Proposition 3.

Publié le par Miteny

Appelons maintenant Q l’hypothèse suivante : « Un élément appartenant à Mt (que l’on nommera K et qui peut être simple ou très complexe, qui peut être aussi tout votre corps) est seule à l’origine de votre conscience de la douleur. »

Q est fausse.

Démonstration. Personne ne peut faire la différence entre vous et votre clone parfait. On peut ainsi affirmer que personne (à part éventuellement vous-même) ne peut faire la différence entre les constituants de votre corps et les constituants du corps de votre clone, ni même entre le fonctionnement de votre corps et le fonctionnement du corps de votre clone (c’est l’hypothèse « clone »).

On suppose ainsi qu’à l’instant t, vous et votre clone avez exactement la même histoire, exactement les mêmes caractéristiques et caractères. K appartient à Mt, par conséquent D (définition 1) s’applique. Ainsi personne ne pourra distinguer la réaction d’une occurrence de K de la réaction d’une autre occurrence de K (si ces deux occurrences sont sollicitées par le même évènement). Or, en toute logique :

     a. Vous êtes une personne. 

    b. Vous ne pouvez donc pas distinguer la réaction d’une occurrence de K de la réaction d’une autre occurrence de K. En termes plus clairs, vous ne pourrez donc pas distinguer la réaction de votre corps de la réaction du corps de votre clone. 

Mais bien sûr, ceci est absurde. En effet, si une tierce personne frappe (suffisamment fort) régulièrement soit votre clone, soit vous, vous n’aurez mal que lorsque votre corps sera frappé. Vous saurez donc faire immédiatement la différence entre la réaction d’une occurrence de K (la vôtre) qui engendre votre douleur et la réaction d’une autre occurrence de K (celle de votre clone) qui n’engendrera aucune douleur. Conclusion inévitable : Q n’est pas recevable.

Publié dans Archives 2006-2009

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Talia 13/02/2012 19:07


Je continue mon exploration. 


 


Et ici, je note une contradiction. (que je repère en caractère gras) : 


 


On peut ainsi affirmer que personne (à part éventuellement vous-même) ne
peut faire la différence entre les constituants de votre corps et les constituants du corps de votre clone, ni même entre le fonctionnement de votre corps et le fonctionnement du corps de votre
clone (c’est l’hypothèse « clone »).


 On suppose ainsi qu’à l’instant t, vous et
votre clone avez exactement la même histoire, exactement les mêmes caractéristiques et caractères.


 K appartient à Mt, par conséquent D
(définition 1) s’applique. Ainsi personne ne pourra distinguer la réaction d’une occurrence de K de la réaction d’une autre occurrence de K (si ces deux occurrences sont
sollicitées par le même évènement).


 Or, en toute
logique :


     a.      Vous êtes une
personne. 


    b.     Vous ne pouvez
donc pas distinguer la réaction d’une occurrence de K de la réaction d’une autre occurrence de K. En termes plus clairs, vous ne pourrez donc pas distinguer la réaction de votre corps de
la réaction du corps de votre clone. 


 




Dès lors que je peux faire la distiction entre mon corps et celui de mon clone parfait (qui contrairement à ce que tu affirmes en passant dans cet article, ne peut pas avoir la même
histoire), 


Et donc, oui, je peux faire la distinction entre une occurrence de K et une autre occurrence de K, lorsqu'il s'agit de moi, mon corps. 


 


Et je rappelle que la proposition 1 n'est pas encore démontrée à mes yeux.  


 

Miteny 13/02/2012 20:22



Je ne sais pas, je n'ai pas lu... c'est trop vieux.



Obakaan 27/05/2008 13:45

Q n'est pas recevable si l'on admet l'hypothèse des clones.
Si l'hypothèse des clones est réfutée (ce que j'ai fait dans le commentaire de la section des clones. J'admets les clones dans l'instant t de leurs création, mais dès le temps t+1, les clones sont déjà différenciés), si l'hypothèse des clones est réfutée donc, Q devient recevable.
Je continue de lire quand même le reste de ta démonstration, mais si l'hypothèse des clones est fausse à la base, cela change les résultats ensuite.