

Uranie - le 12/09/2007 à 18h09

Et bien c'est triste.

Miteny
Et tu baises, de temps en temps...?

Je crois que ce blog a trouvé sa Sainte Thérèse...
luc - le 09/09/2007 à 00h39
A sa sainteté Luc :

En quelque sorte oui, c'est une déformation professionnelle (je suis moi aussi philosophe, mais d'un versant plus analytique et qui plus est, de formation scientifique à la base). J'ai tendance (peut-être un peu trop) à argumenter sous forme de raisonnements logiques, le style libre me paraissant conduire parfois, si on n'y prend gare, à des imprécisions, des flottements sémantiques, des déductions approximatives...

On me reproche parfois l'aridité de ma pensée et le manque de style de mon expression. Mais quand j'essaye de faire du style, certes on me lit plus agréablement, mais si c'est pour tout comprendre de travers en croyant avoir compris, et objecter à côté de la plaque en croyant être pertinent, c'est pas drôle pour moi :-( Tu me diras, si c'est trop formel, ça peut rebuter à la compréhension également, d'une manière différente. Ce sera non pas de la mécompréhension mais de l'incompréhension pure et simple. Mais lorsqu'on l'approfondit et qu'on croit enfin avoir compris, c'est qu'en général on a vraiment compris. C'est pourquoi je crois que l'idéal, c'est de construire un raisonnement logique et bien carré qui sert de référence, puis de commenter chaque étape dans un style plus libre, pour la rendre "intuitive".

"ENS-Sorbonne", c'est là où tu étudies ou c'est là où tu bosses ? Parce que si c'est là où tu bosses, je veux bien te filer tous les sous et prendre ton poste à la place :-)
Miky - le 07/09/2007 à 01h55
Oui, c'est un peu "bêtement logique" (déformation professionnelle, mon petit thésard?) mais ca se tient. Très juste, mon ami! On se partagera le gâteau...!

Saint Luc
luc - le 07/09/2007 à 00h51
Tout d'abord merci, car vraiment sympa ton blog, bonne détente pour l'esprit.
Tiens... en parlant d'esprit, je vais en faire.
Ton raisonnement est faux, parce qu'inversé.
On est bien d'accord que tout à un contraire ?
Faux/vrai, envers/endroit, inversé donc faux.
Voilà pourquoi.
La douleur ressentie par un seul être, non ressentie par tous les autres, ne démontrera jamais l'existence de Dieu, quand bien même elle peut y tendre, bravo pour tes raisonnements.
C'est à l'inverse la douleur ressentie par tous les êtres sauf un qui la démontrerait, car tu as oublié une forme de douleur : la douleur de l'esprit, celle qu'on appelle psychique, celle qui bien souvent fait le plus mal.
Dieu existe, c'est l'homme par sa non croyance en Dieu qui a créé la douleur, ce n'est pas Dieu qui la permet et en est l'auteur.
C'est le fait de ne pas croire en Dieu, ou insuffisamment, qui fait exister la douleur, autrement dit. La Foi ne dépasse pas bien souvent la taille d'un grain de sénevé, chez les croyants, ce n'est pas moi qui l'ai dit la première. Les athées qui ne croient pas en Dieu devraient au moins reconnaitre que si les commandements de Dieu et de Jésus-Christ étaient respectés, la douleur n'existerait pas, du tout.
Pourquoi ?
1) Parce que chacun aimerait son prochain comme soi-même, donc aucun risque que l'un frappe l'autre. On ne fait pas mal physiquement à ceux que l'on aime vraiment, c'est vraiment valable pour tout même pour l'éducation des enfants. Qui frappe son enfant est trop faible pour avoir assez d'autorité avec la seule parole, c'est s'en prendre à plus petit que soi, celui qui ne peut se défendre. Pour témoignage, j'ai reçu une gifle de ma petite fille qui avait deux ans à l'époque, la parole sage et calme a suffit pour qu'elle ne recommence plus jamais envers aucun adulte ni un enfant, elle m'adore je précise. Sa gifle n'était pas méchante, elle me prenait pour quelqu'un de son âge et non pour une adulte en charge d'éducation, tout simplement, car je joue énormément avec elle.
2) Parce qu'il n'y aurait aucune maladie pouvant engendrer la douleur, les gens vivraient sainement dans le respect de leur corps, ce dernier serait en harmonie avec l'esprit : un esprit sain dans un corps sain. Toute maladie physique provient d'un esprit malsain, ce sont les esprits malsains qui ont créé microbes et virus. Y compris le cancer, lire à ce sujet si non convaincu le livre intitulé "anti-cancer" par le Docteur David Servan-Schreiber qui sortira le 8 octobre prochain (thème : méthode de prévention et de guérison du cancer par l'esprit). Il est extrêmement facile de ne jamais attraper rhumes et autres petits ennuis, il suffit de prendre chaque jour 1 comprimé d'amine C, connue sous le nom d'acérola 500, en vente dans toutes pharmacies librement. Si non convaincu, visiter le site du Docteur Alain Scohy de l'Institut Paracelse, un médecin spirituel. Je le confirme pour le pratiquer moi-même depuis plusieurs années, sans aucun danger, bien au contraire. Je ne prends jamais aucun médicament, sous quelques forme que ce soit, je n'en ai pas besoin.
3) Il y a aussi la douleur que l'on se donne soi-même, telle rentrer dans un mur parce qu'on avait la tête en l'air. Si les gens croyaient dans les anges gardiens, ils seraient protégés de cela, ils n'auraient jamais d'accidents. Le fait qu'ils en aient se démontre par le fait qu'ils vivent mécaniquement, sans faire attention à ce qu'ils font, sans être conscients de ce qu'ils font.

4) et enfin, il y a la douleur morale. Elle démontre que ceux qui se prétendent heureux se mentent à eux-mêmes, car personne sur terre ne peut se prétendre réellement heureux s'il n'a rencontré Dieu. Et surtout pas les plus riches, harcelés moralement par la crainte soit de perdre leurs biens, soit de la maladie, voire de la mort. Qui peut se prétendre véritablement heureux lorsqu'il a peur ? la peur engendre une douleur de l'esprit. Seul celui qui est libéré de toutes peurs est heureux, et seul Dieu est capable de libérer de toutes peurs, et celui là seul qui est libéré de toute peur ne souffre de rien, ne ressent aucune forme de douleur.
Ai-je oublié une forme de douleur ?
C'est donc bien le fait que l'homme ne croit pas en Dieu qui a créé la douleur et non Dieu qui a créé la douleur pour que l'on croie au hasard et qu'on en déduise que le hasard, c'est Dieu. Je sais... Einstein a dit "le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito", c'est joli, mais n'oublions pas que Einstein n'a pas mesuré les conséquences de sa découverte dans le temps, il a fait lui-même une erreur en cela. Personne pas même ce grand monsieur a réussi à convaincre un athée que le hasard, c'est Dieu. Il est donc logique de déduire que le hasard, c'est son contraire : c'est le diable qui fait tout pour qu'on ne croie pas en Dieu mais dans le hasard donc en Satan. Le hasard n'existe pas sinon sous la forme de Satan. Tu es d'accord avec mon raisonnement ? Alors si oui, le contraire de Satan existe, il a pour nom Dieu.
Il ne faut pas que cela contrarie que le hasard soit Satan, car il fait fort bien les choses. Mais on sait combien il est trompeur... il a tenté le Christ de façon ignoble, seul lui pouvait ne pas s'y laisser prendre. Lorsqu'une personne affirme que le hasard c'est Dieu, lorsqu'elle est croyante cette méprise n'a aucune conséquence et elle peut continuer à y croire. Cependant... (désolé pour toi, Satan, je t'ai toujours dit que tu perdrais), lorsqu'un athée affirme que le hasard, c'est le hasard, et que ça n'a rien à voir avec Dieu, on est certain de ne jamais le convaindre du contraire, et c'est là qu'il est fort dans son genre, le diable. Ceux qu'il a convaincus, il les tient bien.
Quant à moi t'ai-je convaincu ?
- Si oui, facture : 1 000 euros. 1 Euro pour le temps passé à répondre à ta demande + 999 euros pour avoir su répondre. C'est mérité ?
Allez... je t'en fais cadeau. J'inverse : je te rends 1 Euro car ce temps ne me coûte rien en réalité (je l'ai passé parce que je l'ai bien voulu) et 999 euros pour le délicieux moment de visite de ton blog que tu m'as offert, tu as dû y passer bien du temps.
- Si non, je suis à ta disposition pour approfondir, écrit-moi en privé, s'il te plait.
A Dieu, ou à bien-tôt, c'est mieux que mal-tard.
Bien fraternellement, une enfant de Dieu (nous le sommes tous même ceux qui n'y croient pas, ils ne savent pas ce qu'ils perdent...).
Uranie - le 05/09/2007 à 20h40
"Pourtant tu constates bien une différence de nature entre ce que produit ton corps pour toi et ce que produit un autre corps (pour toi encore)."

Oui mais c'est normal :
1°) Dans un cas, je constate qqch : normal, j'ai été frappé).
2°) Dans un cas, je ne constate rien : normal, je n'ai pas été frappé (et qu'un autre et été ou non frappé ne change rien à cette absence de constat d'ailleurs).

D'ailleurs, à ma précédente question, tu as répondu "oui".

Je rappelle ce que je demandais :

"Alors maintenant, dis moi si CE FAIT (que la conscience de B est séparée de la conscience de A) doit logiquement entraîner que :

- Si on frappe A, alors A a mal
- Si on frappe B, alors A n'a pas mal"

Or, il me semble que cette situation est précisément celle sur laquelle tu demandes de réfléchir et qui selon toi prouve l'existence de Dieu (sinon merci de me dire où se situe la différence avec ta situation).

Si c'est bien la même situation, alors tu as admis, en répondant "oui", que la séparation des conscience était suffisante à l'expliquer. CQFD.
Miky - le 05/09/2007 à 21h22

Tu oublies que ce fait (conscience B séparée de conscience A) sous-entend que ces 2 consciences existent et donc que Dieu existe.

Et effectivement l'existence de Dieu suffit à expliquer la situation. C'est ça ta démonstration??

Miteny
"Ce que tu ne comprends pas, c’est que la douleur est universelle. Ou alors dis-moi en quoi TA douleur diffère de celle des autres ?" :

Elle est universelle, mais en même temps personnelle, i.e. propre à chacun.

Ma douleur, qualitativement, ne se différencie pas forcément de la douleur des autres. Mais elle est MA douleur, pas celles des autres. La différence est au niveau de l'identité numérique. (et cela découle logiquement du fait que ma conscience est séparée de celle des autres : deux choses qui sont séparées, sont nécessairement numériquement distinctes, elles ne peuvent être une seule et même chose).

"Si elle n’est pas différente, je reprends tes propos « mais pas nécessairement MA conscience »

Merci de cette confirmation en tout cas (tu t’es piégé toi-même)."

"MA" que je sache, n'est pas un adjectif qualificatif, mais possessif. Bref, cela ne traduit pas une différence de nature, mais une différence de propriétaire.
Miky - le 05/09/2007 à 20h06

Pourtant tu constates bien une différence de nature entre ce que produit ton corps pour toi et ce que produit un autre corps (pour toi encore).

ALors que si c'était juste une "différence au niveau de l'identité numérique" comme tu dis alors il n'y aurait  pas de différence de nature.

Miteny