Lundi 3 septembre 2007
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Pour comprendre mon raisonnement, il suffit d’un peu d’altruisme (le minimum) et d’un peu d’imagination.
En effet, il suffit de saisir que ce qu’il se passe quand on est soi-même frappé ou torturé se passe aussi lorsqu’un autre corps est malmené… mais pour une
autre personne.
Ce qui revient à se « mettre à la place de l’autre » et donc comprendre qu’il aurait été possible
que cet autre corps fût « le mien ».
A partir de là, je pense qu’il est envisageable de comprendre qu’il faut une cause, une raison à ce choix arbitraire : je n’ai qu’un corps… et pourquoi
celui-là ?
Alors que j’aurais très bien pu avoir celui-ci… ou cet autre là-bas.
Il est rigolo de constater que cette universalité de la douleur est l’argument principal de mes contradicteurs notamment lorsqu’ils évoquent l’apparente
identité de fonctionnement suivante :
Corps+coup=douleur pour la personne qui a ce corps.
Cette identité de fonctionnement n’est valable que d’un point de vue extérieur. C'est-à-dire d’un point de vue qui n’aurait pas de corps…
Mais… je pense à quelque chose. Si l’identité de fonctionnement n’est vérifiée que de ce point de vue (que certains qualifient d’« objectif »),
cela signifie que d’un point de vue subjectif, elle n’est plus vérifiée, non ?
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