Les phoques ou les ours.

Publié le par Miteny

Je vais sans doute bientôt quitter Toulouse pour retrouver la Normandie. D ’un point de vue balade et loisirs, je vais probablement y perdre. En effet près de Toulouse, il y a les Pyrénées et leur beauté sauvage : les ours (qu’on ne voit jamais), les vautours, les marmottes, les chamois, les paysages grandioses...

Mais il y a aussi les mystères du pays cathare. Tous ces châteaux en ruine, ces secrets et cette atmosphère ésotérique qui plane au dessus de Montségur et de la région des Corbières, entre Carcassonne et Andorre. Marie-Madeleine a-t-elle séjourné ici ? Les premiers descendants du Christ ont-ils été cathares ? Où est ce fameux trésor amassé par les wisigoths ? Quelles énigmes cachent ces étranges dolmens ?

En Normandie, moins de paranormal et surtout beaucoup moins de dénivelé. Le paysage est moins impressionnant, et il y a moins de châteaux, mais il y a tout de même de quoi s’émerveiller : les falaises, la mer, les forêts (quand elles sont sur terrain plat, j’ai l’impression qu’on peut plus facilement s’y perdre). La campagne est jolie, on peut faire de belles balades à vélo et on peut aussi voir des animaux : cerfs, sangliers, quelques oiseaux mais aussi… des phoques veau-marin.

En baie de Somme, aux portes de la Normandie donc, cette espèce de phocidé amorce, depuis déjà 20 ans, son retour. Ils s’y reproduisent par centaines dans ce paysage attrayant, également fréquenté par de nombreux oiseaux (parc du Marquenterre). On y rencontre quelques fois des phoques gris aussi. Et en ce moment, il y a même un spécimen d’Erignathus barbatus ou phoque barbu, une espèce qui fréquente d’ordinaire les côtes du Groenland et reconnaissable à ses longues moustaches, qui hante les méandres de la Seine.

Alors de quoi se plaint-on ? 3 espèces de pinnipèdes observables en Normandie contre une espèce d’ours invisible dans les Pyrénées.

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