Dieu au pouvoir !!

Publié le par Miteny

Je sais bien que vous n’êtes pas encore gavés de politiciens véreux et que vous allez en redemander encore et encore. Ces aspirateurs d’intelligence vous fascinent ; il paraît qu’en écoutant un politicien, on perd environ 3000 neurones par minute… si bien qu’en fin de compte, chez beaucoup d’individus, il n’en reste que 2, les seules autorisées : une à gauche et une à droite (ça expliquerait pourquoi personne n’arrive à comprendre que le corps ne suffit pas… pourtant ce n’est pas compliqué).
Mais quand tout ira très très mal, vous vous direz peut-être : « tiens, si je réfléchissais ? Après tout, c’est vrai qu’il y a un truc entre mes 2 oreilles, ça sert peut-être à quelque chose. »
Et alors vous vous interrogerez sur Dieu et vous vous direz peut-être que c’est lui qui devrait diriger les affaires, montrer la voie, commander. Mais comment savoir ce qu’il veut ? Car il a une étrange façon de s’exprimer (en utilisant le monde et l’histoire). Il faut un interprète. Le problème c’est que les interprètes se bousculent à la porte (très humblement, je propose celui qui a prouvé que le corps ne suffisait pas). D’ailleurs à ce propos, je tiens à vous rappeler que si le corps ne suffit pas, cela signifie que l’intervention d’autre chose est nécessaire. Une substance qui n’est ni fabriquée par le corps, ni par l’univers (sinon le corps suffirait). Et une substance suffisamment consciente pour intervenir personnellement sur chaque corps…
Alors sortez vos banderoles et allons dans la rue pour une grande manifestation. On criera tous dans le mégaphone : « Dieu au pouvoir ! Dieu au pouvoir ! ».

Publié dans Archives 2006-2009

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gilbert 22/07/2008 23:30

Miteny est suffisant.

Le corps suffit!

mamadomi 31/05/2008 23:13

mdr si si, il suffit à le produire et je te garantis que ça se perçoit se partage se communique, c'est magique ces trucs là tu sais...ahahahahaha

bon sérieusement:

tu n'as pas bien lu ce que je te dis:

quand je jouis, t'en sais rien...enfin a priori...
mais mettons (lol) que tu me vois en plein orgasme...n'est-il pas possible que ça te fasse quelque chose qui se partage et se rapproche peu ou prou (proue?) de la jouissance...

hum...

je rappelle que c'est toi qui parle d'orgasme, c'est ton choix...

donc là tu dis quoi? dieu existe? ou pas?
l'orgasme ne vaut que pour un seul corps, n'importe lequel et ne se partage surtout pas...aha aha aha aha ...va isoler l'événement expérimental et déterminer les observateurs (en un mot, lol)...et ben encore un exemple clair...
sans compter que la clé pour un orgasme à coup sûr homme/femme confondus -en 1 mot tjr- ("un corps n'importe lequel", je rappelle)...nécessaire à l'expérience universelle...
ben si tu l'as, alors ouvre un autre site...payant surtout!!!!

Einstein serait content de la validation mutine de sa réaction en chaîne!!!

mon raisonnement est le même tu n'es pas dans mon corps et le peu que tu pourrais y entrer (gasp) ne suffirait pas à ce que tu ressentes à ma place...
c'est bon ça te parle?

mamadomi 30/05/2008 20:39

quand je jouis, t'en sais rien...enfin a priori...
mais mettons (lol) que tu me vois en plein orgasme...n'est-il pas possible que ça te fasse quelque chose qui se partage et se rapproche peu ou prou (proue?) de la jouissance...

hum...

je rappelle que c'est toi qui parle d'orgasme, c'est ton choix...

donc là tu dis quoi? dieu existe? ou pas?
l'orgasme ne vaut que pour un seul corps, n'importe lequel et ne se partage surtout pas...aha aha aha aha ...va isoler l'événement expérimental et déterminer les observateurs (en un mot, lol)...et ben encore un exemple clair...
sans compter que la clé pour un orgasme à coup sûr homme/femme confondus -en 1 mot tjr- ("un corps n'importe lequel", je rappelle)...nécessaire à l'expérience universelle...
ben si tu l'as, alors ouvre un autre site...payant surtout!!!!

Einstein serait content de la validation mutine de sa réaction en chaîne!!!

Miteny 30/05/2008 20:58


J'aurais très bien pu prendre l'exemple de l'orgasme. Mais j'aurais du prendre certains exemples qui auraient rendu mon site inaccessible... Etant donné le nombre de commentaires, ça aurait été
très chaud (obligé de mettre des photos.... terrible).

Bref, le corps ne suffit pas à produire l'orgasme. Comme la douleur: le raisonnement est le même alors comprends le !


buzz l'éclair 28/04/2008 12:21

c'est ce que je t'ai dis sur une autre question, tant qu'à prendre un exemple de ressenti personnel, autant que ça ne fasse pas mal...euh...oui...enfin...
bon disons, que de toutes façons là encore tu vas rajouter une donnée particulière qualitative et technique et on n'est pas rendu!!..sans compter l'âge du capitaine...
ça fait pas avancer le débat...orgasme ou pas...mais c'est déjà moins triste!

buzz l'éclair 28/04/2008 03:19

"Qui peut douter de l'existence de la douleur?"

>>>>>tous ceux qui ne la ressentent pas, n'ont aucune empathie ou encore ceux qui objectent de ne pas pouvoir avoir la preuve du ressenti de l'autre, humblement ne parler que pour eux-mêmes...

Miteny 28/04/2008 11:24


Même une brute peut avoir mal! Et pour ceux qui ne connaissent pas la douleur, je prendrai l'exemple de l'orgasme, ça changera.


vincent 16/01/2008 11:25

SAMUEL
Je te dirai que si la « croyance en dieu » qui n’est qu’une pensée, une croyance… rend borné, la croyance en la « non existence de dieu » qui n’est qu’une pensée, une croyance aussi , risque d’avoir les même effets « rendre borné » ! En dehors de cette « croyance en l’existence ou l’inexistence de dieu » qui ne sont que des pensées, il serait peut être plus intéressant de se demandait « à qui cette pensée apparaît –elle ? ». à toi évidemment, n’est-ce pas ? Qui est Samuel ? Car il faut que tu sois « là, conscient d’exister pour que le reste puisse être nommé par toi » ! Ce que l’on nomme dieu c’est d’abord « parce que tu es là présent à toi-même que la pensée de l’existence ou de l’inexistence de dieu » apparaît………à mon avis réfléchis bien à cela……si tu n’étais pas là, conscient d’exister ou serait dieu ou non-dieu ?
Il me semble que c’est « cette conscience d’être » qui demeure le fondement de tout le reste, tes pensées y comprises….car si tu n’es pas là……………………. ?????????

Miteny 16/01/2008 13:04

C'est ce que j'essaie de faire comprendre aux autres.

Samuel 16/01/2008 03:01

En croyant en Dieu l'homme perd sa capacité a comprendre !!! l'homme devient borné !! c'est contre nature !!
Ta situation m'atriste je l'espère profondément qu'un jour tu ouvrira tes yeux !! Franchment j'attendai mieux en terme d'argument !! c'est bien domage !!
bravo quand mm ce site est bien entretenu et bon courage avec tes "adeptes" comme tu le dis !! moi jsuis a la recherch d'argument très fondé et structuré !! et c'est très dure d'en trouver!!

Miteny 16/01/2008 11:01

Mais mon argument est fondé, structuré et surtout imparable ! Qui peut douter de l'existence de la douleur?Personne. C'est bien pour ça que ma démonstration est la meilleure qui soit. Je pense que tu ne l'as pas comprise. De plus, pour devenir intelligent et comprendre, il faut accepter les faits... LES FAITS !

Kel Kun 30/12/2007 13:14

Voilà un commentaire bien long !
Pour prouver que je l’ai lu (en moins en partie), en voici quelques phrases qui me plaisent bien (parmi d’autres) :

« mais l’humilité pas plus que l’esprit d’ouverture ne font partie de la mentalité universitaire moderne. » (elle mérite d’être en gras celle-là).

« Ce que nous percevons comme « matière » est un prolongement sensible de la Pensée. »

« Qu’enfin la supériorité que Dieu accorde à qui Lui plaît est une distinction personnelle liée à telle faculté spirituelle agréable à Dieu, l’Omniscient, le Tout-Puissant. »


Quelle superbe discussion sur les origines !!! Kel Kun pourrais tu m'expliquer ce que tu entends par "intuition intellectuelle" ? Sinon, chapeau bas monsieur, superbe réflexion. Je souhaiterai juste ajouter un petit détail d'ordre spirituel.
Effectivement, je pense aussi que "dieu" existait antérieurement au big bang sous forme d'unité. Mais je pense que "dieu", omniscient, possédait tous les concepts sur tous les sujets pouvant ce conceptualiser dans l'unité. Cependant, dieu souffrait énormément de l'absence de matière afin d'expérimenter l'ensemble des concepts. Et la matière fut !!!

Bon un peu simpliste comme explication certes, mais bien des fois, la solution est simple et c'est bien pour cela que nous ne la voyons pas.

Enfin, il me semble que personne de ce monde n'apportera de solution à cette vaste question posée sur ce blog (existence de dieu) car la religion, instaurée par les hommes depuis des millénaire, a tout intéret à écarter les hommes de la réalité car le bouleversement serait tel qu'il remettrait en question les dogmes de toutes les religions terrestres, l'humain a peur du changement, et ON nous maintient par de nombreux clivages, dans cette angoisse du changement.


Précisions concernant « Dieu ou néant ».

Heureux de trouver ici au moins un interlocuteur, je réponds tardivement à Akasha, ainsi qu’aux chercheurs sincères.

Je ne reviendrai pas en détail sur ce point, l’ayant abordé dans l’article précédent. Toutefois, rappelons que la science moderne, de par sa nature, est incapable, inapte et aveugle pour l’étude des choses de l’Esprit. Son champ d’investigation se limite au domaine « sensible », c'est-à-dire à ce que nous percevons et déterminons de façon restrictive comme étant « matière », à ne pas confondre avec la notion de materia prima.
Par principe, cette science amputée de l’essentiel expérimente. Or, toute découverte signifie au préalable une ignorance.
Dieu ignore-t-Il une seule chose ?
Une seule connaissance peut-elle échapper à l’Omniscience divine ?
Dieu n’expérimente rien, il Se manifeste perpétuellement à Lui-même au travers des réceptacles que toute chose manifestée incarne selon une qualification qui la détermine.

Quant à la recherche de preuves de type scientifique susceptibles de prouver Dieu, autant chercher le principe du feu dans la bûche qui brûle !
En plus d’être une quête parfaitement vaine, et vaine à jamais, c’est aussi et surtout une preuve d’orgueil, preuve bien réelle celle-là ! Ceci ne s’adresse à personne en particulier, mais qualifie une démarche particulière.

La preuve de Dieu ne peut être évidente pour tout le monde ni dans les étoiles, ni dans la beauté d’un paysage, ni dans la complexité indéfinie du monde manifeste, bien qu’un brin d’herbe Le prouve. La capacité a reconnaître cette évidence réside dans le Cœur de chacun. Et Dieu seul ouvre les Cœurs sur Son Omniprésence.

Mais tous ne reconnaissent pas cette lumière intérieure. Nombreux sont ceux que l’ego maintient dans l’illusion. L’ego est comme une coquille opaque qui voile la lumière. Il ne cesse de se renforcer lorsqu’on cède aux souffrances qu’il nous impose, lorsque justement, la volonté d’accéder à des Vérités lui impose une fracture.

Souffrir de sa « petite personne », avoir mal aux valeurs qui édifient le « moi », sont des signes d’une avancée ou d’une épuration en cours.

Le monde actuel agit comme une vaste propagande en vue de renforcer les egos, de les densifier. De les bétonner pourrait-on dire. Tout y est ! Les mondanités, l’orgueil, la gloire, la luxure, la volupté, la vulgarité, la « compétition » en tous domaines etc. Toutes ces « valeurs » concourent à l’endurcissement des egos dans un but bien précis !

Ainsi, en aparté et à titre d’exemple, cette « sympathie » pour l’esprit de compétition que l’on inculque partout, qui s’insère dans chaque rouage de la scène sociale et dans la majorité des cervelles faibles. Esprit auquel succombent un nombre croissant de comportements, jusque dans l’intimité des foyers.
Un souffle nauséabond se renforce sans cesse dans sa prétention d’affirmer que toute chose comme toute créature peuvent s’assimiler à des produits négociables. Ce renforcement vient aussi, et principalement en fin de compte, de ce qu’il est sans cesse mieux accepté par la « masse ».
Comme si Dieu avait « produit » les cieux et la Terre afin que l’homme s’entredéchire pour leur possession !
Une mise en garde semble nécessaire également en ce qui concerne la volonté délibérée de faire apparaître la Nature comme un ennemi de l’homme par le biais d’émissions télévisées infantiles notamment. L’acharnement médiatique à insérer de faux dogmes dans « l’esprit de masse » est caricatural d’un endoctrinement à rebours.
En toute chose qui relève du diabolique, il persiste une part de ridicule. Cette signature n’est-elle pas visible dans nombre de productions issues de l’audio visuel et des médias en général ? Dans certaines lois humaines ? Dans les raisons invoquées pour que perdure la guerre ? La marche et le but de ce monde, tout cela n’a-t-il pas sa part de ridicule ?

Cumulée aux composantes de l’esprit contre traditionnel en œuvre aujourd’hui, cette vision infernale du monde agit comme un vecteur de catastrophes encore inimaginables dont cette génération pourrait bien être témoin.
Celui qui vient, et dont l’esprit de serres ne cesse de s’incruster plus profondément dans les chairs, aura tout fait avant sa venue pour ôter toute reconnaissance et compréhension divines d’un maximum de cœurs. Il faudra à cette synthèse des tyrans avoir ôter Dieu de ce monde pour s’autoproclamer dieu du monde.
Car ce n’est pas dans la paix et la joie que le monde attend un sauveur !
L’adversaire se manifestera lorsque tout semblera être perdu.
Alors son pouvoir d’illusion et de mensonge atteindra son paroxysme d’efficacité.
Afin qu’y croient et succombent ceux qui n’ont pas eu l’amour de la Vérité.
Et il ne suffira pas de simplement croire en Dieu.

Dieu seul qui éclaire un Cœur sur l’évidence de Son Existence. Il est même Le seul existant, dans le sens où Lui seul détient Sa raison suffisante. Tout le « reste » (hors de l’Unité infinie, éternelle et non déterminée), la Manifestation, est détermination et contingence.
La Foi (non la croyance) est une des conséquences de cette illumination véritable.

En outre, l’intuition intellectuelle est l’outil, le talent indispensable à toute approche métaphysique – l’étude des Principes supra humains.
Bien différente de l’intuition « vulgaire », l’intuition intellectuelle autorise l’accès au domaine de l’Universel, aux « stations » spirituelles, lesquelles recèlent un trésor, c'est-à-dire une Connaissance d’ordre métaphysique.
Sujet fort complexe, qui mériterait une étude particulière à lui seul…

Précisons toutefois, afin d’ôter toute ambiguïté, que tout être doué d’intuition intellectuelle, et tout le monde ne l’est pas, loin s’en faut en ces temps de la fin, n’accède progressivement et laborieusement qu’à certaines Connaissances, celles qui précisément sont contenues de toute éternité dans « son Seigneur », c'est-à-dire dans la part de Dieu déterminée qualitativement qu’il contient, et inhérente à toute chose selon une ontologie propre.

Là est le distinguo entre les notions de « moi », l’ego, et le « Soi », la part divine.
Encore un sujet fort complexe, d’où découle l’illusion du libre arbitre notamment. En un mot, l’ego procure notamment à l’être qui en est doté l’illusion d’être autre chose qu’une possibilité divine, d’être détaché de Dieu, avec toutes les conséquences que cela engendre si l’on ne parvient pas à s’extraire (de cette illusion).
Nous pourrions revenir ultérieurement sur la notion de libre arbitre.

Aussi, il va de soi que Dieu existe préalablement au « big bang ». S’il a réellement eu lieu, il ne serait que l’effet d’une cause préalable, cette dernière ne pouvant jamais être prouvée ni identifiée par les outils de la science moderne, du fait qu’elle ne dispose pas des outils lui permettant d’investiguer au-delà de l’effet : le big bang justement.
Ajoutons que la Manifestation n’a pas d’age, que ce nous percevons comme l’Univers est indéfiniment plus ancien que les 15 milliards d’années prônées par les instruments de mesure. Comme précisé dans l’article précédent, toutes les conditions de la Manifestation ont leurs racines dans le non-Manifesté, l’Univers n’a pas de début temporel (dans le Temps) et sera manifesté perpétuellement, du fait de l’infinité de Dieu.

Dieu est éternel. Encore une fois, l’éternité, notion largement galvaudée et employée à tort et à travers, signifie l’absence de Temps, non la perpétuité.
Du non-Temps provient le Temps. C’est ainsi. Sinon, quelle serait la première cause temporelle de la première durée ?

Dieu, infini et éternel, « déroule » certains de Ses Possibles à travers la Manifestation universelle. C’est pourquoi l’Espace et le Temps sont indéfinis, c’est pourquoi la Manifestation n’aura jamais de fin : ainsi parle-t-on de Manifestation perpétuelle.

Mais cela ne signifie nullement que l’Univers dans sa totalité contienne Dieu. Cette vision panthéiste est à proscrire absolument. Dieu est infiniment plus que tout ce que contient l’Univers observable. Toute quantité est nulle au regard de l’infini qui ne peut s’entendre qu’en termes qualitatifs.

« Cependant, dieu souffrait énormément de l'absence de matière afin d'expérimenter l'ensemble des concepts. Et la matière fut !!! »
Akasha, qu’il soit permis de réitérer ici que Dieu ne souffre d’aucune absence de quoi que ce soit, étant donné son infinité et son Unité. Son Amour infini « Le pousse » à Se manifester à Lui-même (par le biais de réceptacles déterminés et qualifiés).
La « matière », entendue au sens moderne et réductif, est contenue en Principe en Dieu. Elle est un support à Sa manifestation, un des réceptacles de Possibilités divines.
Et tout est Possibilité divine ! Absolument Tout !

Enfin, laissons les religions pour ce qu’elles sont, à savoir des ponts entre l’humain et le divin, pour peu que leur message ne soit par trop altéré, par méconnaissance ou par volonté « d’orientation », pour ne pas dire de manipulation. Les religions ne présentent rien de purement métaphysique à leurs adeptes. Elles sont censées adapter (même si elles ne les comprennent pas) certaines Vérités éternelles (les Principes supra humains) à des conditions particulières de l’existence humaine, et ainsi présenter un message adapté à la mentalité propre à chaque époque, afin que quiconque souhaite s’ouvrir aux choses de Dieu puisse s’appuyer sur la part de Vérité contenue dans le dogme religieux. La Vérité est Une et en cela unifie tous les dogmes.
Chacun sait qui est la maître de « division ».
Se dévoilent aussi les hommes qui agissent dans le sens de l’écartèlement.

Pour autant, toutes les religions proviennent d’une même Source spirituelle et devraient s’y soumettre pour garder leur légitimité. « Connaissance Primordiale » est le terme qui revient le plus souvent en littérature pour désigner cette Source.
Il s’agit en fait de la Prophétie Adamique, le dépôt de Connaissance (de Vérité) inclus dans le Germe de notre Humanité Adamique.

A chacun de tirer ses conclusions au regard de l’état et de la réputation actuelle des religions.

Il est indispensable de « nettoyer » nombre de concepts et croyances erronés avant de s’investir dans le domaine métaphysique. La pollution voile la source lumineuse.

Ecrit entre 1935 et 1945 :
« En manière de conclusion, nous insistons encore sur l’extraordinaire puissance de suggestion, sans cesse croissante, du pouvoir de mensonge qui dominera entièrement le monde extérieur avant la fin du cycle. Nous savons qu’il y aura un moment où chacun, seul, privé » de tout contact matériel qui puisse l’aider dans sa résistance intérieure, devra trouver en lui-même, et en lui seul, le moyen d’adhérer fermement, par le centre même de son existence, au Seigneur de toute Vérité. Ce n’est pas là une image littéraire mais la description d’un état de choses qui n’est peut-être plus très éloigné. Puisse chacun s’y préparer et s’armer d’une telle rectitude intérieure que toutes les puissances d’illusion et de corruption soient sans force pour l’en faire dévier. Rien ne saurait mieux que l’œuvre de René Guénon faciliter aux Occidentaux cette préparation. »
Conclusion de « Les Secrets de la Tara Blanche » - Alexandre de Danann – Ed Archè Milano.

De plus, étant donné la proximité des temps de la Fin signifiée par l’inversion caractéristique et systématique des Valeurs, Foi (pensée et acte vivants), prière, Amour et « re-Connaissance » de Dieu par le « Seigneur » de chacun s’avèrent d’ors et déjà indispensables.

Kel Kun

akasha 16/12/2007 10:29

Quelle superbe discussion sur les origines !!! Kel Kun pourrais tu m'expliquer ce que tu entends par "intuition intellectuelle" ? Sinon, chapeau bas monsieur, superbe réflexion. Je souhaiterai juste ajouter un petit détail d'ordre spirituel.
Effectivement, je pense aussi que "dieu" existait antérieurement au big bang sous forme d'unité. Mais je pense que "dieu", omniscient, possédait tous les concepts sur tous les sujets pouvant ce conceptualiser dans l'unité. Cependant, dieu souffrait énormément de l'abscence de matière afin d'expérimenter l'ensemble des concepts. Et la matière fut !!!

Bon un peu simpliste comme explication certes, mais bien des fois, la solution est simple et c'est bien pour cela que nous ne la voyons pas.

Enfin, il me semble que personne de ce monde n'apportera de solution à cette vaste question posée sur ce blog (existence de dieu) car la religion, instaurée par les hommes depuis des millénaire, a tout intéret à écarter les hommes de la réalité car le bouleversement serait tel qu'il remettrait en question les dogmes de toutes les religions terrestres, l'humain a peur du changement, et ON nous maintient par de nombreux clivages, dans cette angoisse du changement.

Miteny 18/12/2007 12:59

Je crois bien que tu as raison. On nous ment et on nous manipule et les gens se laissent faire. C'est tragique.

Kel Kun 06/12/2007 12:33

DIEU OU NEANT !

Pourquoi une telle affirmation ?
Nous laisserons de côté, du moins en apparence, l’évidence que Dieu seul accorde la Foi à tel ou tel. Nous nous en tiendrons à certains aspects purement logiques permettant d’aborder cette question, sans aucun prosélytisme d’ordres religieux, social ou de convictions personnelles, les avis n’ayant pas lieu d’être lors d’une approche métaphysique. Cette neutralité pourrait permettre à certains, récalcitrants jusque là, de se dire que pour le moins, l’évidence d’un Dieu et d’un seul est « logique ». La douceur du « miel » qui pourrait naître de la relation générée entre la créature et l’Unique étant propre au Cœur de chacun, cette petite étude ne s’y attachera pas. Si Dieu le veut, un œil s’ouvrira… un seul suffirait pour que cet article aie sa raison d’être.

Pourquoi donc s’interroger sur ce point essentiel, et ne pas abandonner un tel choix dans le tournoiement d’une errance rationnelle, poétique, mystique ou scientifique ?
Parce que, justement, il n’y a pas d’autre choix, et que non seulement ce dernier soulève l’Interrogation Primordiale (Dieu ou néant ?), mais il s’affirme, entre tous, comme le plus essentiel et le plus ultime ! De lui dépend la suite, TOUTE la suite…

Comment « remonter antérieurement » à la première de toutes les Possibilités, comment se projeter au-delà de la suprême Non-Causalité ?
Dieu ou néant ?
Non-sens spirituel au domaine de l’Intellect où seul l’Unité EST, mur-limite et frontière pour une logique humaine que la Manifestation a rendue binaire ; concept chimérique puisque l’un des éléments, par définition, N’EST PAS.

Qui d’entre nous a osé affronter, en son propre sein, aux tréfonds de sa méditation, aux confins de son ego, la vision terrifiante de la Non-Existence absolue ?
Qui a perçu, Là, irrésistibles et éternelles, les racines de l’Infini ?

Cette question relève-t-elle de la science contemporaine, de la croyance, de la Connaissance (Métaphysique), ou de la Foi ?

La Foi, justement, est bien plus que la simple croyance en un Dieu quelconque, mais bien l’obéissance du Serviteur teintée de crainte (respect) et de certitude dans les Commandements Divins (les Lois, émanations manifestes de Sa Volonté), et la conviction sans faille de la perfection de leur bien fondé et de leur aboutissement final, et ce, quelques soient les apparences vécues par le Serviteur. La balance capable de peser (mesurer) ainsi la nature des « cœurs » ne peut-être constituée d’électronique, mais point n’est besoin d’insister davantage sur ce point.

Si l’on se réfère aux hypothèses émises par la science moderne et profane, notre Univers serait le produit d’une colossale explosion originelle nommée Big Bang. Il ne s’agit pas, ici, d’affirmer ou de nier la véracité d’un tel postulat, mais « d’envisager » en des termes purement métalogiques ce qui, sublime Avènement, précède cet « événement » et lui pré-Existe de tous temps, ou, pour être plus précis, lui est antérieur en dehors de toute notion de Temps.

Commençons par étudier la possibilité néantique. Qu’est-ce donc que le néant ? Qu’est-ce que l’Absence ? Tâche ardue que vouloir définir une « non-affirmation » ! « Moins que rien » pourrait-on affirmer, car même rien est encore quelque chose, quelque chose assimilable à l’idée que l’on peut se faire d’un espace empli d’un vide parfait par exemple, d’autant que ce vide est Energie… Or, bien qu’il n’y ait là rien à analyser de sensible, de visible ou palpable, et bien que l’on y puisse s’immerger, un tel vide baignerait malgré tout dans un espace qui le contiendrait. En apparence, cet espace vide nous renvoie à l’image d’un contenant sans contenu. Est-ce seulement possible ? Non, étant entendu que l’Espace, seul, est déjà quelque chose, que nous nommons Cosmos, réalité manifestée d’une possibilité, réservoir indéfini de formes et de dimensions, réceptacle de la Quantité et de la diversité conditionnée par le processus qualificateur. L’Espace se lie et s’enchevêtre avec le Temps (support de la Causalité) qui, quant à lui, autorise l’existentialisation de toutes les transformations, qu’elles soient quantitatives ou qualitatives (d’où, par analogie inverse, le lien qui unit la « Totalité » absolue à l’Eternité), ce que ne permettrait pas un Espace sans Temps.

Est-il possible, dans ce cas, de définir moins que « rien » ? Par une affirmation, certes non, par une négation, peut-être : celle qui le définit comme une non-possibilité « absolue », Le Non-Possible définitif et parfait, ontologiquement, le seul en fait, car définitivement distingué du sens de probabilité ou d’éventualité, c'est-à-dire n’ayant aucune filiation avec le principe d’émergence.

C’est pourquoi le néant, en tant que pure impossibilité, cède éternellement face à l’Infini qui « devient » Nécessaire, La Nécessité absolue et inconditionnée ; c’est pourquoi aussi, en tant que parfait contraire de l’Infini, le néant (en supposant qu’il puisse être rendu manifeste) s’auto réduirait infiniment au point de se détruire totalement et de ne plus représenter la plus infime des possibilités ; c’est pourquoi, enfin, la « nature » de non possible intrinsèque au néant et caractérisée par la négation absolue, « enfante », si l’on peut s’exprimer ainsi, de la Possibilité Totale. Le non-possible qualifie éternellement le néant, comme le Possible des possibles qualifie éternellement l’Existant.
Ainsi, à travers une analogie qu’il serait bon de traiter, l’athéisme pur, qui est à l’Esprit humain ce que le néant est à l’infinité de Dieu est lui aussi une non-possibilité. L’athéisme est toujours relatif, jamais définitif, n’en déplaise aux athées eux-mêmes.

C’est pourquoi, encore, le néant n’ayant pour ainsi dire jamais pu être, ni la moindre chose, ni à quelque moment que ce soit, l’Infini émerge spontanément, de toute Eternité (c'est-à-dire hors du Temps), rendu indispensable, nécessaire, évident, sans limite d’aucune sorte ni, et c’est important, sans début aucun… Le néant n’ayant pas même émergé une infime fraction de temps, n’a pas non plus de fin. Ainsi, l’Infini, DIEU, EST SANS CAUSE, SANS DEBUT NI FIN…
Eternel donc !

Par analogie avec la distinction effectuée plus haut entre vide et néant, il faut se garder de confondre perpétuité et éternité. La perpétuité symbolise le temps dans sa durée indéfinie, que ce soit dans le passé, le futur, voire même le présent qui, reflet de l’Eternité, est également indéfinissable. L’éternité tout au contraire est l’absence totale de temps. Cela se comprend pour Dieu car étant infini, Il n’évolue pas, ne subit pas de transformations (tout à la fois possibles grâce au temps et génératrices de temps), n’enregistre ni perte, ni ajout ; Il n’entretient aucune relation avec autre chose que Lui-même. Par conséquent, Dieu est hors du temps, donc éternel. Précisons que l’état de Dieu dont il est ici question est « l’état central », le noyau si l’on peut s’exprimer ainsi ; l’état le plus « profond » de Dieu, dans lequel Il est Un, donc Infini, et en lequel Il inclut en un macrocosme unifié toutes les possibilités sans que celles-ci y soient de quelque façon différenciées, déterminées, qualifiées ni quantifiées.

Par principe, rien ne pouvant être issu du néant, la nature de l’Univers avant l’explosion originelle (en admettant la véracité de cette hypothèse, et en définitive, quelle que fut le procédé ayant engendré la Manifestation de l’Univers tangible) doit son existence à une Source antérieure, préexistante. Or, il apparaît que ce qui est antérieur à ce supposé Big Bang n’est ni concevable, ni abordable par les moyens d’investigation de la science profane et destructrice (de l’Unité, vive les spécialistes !), l’objet d’une telle étude demeurant irrémédiablement hors de portée des instruments et moyens scientifiques modernes, pour la raison que le domaine de la Spiritualité pure (domaine non mental et propre à l’Intellect) échappe de façon définitive à n’importe lesquels des instruments de quantification et autres modèles mathématiques.

Tout ne se mesure pas, en effet, grâce aux nombres : vertus, talents, intellect ou intelligence spirituelle (esprit de synthèse oint de supra-logique, à distinguer encore une fois du mental raisonnable et rationnel armé d’une hache analytique pour dissection de l’Unité), qualifications inhérentes à toutes créatures vivantes (diversité véritable à distinguer de la seule multiplicité), tout cela et bien d’autres choses qu’il serait fastidieux, pour ne pas dire impossible d’énumérer en totalité, tout cela donc se mesure selon des Lois et Principes divins tels que Justice, Rétribution, Amour, Grâce, Don de la Foi (Illumination première), Intuition Intellectuelle (à ne pas confondre avec les intuitions « vulgaires »)…

Non pas que les conditions présentes au moment d’un supposé Big Bang ne puissent être étudiées, car leurs contingences globales et fondamentales sont similaires à celles d’aujourd’hui, à savoir qu’il y avait « matière », Temps Espace pour respectivement, contenir (autoriser toutes formes), qualifier (individualiser, personnaliser, transformer) et quantifier (identifier, multiplier) certains possibles issus de l’Infini, mais plutôt que l’Origine véritable de ces trois contingences principales échappe (dans sa globale Unité) définitivement aux outils de mesure modernes, présents et futurs.

Aussi pouvons-nous remonter au delà d’un supposé Big Bang en concevant soit qu’une pré–matière lui « est » perpétuellement préexistante, soit qu’une indéfinité de Big Bang successifs est le fruit d’une répétition indéfinie du phénomène de contraction–expansion de l’Univers. Dans ce cas, ces deux hypothèses ne résolvent en rien la question de l’origine suprême de notre Univers car elles ne satisfont ni notre soif d’un début sans cause, ni le principe de la Causalité propre à toute existence manifestée. Si l’on considère le néant comme étant à l’origine de toutes choses, alors seul le Tout qui en émerge spontanément est à même de satisfaire la pensée temporelle, sauf qu’en pareil cas, cette idée défie la plus élémentaire des logiques, car, du néant, ou plutôt de l’idée de néant, ne pouvant être nommé que ce qui contient la moindre parcelle de réalité (possibilité), rien ne peut naître du fait que lui-même (le néant) n’est pour ainsi dire qu’une pure abstraction idéatoire.

Trois questions défient maintenant notre mental : d’où proviennent le Temps, la Matière et l’Espace ?
Ainsi que notre composition organique faite à 80% d’eau nous oblige à nous désaltérer, les conditions temporelles qui régissent la condition humaine ne nous permettent pas de comprendre (de façon rationnelle et matérialiste) qu’un phénomène temporel puisse avoir été engendré par ce qui échappe totalement au Temps.
De même, faits d’atomes à l’instar de l’Univers spatial (dimensionné) dans lequel nous sommes immergés, notre mental n’est pas apte à envisager l’éruption de toute « matière » à partir de ce qui est principiellement immatériel (l’image la plus compréhensible serait celle de l’objet jaillissant de l’idée).
Enfin, d’où proviennent ces milliards d’années-lumière d’espace qui nous entourent ? L’espace a-t-il toujours existé ? Est-il antérieur à la lumière ? Est-il élastique, s’agrandit-il au fur et à mesure que la lumière le parcourt, l’étire, et par conséquent le définit, le délimite ? Si tel est le cas, à l’intérieur de quoi s’accroît-il ? Qu’y a-t-il au-delà de cette limite ? En d’autres termes, deux questions concernent ici l’espace : est-il infini et quelle est son origine ?

Précisons en aparté qu’au sein des contingences de la Manifestation et lorsqu’on tente de remonter indéfiniment dans le passé universel, les limites de la causalité s’expriment clairement lorsqu’il s’agit de définir la toute première cause, celle par quoi tout le processus manifesté dans le temps et l’espace a découlé jusqu’à nos jours. Cette cause première n’existe pas en Manifestation, pour la simple raison qu’au vu des possibilités totales qu’elle devrait posséder, elle serait la manifestation dès « le début » (commencement imaginaire, et issu de quoi encore une fois) de la possibilité manifestatoire totale et accomplie. Dit autrement, pour manifester le début, il faut connaître la fin ! Ce qui est juste, mais uniquement parce que le Manifestant est positionné hors de Sa Manifestation, ou pour être plus précis, parce que Dieu étant infiniment plus que toute Manifestation, le procédé par lequel une Possibilité revêt l’habit existentiel se situe justement hors des limites et contingences inhérentes à toute chose manifestée.

Ce non-sens, cet illogisme radical pour la raison rationalisante (orgueil trompeur cher au ratiocinant) met à mal, et disons-le, achève les théories darwinistes et évolutionnistes, étant entendu que le moins ne saurait contenir le plus, et qu’en ce cas précis, la Manifestation totale n’aurait pu se transformer d’un iota depuis un commencement qui ne cesserait de l’être, anéantissant par là-même toute possibilité de changement, de Temps et de la moindre transformation, autant de moteurs en réalité de la Manifestation. Cette question aurait du soulever au sein de la communauté scientifique un intérêt suffisant pour que celle-ci oriente ses recherches vers une direction pas moins qu’opposée (à l’évolutionnisme darwinien), ce qui lui aurait permis d’aborder de front une solution que seule est capable d’offrir une réflexion métaphysique (mais l’humilité pas plus que l’esprit d’ouverture ne font partie de la mentalité universitaire moderne).

Laquelle Métaphysique assure que la Causalité primordiale, la Cause (principielle et non manifestée) des causes (contingentes et manifestées) réside en Principe, éternellement, et non dans la Manifestation temporelle. Ainsi, rompant avec l’impossible résolution du problème soulevé par la recherche indéfinie de la cause première (et imaginaire tant qu’on la cherche dans le manifesté), transparaît clairement l’évidence de « l’apparition spontanée », n’en déplaise à l’étroitesse de vue inhérente à la raison rationalisante, celle-là même qui bute sans cesse et sans espoir d’issue sur l’incompréhension fondamentale de l’origine de toute chose. Précisons par ailleurs que « l’apparition spontanée » par quoi l’ensemble du processus manifestatoire universel « a commencé », n’est que la première conséquence de la Manifestation perpétuelle qui s’étend jusqu’à nos jours, et au-delà pour un Temps indéfini, pour la raison que Dieu seul en connaît la fin, finalité serait plus juste, c'est-à-dire que Lui seul détient la parfaite Connaissance de la Quantité et de la Qualité propres à toute chose. Car toute chose autre que Lui-même procède du fini, non de l’Infini, y compris l’indéfini, qu’il soit qualifié ou quantifié.

La Tradition musulmane rapporte une discussion qu’aurait eue Marie avec Joseph qui montre à quel point Marie avait conscience de la transcendance de sa grossesse :
« Lorsque Marie devint enceinte, le premier qui s’aperçut de cette grossesse fut son compagnon, Joseph. Quand il vit son état, il fut scandalisé, horrifié et peiné ; il ne savait comment se l’expliquer. Dès qu’il voulait la soupçonner, il se rappelait sa vertu et sa présence continuelle à côté de lui. Mais chaque fois qu’il cherchait à l’innocenter, il considérait son état. Lorsque, ne pouvant plus contenir sa peine, il lui parla, sa première parole fut de l’interroger : « Il m’est survenu à ton sujet une pensée que j’ai voulu étouffer et taire ; je n’y ai point réussi. Et j’ai estimé que le fait de t’en parler soulagerait mon cœur. » « Parle donc, dit-elle, et tiens-moi un bon propos ! » « Je ne veux point en tenir d’autre, reprit-il. Mais dis-moi ! Un blé peut-il pousser sans semence ? » « Oui ! » répondit Marie. « Et un arbre, peut-il croître sans pluie ? » « Oui ! » fit-elle. « Et un enfant, demanda-t-il encore, peut-il être conçu sans père ? » « Oui ! répondit enfin Marie. Ne sais-tu pas que Dieu, quand il a créé le blé, Il le fit pousser sans semence, car la semence vient elle-même du blé ? Ne sais-tu pas aussi que Dieu créa les arbres sans la pluie et que, par la même puissance, Il fit la pluie pour vivifier les arbres, après avoir créé les deux séparément ? Ou bien diras-tu que Dieu n’a pu faire pousser les arbres sans le secours de la pluie ! Sans la pluie, Il n’aurait donc pu faire croître les arbres ? » « Non, répondit Joseph, je ne dis point cela ; mais je sais plutôt que Dieu crée tout ce qu’Il veut, Il lui suffit de dire ‘Sois !’ et une chose est. » « Ne sais-tu pas, continua Marie, que Dieu créa Adam et Eve sans le secours d’un homme et d’une femme ? » Il répondit : « Si, bien sûr ! » Lorsque Marie eut dit cela, Joseph comprit que son état résultait d’une Intervention divine et qu’il ne pourrait l’interroger plus à ce sujet, car il constata qu’elle tenait à garder le secret. »
Extrait de « Jésus dans la tradition soufie » de Faouzi Skali – Editions Albin Michel Spiritualité (p 86).
C’est ainsi que pour résoudre une question de comptoir, l’on peut dire que la poule est antérieure à l’œuf en manifestation (ordre d’apparition terrestre), et que l’œuf est antérieur à la poule en principe.

Revenons-en à l’espace : ici comme ailleurs, tout est affaire de principes. D’une part, l’espace au sein duquel notre Univers évolue et se transforme dans le temps n’est pas infini mais indéfini, étant convenu que Ce qui l’a engendré le contient, l’englobe et le délimite ; d’autre part, il est né de conditions non spatiales.
L’espace est Indéfini et non infini car il ne contient pas tout. Le corps humain, par exemple, par sa forme est soumis aux conditions spatiales et l’espace le contient. Mais les attributs de l’homme ne sont pas tous spatiaux. Ainsi sont les sentiments, la pensée, la conscience, l’amour, l’imagination, les liens avec l’âme et le divin etc… tout ce dont les contingences propres échappent aux lois spatiales tout en interagissant avec ces dernières. Toute chose est UNE, et il n’est point de séparation du corps, de l’âme et de l’esprit que, sous des modalités diverses selon les genres, habitent toutes les formes, du minéral à l’humain.

Ainsi peut-on penser à une personne sans être à ses côtés, tout comme l’on peut s’imaginer aux abords d’une quelconque galaxie sans s’y rendre. D’autre part, par analogie avec l’être humain qui n’a pas son origine (terrestre) en lui-même, mais la tient de ses parents génétiques (pour ne parler que des contingences organiques sans se pencher sur l’essentiel qui est sa source divine), l’espace ne s’est pas auto généré, mais provient d’un principe qui le contient et le transcende à la fois. Et il en va de même pour le temps et la matière qui proviennent de matrices qui non seulement sont différentes en cela qu’elles sont plus, beaucoup plus, mais englobent tous leurs potentiels manifestés (réalisés) ou non.

Nous voici donc réduits à deux hypothèses, à savoir que le temps, l’espace et la matière originelle ne peuvent avoir comme origine suprême et aussi loin que l’on remonte que l’une de ces deux sources:
1/ le concept du néant
2/ Dieu
Revenons-en à la notion de néant. Il ne peut exister ni en principe, et conséquemment ni en manifestation, car il ne symbolise aucun principe divin et Dieu contient l’infinité des principes. De plus, aucun principe divin ne saurait être totalement autre qu’une possibilité de Dieu, aussi infime soit-elle, donc ne saurait être autrement que qualifié par Dieu, car les possibles infinis (en leurs qualités) ne se distinguent pas par leur quantité, mais par leurs attributs de nature, leurs qualifications. Toute détermination (particulière) ne saurait être dupliquée, car ce serait nier et abolir la détermination première (anéantir le moule), et par là-même, rendre impossible tout unité, principe et germe de toute quantité (qualifiée). Comme le Un contient tous les nombres, l’Unité (divine) englobe la multiplicité potentielle. Le nombre est un raccourci permettant de définir ce qui ne l’est pas du point de vue qualitatif. La multiplicité est une illusion bien réelle afin que l’individu distingué puisse se croire autre chose et en dehors de l’Essence Une et primordiale. En outre, cela signifierait que le Créateur disparaîtrait lors de sa création, celle-ci étant rendue impossible par la disparition de son Créateur… cause détruite par son propre effet !

La Qualité est ontologiquement antérieure à la Quantité, et non l’inverse ; la Connaissance fait partie intégrante de la Personnalité avant même d’être distinguée comme potentialité. Il n’existe en vérité qu’une seule quantité : « le UN ». Or, UN est de toute Eternité, car l’Infinité (des possibles) qu’il contient est définitivement personnalisée par l’Unicité absolue de Dieu.

En qualifiant, on détermine ; en déterminant, on quantifie.

Les virtualités contenues dans les principes ne se manifestent pas directement car leur soudaine absence générerait un néant dans le principe même qui les comporte et les justifie. Les virtualités se revêtent de l’habit de la manifestation et deviennent alors des potentialités. Ici s’enclenche le « processus » de la Manifestation dont la Justification est l’Amour infini de Dieu… pour Lui-même ! Amour pour Lui auquel nous sommes conviés à participer, là où nos egos, ondoyant sur leurs orbites créaturelles et par la grâce qu’il leur a été donné de se croire quelque chose, par l’illusion de nature qui leur permet de s’affirmer extérieurs à L’Un, par l’orgueil, cet instinct de survie, ce berger de l’abîme qui les chemine vers le puit des souffrances, là où nos egos s’affirment, brillent, résistent puis chancellent sous les flammes de l’éloignement, pour se fondre à nouveau en une agonie salvatrice et par amour volontaire au Sein de l’Unité du Père. N’est-on pas prêt à mourir pour ce que l’on aime le plus ?

En faisant abstraction de l’illogisme radical du postulat d’une part, de l’existence du néant, d’autre part de la perpétuité temporelle d’une sorte de « materia prima » auto générée par le plus impossible des processus, ce dernier faisant aussi appel à la préexistence du néant d’où cette « matière » proviendrait et de quoi elle apparaîtrait spontanément, donc même en ne tenant aucun compte de tout cela, il faudrait admettre pour rester intelligible que soit le néant, soit la « materia prima », soit les deux à la fois sont infinis, ce qui est encore « plus impossible », si l’on peut s’exprimer en ces termes, car la condition première inhérente à l’infinité est l’Unicité.

Un néant infini, en voila une belle idée !
Une quantité infinie ? Jamais déterminée par nature, jamais fixée en principe, est-ce seulement intelligible ? Par nature, par définition, une telle notion n’a et n’aura jamais aucun pouvoir d’existence.

Quant à la matière, qui a prouvé qu’elle contenait et englobait toutes choses, y compris la pensée, le rêve, l’imagination, les potentiels spirituels etc. ? Ce que nous nommons matière est support pour la Pensée et s’en imprègne sans la générer ; elle se pare d’une forme (distinction) relative à ce qui est déterminé sans qu’aucune détermination (qualification) soit de son propre fait, elle est le Connu extériorisé par le Connaissant, sans être, ni manifester la Totalité du Connaissant… Elle est, car de toute éternité (définitivement antérieure) existe l’Etre Suprême qui l’a pensée (qui la contient comme possibilité et la manifeste perpétuellement). Cet Ëtre est le Vivant, Celui qui Se manifeste sous l’apparence de la Vie.

Ce que nous percevons comme « matière » est un prolongement sensible de la Pensée.

Première conclusion : l’idée de néant symbolise l’impossibilité pure, la parfaite impossibilité, le non-possible absolu. Néant, qui à l’évocation se nie lui-même (par la dénomination), car le nommer, c’est le détruire, et l’affirmer c’est l’anéantir. Jaillit alors son inverse, la Possibilité infinie ou l’infinité des possibles : Dieu, qui par absolue Nécessité s’engouffre en permanence, en un présent perpétuel (le non-temps, l’Eternité) en cet « espace de possibilité » comme unique et éternelle Evidence !

Dieu l’Unique, l’Eternel, l’Absolu, l’Incréé, l’Indéterminé, l’Infini, la Vérité, la seule Réalité, la Cause des causes, le Principe des principes, l’Unique Existant, Le sans Cause (car s’Il en avait une, Il ne serait pas infini), et enfin, Justification de toute chose au travers de l’Amour Infini.

Nous reconnaissons aussi que le Temps a son origine dans l’éternité car elle est un état et un attribut de Dieu ; que la matière manifestée est issue de son principe immatériel et non manifesté qui « réside » éternellement en Dieu ; que l’espace provient de ce qui, aujourd’hui comme depuis qu’il est, en délimite son indéfinité, à savoir la condition non spatiale qui est une parmi l’infinité des possibilités de Dieu. Et comme pour ce choix le néant a guidé nos pas, c’est de Dieu que tout provient, car en toute logique, il n’y a pour l’Intelligence (le Cœur) pas d’autre choix.

Annexes

Prendre en compte une volonté derrière la naissance de l'Univers revient à accepter l'idée de Dieu, quelques soient la nature et le nom que chacun pourra Lui attribuer. Pourquoi l’idée, puis la croyance, premier pas vers la Foi en un Dieu unique, se manifestent chez certains et non chez d’autres, cela est et restera lumineux en Dieu seul. Croire ou ne pas croire ? Parce que Dieu est incompréhensible, la croyance s’oppose-t-elle à la raison ? Y a-t-il au contraire de bonnes raisons de croire ? Qui n’a pas vécu le sens de la Croix n’a pas saisi le but de sa vie. Existe-t-il un quelconque avantage à refuser de croire ?
Ainsi résumé le pari de Blaise Pascal : que l’on soit dans la Foi ou que l’on n’y soit pas, si Dieu existe, l’un a tout gagné et n’a rien perdu, l’autre n’a rien gagné et a tout perdu ; si Dieu n’existe pas, l’un et l’autre n’ont rien gagné ni rien perdu. Dans les deux cas, gageons que Dieu est, car il n’y a rien à y perdre et tout à y gagner.
En quelque sorte, l’infinité réalisée n’est concevable que dans l’éternité, non dans notre Univers temporel. Cette « Pensées » de Blaise Pascal (1623 - 1662) :
« Nous connaissons qu’il y a un infini et ignorons sa nature. Comme nous savons qu’il est faux que les nombres soient finis, donc il est vrai qu’il y a un infini en nombre. Mais nous ne savons ce qu’il est : il est faux qu’il soit pair, il est faux qu’il soit impair ; car, en ajoutant l’unité, il ne change point de nature ; cependant, c’est un nombre et tout nombre est pair ou impair (il est vrai que cela s’entend de tout nombre fini). Ainsi on peut bien connaître qu’il y a un Dieu sans savoir ce qu’Il est ».
A tort, Blaise Pascal ne fait pas de distinction entre la notion d’infini et celle d’indéfini qui s’impose ici, vu l’évidente relativité des nombres face à l’Infinité de la Personnalité divine, Synthèse des Possibles infinis. Si le domaine des nombres relevait de l’infini, il engloberait Dieu et Ses Vertus, ce qui n’est pas concevable, Dieu ne se résumant pas à la seule Quantité infinie, et sachant que toute quantification dépend ontologiquement du processus de Qualification auquel il est subordonné, processus échappant, de plus, totalement à tout empirisme quantificateur. Il y a donc lieu de remplacer le terme « infini » par celui d’« indéfini » lorsqu’il s’agit des nombres, et de conclure, sans altérer la pensée de l’auteur par : « … Ainsi on peut bien connaître qu’il y a un Dieu « infini » sans savoir ce qu’Il est »…

Enfin, terminons en compagnie de celui qui est considéré comme le plus grand des Maîtres du monde arabe, « al Shaykh al-akbar », Mohyiddîn Ibn’Arabi (1165/1240), dont il peut-être bénéfique d’extraire de son œuvre considérable ces quelques propos qui, à n’en pas douter, peuvent se rapporter à notre sujet (extrait p. 121-122 de L’Alchimie du Bonheur Parfait, traduit et commenté par Stéphane Ruspoli, éditions Berg International) :

« …Quant à son camarade, le théoricien, il ne sait rien de tout cela, étant donné qu’il s’agit d’un enseignement prophétique, non d’une réflexion théorique. Ce théoricien est aliéné sous l’empire de sa réflexion. Or, la réflexion n’a pas d’autre domaine où s’exercer que son champ d’investigation propre, et c’est un simple moyen de connaissance parmi bien d’autres. En effet, à chaque faculté correspond un champ d’investigation restreint qu’il ne saurait franchir. Aussitôt que cette faculté franchit les limites de son domaine spécifique, elle tombe dans l’erreur et se fourvoie. Ce faisant, elle dévie complètement de sa « voie droite ». La perception visionnaire détecte fort bien sur quel écueil trébuchent les preuves rationnelles. C’est tout simplement qu’elles sortent de leurs propres limites. Au vrai, les intellects ratiocinants qui se fourvoient sont égarés par leurs propres réflexions. Celles-ci les égarent pour qu’ils se donnent libre carrière hors de leurs limites, et c’est ce vagabondage qui amène les ratiocinateurs à juger arbitrairement sans compétence et à s’employer hors de leur champ propre, cela afin de bien mettre en évidence la faveur de certains par rapport à d’autres. Car en vérité, la faveur se manifeste dans le monde pour que l’on sache que Dieu est plein de sollicitude à l’égard de certains de ses serviteurs, tandis qu’Il en délaisse d’autres ; pour que l’on sache en outre que la possibilité de chacun a sa limite, et qu’enfin la supériorité que Dieu accorde à qui Lui plaît est une distinction personnelle liée à telle faculté spirituelle agréable à Dieu, l’Omniscient, le Tout-Puissant ».

Miteny 06/12/2007 17:53

Voilà un commentaire bien long !Pour prouver que je l’ai lu (en moins en partie), en voici quelques phrases qui me plaisent bien (parmi d’autres) : « mais l’humilité pas plus que l’esprit d’ouverture ne font partie de la mentalité universitaire moderne. » (elle mérite d’être en gras celle-là). « Ce que nous percevons comme « matière » est un prolongement sensible de la Pensée. » « Qu’enfin la supériorité que Dieu accorde à qui Lui plaît est une distinction personnelle liée à telle faculté spirituelle agréable à Dieu, l’Omniscient, le Tout-Puissant. »

B. 05/12/2007 05:43

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