Dire du mal de l'abbé Pierre.

Publié le par Miteny

Je ne sais pas si c’est une bonne idée de dire du mal de l’abbé Pierre le jour de sa mort mais force est de reconnaître que son action était… incomplète. Même si c’est très bien d’être au service des autres, il aurait pu davantage étudier la parole du Christ (puisqu’il se disait chrétien) et ne pas participer à la guerre (par exemple). Or j’ai cru comprendre que son rôle de résistant l’a grandement aidé à devenir célèbre. Peut-être qu’il n’était pas si sincère que ça (après tout, moi aussi j’ai le droit d’accuser de temps en temps). Aider les pauvres c’est bien joli, mais si en même temps on soutient un gouvernement qui vend des millions d’armes partout dans le monde (comme celui de la France à travers le 20ième siècle) et qui donc contribue à la misère de la planète, on est en fait tout simplement un CON.

 

 

(y-a-t-il un lien entre le dessin et le texte ?)

L'illustration d'avant.

Publié dans Archives 2006-2009

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Paul de Tarse 05/02/2013 01:45


T'es complètement perdu pauvre gars.


Tu ne connais pas du tout la vie de l'abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès.


Il a CHOISI de donner sa vie à Dieu, donc aux hommes. L'as-tu fait ?


Non, alors ferme-là. Merci.

No comment 15/08/2008 13:53

alors la, on a touché le fond : tirer sur le mort, ya plus personne pour se défendre... c'est vraiment le comble.

Miteny tu n'es qu'une merde grotesque et lache.

gilbert 15/08/2008 00:07

Miteny est suffisant.

Le corps suffit!

jeremy delmer 28/01/2007 15:46

eh ben!c un peu tiré par les cheveux tout ca quand meme
moi j'esssayerai bien de demontrer que tu es frappé par l'obscurantisme de ta propre pensée ,mais pas la peine tu le fais super bien!
ca ma grave enervé toutes ces conneries!j'ai suivi un enseignement catholique,et j'ai jamais entendue tout ca!
et puis au sujet de l'abbé,peu importe l'homme,qui forcement est un etre faible je prefere quand meme savoir qu'il fut resistant plutot que collabo!et je vois vraiment pas en quoi il soutient le gouvernement!
 

miteny 24/01/2007 11:58

Cyrille.
Quelque part, tu as raison. Mon caractère est assez égoïste. Certains de mes proches ont davantage la main sur le cœur et sont prêts à accueillir des SDF à leur domicile.
Je n’étais pas à la base destiné à connaître des « gens d’en bas » mais j’en ai quand même côtoyé.
Des gens qui travaillent (beaucoup plus que moi en fait et pour faire des choses beaucoup moins sympas que ce que je fais) pour un salaire beaucoup plus petit que le mien et qui en plus n’ont pas de logement ( !) et parfois même pas de papiers !
Si je leur parle quand même, je connais certains de mes collègues qui auraient seulement eu peur d’eux, alors tu ne dois pas me juger (d’ailleurs tu ne me connais pas). De plus, je n’ai pas non plus à me juger moi-même… ni ceux qui aident les autres de manière désintéressée.
Je te rappelle que c’est toi qui as parlé des Ethiopiens. Mais on peut prendre un autre exemple.
Quelque soit l’exemple que tu prendras, il faudra, pour avoir une action adéquate, analyser sa situation avec le plus de discernement possible : les gens ont aussi besoin qu’on les écoute.
Il faut agir. Je suis d’accord. La première étape est franchie.
Reste à savoir dans quel but et quel est le moyen le plus efficace d’atteindre ce but.

Cyrille 24/01/2007 01:01

L’injustice sociale n’est pas une nouveauté. Elle existe probablement depuis que le monde est monde. Une des particularités de notre temps, c’est qu’on en parle. Pour sensibiliser ou pour montrer au peuple qu’on trouve toujours plus malheureux que soi (ça calme), pour prévenir ou pour annoncer le drame (ça fédère), pour informer ou pour donner au beauf sa dose quotidienne de « matière à s’indigner » (ça alimente le prêt-à-penser).
Le Politique se sert de ça. Le Politique s’est probablement servi de l’Abbé Pierre, y trouvant ainsi une forme d’alibi, de porte de sortie. Mais l’Abbé s’est également joué du Politique. De droite comme de gauche, tous ont été interpellés, égratignés, alpagués par un seul homme qui n’a jamais modulé son discours en fonction des circonstances.
Ce que j’essaie désespérément de faire passer, c’est que le combat contre l’injustice sociale ne peut s’arrêter à de simples réflexions plus ou moins bien balancés, au coin d’un blog ou d’un bouquin. Il ne peut s’arrêter non plus à l’énonciation d’évidences destinées à alimenter le blabla (oui c’est vrai la guerre s’est pas bien et les méchants ils sont vraiment très méchants). Ce combat ne se satisfait pas des Restos du Cœur version actuelle Paris-Bercy, qui n’a pas d’autre but que de faire bouffer la bande à Goldman.
Non. Ce combat est une affaire d’actes, d’engagement personnel.
Alors moi je veux bien qu’aller secourir 3 personnes ce soir ne changera rien pour les autres. Mais dire cela, c’est déjà se planquer, derrière un arbre nommé fatalisme qui cache la forêt égoïsme. Dire que ce n’est pas à nous de donner du travail aux gens car la Société est (entre autre) là pour ça, est également une très confortable façon de se dédouaner, une béquille élégante sur laquelle appuyer notre manque total de responsabilité et de lucidité.
NOUS faisons la Société. Nous sommes les auteurs de ce désastre, par notre non-agir, par notre manque d’humanité, par notre course effrénée vers la possession au détriment de notre prochain, par notre désaveu face au partage, peut-être aussi par peur de la vie.
Le pauvre Abbé (comme tu le nommes), homme de Dieu par vocation, avait probablement choisi sa façon de servir le Créateur : en faisant comme son Fils. Au service de l’Autre, sans ambition personnelle, sans désir de grandeur ou de reconnaissance, dans l’humilité spirituelle et matérielle.
C’est en tout cas comme cela que je le perçois. C’est ce qui explique aussi que certaines provocations assez douteuses me rende légèrement…chafouin et profondément triste face à toute cette perte de temps.

iis dire 23/01/2007 23:04

Ce que je voulais dire, humblement, et ce que croit l'auteur de ce blog, pour autant que je puiss en juger, c'est que l'abbé pierre était un très brave homme, fort généreux (qui avait certains amis fort mal choisis); et que le contester serait stupide.
Par contre (et c'est exactement ce que dit le texte de barthes qu'il faudrait lire avant de hurler aux loups), est il normal que l'abé pierre existe ? N'est il pas l'arbre de la charité qui cache la forêt de l'injustice sociale ?  Aller aider 3 manants dans la rue ce soir, c'est formidable, mais ça va donner quoi aux autres, et ça va leur donner quoi pour demain ?
Le problème est politique. La 1ère illusion, c'est d'oublier ceci. Ce qui est dramatique, c'est l'utilisation de l'abbé pierre (ou des restos du coeur) par les politiques. Ce n'est pas à moi d'aller soigner les malades ou de donner du boulot aux gens, c'est à la société de le faire, plutôt que de payer delarue ou des porte avions nucléaires. Le pauvre abbé n'y est pour rien, laisse le en paix. Il est un arbre mort qui ne cache plus la forêt de l'injustice.
ps: ne pas s'insulter si on veut dialoguer me parait la 1ère des évidences, n'est il point ?

Cyrille 23/01/2007 22:37

Tu as la fâcheuse manie de ré orienter les conversations lorsqu’elle te dépassent.
 

Le stade suivant ça doit être la conversation qui t’emmerde, à laquelle tu dois probablement réagir avec un superbe silence radio.
 

Voici ce que te suggère mon insondable bêtise :
 

 
 

Arrête de perdre ton temps avec toutes les conneries que tu écris et sors de chez toi. Vas voir ce mec dans la rue voisine qui ne mange qu’un jour sur deux depuis des mois. Continue un peu plus loin et va voir celui qui se les gèle depuis plusieurs nuits dans sa bagnole. Enchaîne juste à coté avec cette pauvre femme qui dort aussi dehors et à besoin d’être soignée. Je ne te parle pas ici de milliers d’éthiopiens. Je te parle juste de 3 personnes. SEULEMENT 3.
 

 
 

Demerde toi pour donner à manger au premier afin qu’il regagne les 10 kilos qu’il a perdu. Héberge le deuxième chez toi, a chaud, tout le temps qu’il faudra. Et emmène cette femme chez le médecin, pour qu’il la soigne. Comment ça elle a pas de sécu ??? mais on s’en tape !! tu veux faire quelque chose pour elle ??? alors tu vas la payer la consultation !! et les médocs aussi. On parle toujours de 3 personnes. SEULEMENT 3, qui sont en face de TOI.
 

Attends c’est pas fini !! ça ne suffit pas ça. Va falloir aller jusqu’au bout de la démarche. Tu vas te battre, te démener, faire marcher tes relations, appeler tes potes, le maire, la meilleure amie de ta femme, qui tu veux on s’en fout, remuer toute la ville si il le faut. Mais ces trois personnes tu dois leur retrouver un boulot, leur retrouver un logement, leur donner les moyens de se nourrir, de s’habiller, de se laver, bref de VIVRE !!!
 

Là ya pas à réfléchir. C’est pas l’armée ou je ne sais quel pouvoir politique que tu vas aider. Mais seulement 3 personnes, les 3 qui sont en face de toi !!!
 

 
 

Tu vas faire tout ça ?? hein ??? tu vas aller à la rencontre de ces 3 personnes ???
 

Moi je ne pense pas. Pour entamer ce genre de combat, il faut des burnes grosses comme des melons, un abandon total de l’idée de soi-même et une abnégation sans faille.
 

Rien à voir avec tes provocations adolescentes, tes arguments qui ne mènent nul part et ta pauvre course à l’audimat.
 

 
 

Dernier mot, puisque tu aimes citer le Christ. A défaut d’être pertinent, essaye au moins de ne pas être approximatif :
 

« l'homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. ».
 

 
 

Ca change tout non ??
 

miteny 23/01/2007 18:22

C’est dommage, c’était bien comme commentaire, jusqu’au « pauvre charlot ».
Mais j’ai bien l’impression que le charlot c’est toi, car si tu t’étais renseigné sur l’Ethiopie, tu saurais que la première cause de famine (et de malheur) c’est surtout la guerre.
Et pourquoi fait-on la guerre ?
Si tu ne cherches pas à répondre à cette question, tu pourras toujours donner, tu ne feras que nourrir les militaires (et donc contribuer encore plus à la misère).
Il faut réfléchir pour savoir à qui on donne, quel impact cela aura et même si le fait de voter pour un gouvernement qui vend plein d’armes en Ethiopie n’annule tout simplement tout ce que tu auras pu faire auparavant…

Ce que tu racontes est vraiment le degré 0 de la bêtise.

Cyrille 23/01/2007 16:30

t'as raison...
ca me rappelle cet episode de South Park ou les missionnaires donnent des bibles aux ethiopiens (eternopiens) plutôt que de leur donner à manger. Sans oublier de leur dire (au passage) que s'ils ne lisent pas la bible, leur vie ne sera que malheurs !!!
 
Ok pour dire que les biens materiels ne suffisent pas. C'est d'ailleurs d'autant plus facile à dire quand on possède "le minimum". Ca doit être à peu prés ton cas non??
pauvre charlot...

miteny 23/01/2007 13:15

Ce que j’ai écrit dans cet article est un peu stupide (même s'il y a du vrai), mais l'objectif (plus de commentaires) est atteint.
 

Je suis assez d'accord avec le dit "Cioran" et avec Roland Barthes. Il faut ne pas avoir peur de réfléchir pour éviter de se faire manipuler, n'est ce pas?
 


 

Cocotte.
 

C'est vrai qu’il vaut mieux faire quelque chose. Hier j'ai écouté un acteur qui avait joué le rôle de l'abbé (je ne me rappelle plus son nom) et qui disait que ce que demande les SDF c'est au moins qu'on les regarde.
 

De toute façon, tu as raison. Je n'ai vraiment pas de leçon à donner (et surtout pas aux gens qui aident les autres... comme quoi j'écris parfois des bêtises sur ce blog) mais n'oublions pas (puisque l'abbé Pierre était chrétien) que le Christ a dit que l'homme ne vivait pas de pain mais aussi de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
 

Cela signifie peut-être que l'homme a besoin aussi d'un discours pour vivre, un discours qui le structure. Donnez des biens matériels c'est bien mais ça ne suffit pas.
 

cocotte 22/01/2007 23:23

il vaut mieux faire quelquechose (même avec maladresse) pour aider le plus faible, que de rester assis à regarder et critiquer. Je fais du bénévolat et toi ? Le don de soi est une chose à méditer.

Cyrille 22/01/2007 22:59

Emmanuel,
tes propos sont puants, tes citations pathétiques.
Continue ton oeuvre, au calme de ton appartemnt bien chauffé, sans désir de soif, de faim ou même d'amour.
Conforte toi dans cet intellectualisme bon chic bon genre, qui reste la marque de fabrique des gens biens comme il faut.
Cette nuit, d'autres gens succomberont au froid, dans un parc ou dans un abri bus. Avec des "je sais tout" de ton espèce, le sort est effectivement scellé.
La malediction qui pèse sur toi, c'est la connerie.

EMMANUEL CIORAN 22/01/2007 21:46

Ne pas voir la volonté  de provocation de ce blog, c'est ne pas voir Emmanuelle Béart dans une réunion tuperware.
Dire que, comme on se rappelera l'abbé pierre dans 100 ans, et qu'on aura oublié l'auteur de  ce blog, et que ça signifie que l'un a raison et l'autre tord, c'est un peu court. Dans 200 ans, on aura oublié l'abbé pierre, et pas hitler, et ça prouvera quoi ?
 
 Roland Barthes a dit à propos de l'abbé pierre :
« J'en viens alors à me demander si la belle et touchante iconographie de l'Abbé Pierre n'est pas l'alibi dont une bonne partie de la nation s'autorise, une fois de plus, pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice. »
Je sais, c'est un peu complexe par rapport aux vagues divagations communes au net et aux blogs, relisez ça deux fois.
bisous quand même

EMMANUEL CIORAN 22/01/2007 20:59

"Le meilleur moyen de consoler un malheureux est de l'assurer qu'une malédiction certaine pèse sur lui. Ce genre de flatterie l'aide à mieux supporter ses épreuves, l'idée de malédiction supposant élection, misère de choix."
(Emile - Michel Cioran / 1911-1995 / Écartèlement

Cyrille 22/01/2007 17:22

Je te confirme que ce n'est pas une bonne idée de dire du mal de cet homme le jour de sa disparition.
Tu me fais un peu gerber avec ton jugement à l'emporte pièce.
Dans 100 ans on parlera encore de l'Abbé Pierre. Probablement pas de toi.